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Iran: l’Espagne et la Russie critiquent les «ultimatums» de Washington

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Les ministres des Affaires étrangères espagnol et russe ont critiqué mardi la politique américaine de sanctions contre l'Iran, fustigeant les «ultimatums» posés selon eux par l'administration de Donald Trump.

Washington a terminé lundi de rétablir toutes les sanctions levées après la signature en mai de l'accord de 2015.

Seuls huit pays sont encore autorisés, par Washington, à continuer d'acheter du pétrole à l'Iran pendant encore six mois au moins: la Chine, l'Inde et la Turquie (les premiers importateurs de brut iranien avec l'Union européenne), ainsi que le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce.

En vertu des sanctions de Washington, les pays et entreprises étrangères qui veulent garder accès au marché américain doivent cesser de commercer avec Téhéran.

«Poursuivre une politique basée sur des ultimatums et des exigences unilatérales, bien sûr, à notre époque est difficilement admissible», a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à Madrid, après avoir rencontré son homologue espagnol Josep Borrell.

Les sanctions contre l'Iran «sont absolument illégitimes. Elles sont appliquées en violation flagrante de la décision du Conseil de sécurité des Nations unies. Et les formes sous lesquelles ces mesures sont annoncées et mises en oeuvre ne peuvent que susciter une profonde déception», a ajouté M. Lavrov.

«Je suis d'accord avec le ministre Lavrov pour rejeter tout type de position qui ressemble à un ultimatum, de la part de qui que ce soit et aussi de la part des États-Unis», a de son côté déclaré Josep Borrell.

«Cette idée de +Vous êtes avec moi ou vous êtes contre moi+ appartient à une autre époque», a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov a en outre rejeté une nouvelle fois toutes les accusations d'interférences russes dans des élections à l'étranger, le jour d'un scrutin législatif de mi-mandat crucial aux États-Unis.

«Toutes ces accusations sont vaines, fausses», a assuré M. Lavrov. «Il n'y a aucune intervention de la part de la Russie dans les élections d'aujourd'hui».

Source : AFP

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