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Chiites au Nigeria : les coups de feu dans les têtes, les dos, etc. prouvent que les autorités voulaient tuer

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Le massacre des chiites du Nigéria se poursuit alors que personne n’en parle. Il y a quelques jours une dizaine de nigériens sont mort en martyr alors qu’ils participaient à la marche d’Arbaiin à Abuja.

Comme chaque année l’Arbain de l’imam AL-Hussein (p) est marqué par le sang au Nigéria. Les chiites nigériens sont oppressés par l’armée et la police et sont interdits de célébrer leurs rituels religieux. Entre le 27 octobre 2018 et le 30 octobre 2018, l’armée et de la police nigériennes, sous l’ordre du président nigérien Buhari, ont brutalement massacré plus de 60 personnes qui célébraient le rituel religieux annuel d’Arbain qui marque le 40e jour de la mort en martyr de l’Imam Hossein (P) descendant du Prophète Mohamad (P). Pour l’occasion une marche comprenant des femmes et des enfants d’Abuja et de ses environs avait été organisée.

Deji Adeyanju, un militant chrétien bien connu, était présent à la marche d'Arbaiin du 29 octobre. Il a décrit au site Al-Ahed News ce qu’il a vu, «l'armée et la police nigériennes avaient commencé à tirer sur des civils sans armes et sans défense».

Selon le directeur d'Amnesty International au Nigéria, Osai Ojigho, la police et l’armée nigériennes ont ouvert le feu en direction des civils non armés, rassemblés pour célébrer l’Arbaiin. Des dizaines de personnes ont été touchées, les balles ont visées différentes parties du corps -la tête, le cou, le dos, la poitrine, les épaules, les jambes, les bras - et certains civils ont même été touchés plusieurs fois. «Cela montre clairement que les soldats et la police n’étaient pas venus pour rétablir l'ordre public, mais pour tuer». A-t-il ajouté.

Des sources ont déclaré à Al-Ahed News que l’armée nigérienne avait défilé sans vergogne avec cinq enfants qu'elle avait auparavant capturé à Abuja, catapultés contre les fusils AK47, de l’armée nigérienne.

Une enquête menée par Amnesty International a montré que le recours excessif à la force par des soldats et des policiers a provoqué l’homicide d’au moins 45 sympathisants du Mouvement islamique du Nigeria (MIN) en deux jours. Amnesty International dispose d’éléments montrant que l’armée a employé des armes à feu automatiques durant la manifestation de lundi 29, lors de laquelle au moins 122 manifestants ont été touchés par balle. Des centaines de personnes ont été emprisonnées, accusés de « terrorisme » pour avoir participé à un rituel religieux.

Ce massacre n’est pas le premier perpétré par l’armée nigérienne, entre le 12 et le 14 décembre 2015, au moins 400 personnes, partisans du mouvement islamique chiite du Nigeria (MIN), ont été brutalement massacrés à Zaria, par l’armée nigérienne lors de l’assaut menée contre dans la Hussainiyya, et le complexe résidentiel de cheikh Ibraheem Yaqoub Zakzaky, le chef du mouvement chiite accusé d’être un allié de l’Iran. Suite à cette agression le chef du mouvement ainsi que sa femme ont été enlevés, alors qu’ils étaient gravement blessés. Leurs fils ont été massacrés devant leurs yeux lors de l’agression. Bien que cheikh Zakzaky a été officiellement absous par la Haute Cour de Nigeria, mais il n'a toujours pas été dans les faits remis en liberté. Cheikh Zakzaky aurait également été ciblé par le mouvement terroriste de Boko Haram situé au Nigéria.

Décrivant le massacre de Zaria Amnesty international a souligné sans son rapport qu’«il est clair que l’armée a non seulement recouru à une force illégale et excessive contre des hommes, des femmes et des enfants, tuant illégalement des centaines de personnes, mais également déployé des efforts considérables pour dissimuler ses crimes».

Le ministre nigérien de la Défense, avait nié toute accusation contre l’armée et la police, selon lui «seulement 3 chiites ont été tués» lors des évènements du 29 octobre. Il faut noter que le président nigérien s’était jeté dans les bars de l’Arabie saoudite et entretiens des relations étroites avec le prince héritier Mohamad bin Salman qui avait promis de mettre un terme à l’influence iranienne en Afrique. La percé wahhabite au Niger a commencé dans les années 1980 et se poursuit jusqu’à présent, l'armée nigériane reste en grande partie dépendant des réseaux de lobbying pro wahhabite. L’Arabie déploie de nombreux efforts dans ce sens.

Source : French.alahednews

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