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Discours de sayed Nasrallah à l’occasion de la victoire divine

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Au nom de Dieu

Chers frères et sœurs, ce jour de votre victoire historique et divine est béni pour le Liban et pour les peuples de la région, ainsi que pour l’ensemble de la oumma, car il a permis de remporter une victoire qui a changé les équations.

Je voudrais commencer par remercier Dieu qui nous a donné sa bénédiction et a fait pleuvoir sur nous ses bienfaits. Je voudrais ensuite saluer  tous ceux qui ont fait cette victoire ou y ont participé, les hommes de la résistance,, l’armée, les forces de l’ordre, les différentes factions palestiniennes, les martyrs, les blessés, les otages, leurs familles, les déplacés patients et qui n’ont pas ménagé leurs souffrances et leurs sacrifices, les présidents anciens et actuels, les commandements religieux, politiques, militaires, sécuritaires, les partis, les forces, les courants, les organisations, les associations, les médias et toutes les personnes de bonne volonté au Liban, dans le monde arabo-musulman et dans le monde entier. Un merci particulier à ceux qui se sont tenus à nos côtés avec force pendant cette guerre, la République islamique d’Iran et la République arabe syrienne pour leur position historique à nos côtés.

Chers frères et sœurs, je suis passé rapidement sur les remerciements pour pouvoir développer certains sujets. Nous tenons aujourd’hui à célébrer cette victoire qui remonte à 12 ans, tout comme nous célèbrerons dimanche prochain  à Hermel le premier anniversaire de la «seconde libération» contre les groupes terroristes et takfiristes. Ce qui se passe depuis sept ans, c’est une guerre de juillet 2006 à l’échelle de la région, qui veut atteindre les mêmes objectifs que ceux qui étaient dessinés pour cette guerre. Comme nous sortis victorieux en 2006, nous sortirons bientôt victorieux de cette grande guerre déclenchée contre la région et l’axe de la résistance et nous célébrerons cette victoire prochainement inchallah. En insistant sur la célébration des victoires, nous cherchons à consolider celles-ci et à les introduire dans l’inconscient collectif et dans notre culture pour ouvrir de nouveaux horizons et donner de l’espoir face aux campagnes qui visent à répandre le désespoir et le sentiment d’impuissance. Nous voulons aussi, en plus des remerciements, permettre de tirer les leçons du passé pour améliorer les éléments de force.

Comme je vais prendre la parole dimanche prochain, je me contenterai aujourd’hui de parler de la guerre de juillet et de la situation régionale. Je prononcerai quelques mots sur la situation interne et je complèterai le sujet dans mon prochain discours.

Si on revient à 2006, on se souvient  qu’il y avait alors un grand projet américain mené à l’époque par George W Bush et son administration qui avait commencé par l’occupation américaine de l’Afghanistan et de l’Irak, jusqu’à la frontière de la Syrie et à celle de la République islamique d’Iran. La guerre de juillet au Liban était une partie de ce projet. Lorsqu’elle a échoué à atteindre ses objectifs, c’est l’ensemble du projet qui a pris un coup. On peut dire que le projet américain qui visait  à consacrer l’hégémonie américaine sur la région en faisant d’Israël l’élément fort et le leader du projet du Nouveau Moyen Orient. Ce moment est tombé avec notre victoire pendant la guerre de juillet et celle de la résistance palestinienne à Gaza. Face à cet échec, ils ont élaboré de nouveaux plans et nous les avons affrontés au cours des dernières années.

Revenons au plan de 2006. Il ne s’agit pas là d’analyses médiatiques. Nous parlons de faits qui se sont bel et bien produits. Pour rappel, l’objectif de cette guerre était d’éliminer la résistance, d’abord militairement en réclamant ouvertement et dès les premiers jours, qu’elle dépose toutes ses armes. Mais elle devait aussi accepter le déploiement de forces multinationales. Je dis bien des forces multinationales qui ne sont pas sous la couverture des Nations Unies, mais relevant directement de l’administration américaine comme c’était le cas en Irak en 2003. Celles-ci devaient se déployer le long de la frontière avec la Palestine et le long de la frontière avec la Syrie, sans la moindre condition du côté libanais. Si le Liban était tombé, ce projet se serait étendu à la Syrie au cours de la même année, c’est-à-dire en 2006 et ensuite à Gaza. Mais le fait que le Liban n’ait pas cédé a retardé l’attaque contre Gaza pendant deux ans et il a reporté l’isolement de l’Iran et son encerclement pour détruire une fois pour toutes cet axe. La victoire de 2006 au Liban a porté un coup à ce projet et a contraint les Américains t les Israéliens à remettre leur projet dans la région pendant plusieurs années. Cette victoire n’a pas seulement mis en échec le projet américains, mais elle a aussi provoqué des changements importants qui ont renforcé la puissance de la résistance au Liban, à Gaza, en Palestine, en Syrie, en Iran et dans l’ensemble de la région.

La victoire a donc eu lieu et nul ne peut nous dire que c’est grâce à lui, ni le Conseil de sécurité, ni l’Onu en général, ni l’OCI, ni la Ligue arabe, ni les régimes arabes. Cette victoire  a été réalisée par nos propres forces et par les souffrances et la patience de notre peuple qui a tenu bon et est resté attaché à sa terre. Elle a été réalisée grâce au sang de nos martyrs, au courage de nos moujahidins et à la stabilité et à la fermeté de la décision politique.

Nous sommes donc entrés dans une nouvelle étape… qui nous amène à parler de la situation actuelle.

Pendant sept ans, ils ont plongé la région dans une guerre, dans des guerres faut-il dire, mais avec un même objectif, celui de renforcer Israël, de la consolider et de la consacrer leader de la région.

Je vais donc aborder la situation régionale à partir de l’angle israélien, même si cela doit prendre un peu de temps. Nous menons une bataille pour la prise de conscience, pour la volonté et pour l’espoir. C’est cela le titre de la bataille  qui s’est déroulée les années dernières, qui se déroule encore cette année et le fera probablement pendant les prochaines années.

Tout ce qui s’est passé au Liban, en Palestine et en Syrie était donc destiné à renforcer Israël. Je ne vais pas parler du passé, mais de la situation actuelle.

Où en est  aujourd’hui ce projet, après sept ans de résistance, de détermination, de sacrifices et de sang ?

Commençons par le Liban. Depuis 2006 à 2018, il est clair qu’Israël n’a pas les mains libres au Liban. Israël qui, auparavant entrait au Liban sous le plus futile des prétextes, bombardait  au Sud, au Nord, dans la montagne et là où elle le jugeait bon, Israël aujourd’hui se retient. Ce n’est pas grâce à sa noblesse d’âme mais à cause du rapport des forces imposé par la résistance.

Depuis 2006 jusqu’à aujourd’hui, Israël est en train de reconstruire ses forces à la lumière de la défaite qu’elle a essuyée. Elle revoit ses tactiques et sa stratégie militaires. Elle revoit la composition et la structuration de ses forces, ainsi que ses équipements et ses armes. Elle multiplie les manœuvres militaires. Hier encore, il y en avait au Nord. Pourquoi ? Parce qu’il y a au Liban une force réelle qui constitue à ses yeux une menace véritable.

Depuis quand Israël se comporte de cette manière avec le Liban ? Depuis quand Israël veut se cacher derrière un mur et ne pas voir le Liban et depuis quand elle exprime ses craintes à l’égard de la menace qui vient de ce pays ?

Ce n’est pas un secret, les médias rapportent cela, Israël tient désormais compte dans tous ses projets de l’électricité, du gaz, du pétrole, des installations et des colonies et de la profondeur de ses installations car elle sait qu’il y a en face d’elle un ennemi sérieux, fort et déterminé.

Depuis 2006, les Israéliens surveillent la force de la résistance. Ils recueillent des informations sur nos armes, nos hommes, notre expérience et les sessions de formation que nous organisons. Lorsque nous sommes allés en Syrie, ils surveillaient de près notre action et l’expérience que nous y avons acquise. Concernant le Liban, ils font des calculs importants et sérieux.

C’est pourquoi ils en sont arrivés à élaborer un plan de défense pour le Nord de la Palestine. C’est la première fois  depuis la création de l’entité sioniste que cela se produit et que les Israéliens font des plans pour faire face à un éventuel plan de libération de la Galilée. Ils organisent même des manœuvres et des exercices militaires dans ce but. Et finalement, il y a quelques jours, un officier supérieur israélien (les propos sont de lui, pas de moi rapportés par les médias israéliens) a déclaré que le Hezbollah est l’armée la plus puissante du moyen orient, après l’armée israélienne, car il possède cela et cela…

Evidemment, je ne partage pas cette évaluation que le Hezbollah est l’armée la plus puissante du Moyen orient après l’armée israélienne. Mais cette opinion reflète celle des Israéliens sur la résistance qu’ils voulaient éliminer en 2006.

Aujourd’hui, permettez-moi de répéter ce que j’ai déjà dit : cette résistance, avec ses moyens, ses effectifs, ses cadres, son expérience, sa foi, sa détermination et son courage, est plus forte qu’elle ne l’a jamais été. L’ennemi israélien sait évaluer la crédibilité de cette affirmation.

Les Israéliens peuvent lancer chaque jour des menaces. Rappelez-vous comment quelques semaines après la fin de la guerre de juillet, il menaçait  le Liban d’une vengeance militaire rapide. Comptons ensemble : où en est cette guerre ? L’ennemi avait affirmé qu’il avait réorganisé ses forces et qu’il était prêt à lancer une nouvelle guerre. 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et ainsi de suite ont passé. Nous sommes en 2018 ; Cela fait donc 12 ans qu’il menace de lancer une nouvelle guerre et en même temps, il ne cesse de parler de la force grandissante de la résistance et un de ses officiers supérieurs la qualifie de plus puissante armée dans la région après celle des Israéliens.

Je dis : nous ne sommes pas l’armée la plus puissante dans la région après l’armée israélienne. Il faut mettre cela de côté et nous ne voulons pas de problème avec aucune armée dans la région. Mais permettez-moi de dire à cet officier supérieur israélien que le Hezbollah est plus fort que l’armée israélienne. La résistance au Liban est plus forte que l »’armée israélienne. Car il ne s’est jamais agi d’une question d’effectifs, de moyens, d’armes et de missiles, ni en 200, ni en 2006 ni maintenant.

Nous sommes aujourd’hui plus forts  parce que notre foi dans notre droit et notre confiance sont plus fortes que jamais. Nous croyons plus que jamais que la victoire est du côté du droit et des moujahidins sincères et patients.

Notre foi, notre confiance et notre patience se sont renforcées grâce à notre expérience. La détermination et le courage ainsi que la foi avec lesquels nos combattants se sont battus en 2006 sont plus forts aujourd’hui, plus sérieux. Ne faites donc pas de faux calculs. Nous ne sommes pas plus forts que les autres armées, mais nous sommes plus forts que vous.

Ils ont voulu éliminer la résistance et déployer des forces multinationales parce que les Israéliens s’ils entrent au Liban, ils ne peuvent pas s’y maintenir. Ils ont donc voulu amener les Américains, les Français, les Britanniques et les Italiens pour fermer les frontières entre le Liban et la Syrie. Ils voulaient en même temps encercler la Syrie pour la faire tomber. Pendant sept ans, ils ont essayé de faire tomber la Syrie. Une guerre universelle a été déclarée contre la Syrie. Mais sur le plan israélien, les Israéliens étaient totalement impliqués dans le projet. Depuis 2011, les Israéliens étaient partie prenante du projet de mener la guerre contre la Syrie dans le cadre du plan américano-saoudien. Les Israéliens  ont envoyé des vivres et des armes aux combattants avant d’intervenir directement en leur faveur. Nous nous souvenons tous des déclarations des responsables israéliens qui affirmaient que le régime syrien chuterait dans les trois prochains mois et qu’une telle chute était dans l’intérêt des Israéliens.

Certains dans le Golfe démentent ces propos et disent que les Israéliens n’ont jamais prononcé de tels propos. Je les invite à revenir aux archives. Au cours des sept dernières années, il n’est pas un seul responsable israélien qui n’ait parié sur la chute du régime syrien, ajoutant qu’il serait remplacé par l’opposition qui s’est adressé aux Israéliens en tant qu’amis et alliés. Les Israéliens espéraient ainsi que Damas deviendrait une capitale amie ou alliée ; enfin qu’elle ne resterait pas une ennemie.

Les Israéliens ont bâti de nombreux espoirs sur la guerre en Syrie au cours des dernières années. Ils misaient sur la chute du régime et sur son remplacement par un pouvoir qui s’empresserait de conclure la paix avec eux. Ils ont misé sur l’effondrement définitif de l’armée syrienne et sur le fait que le nouveau pouvoir formé de ce qu’ils appellent l’opposition renoncerait au Golan de façon définitive.  Ils ont aussi espéré que le monde entier leur donnerait le Golan, que la guerre en Syrie se prolonge ou non.

Aujourd’hui, tous ces espoirs sont partis en fumée. Le monde n’est plus prêt et ne peut leur donner le Golan. Et la communauté internationale cherche des moyens pour renouer avec le régime syrien. Les responsables sécuritaires et les diplomates du monde attendent en file pour parler avec le régime syrien car ils craignent tous le retour chez eux de ces dizaines de milliers de combattants qu’ils ont envoyés en Syrie et en Irak. Ils ont besoin dans ce dossier d’une coopération sécuritaire avec l’Etat syrien.

Ce monde-là ne reconnaîtra pas la souveraineté israélienne sur le Golan dans une démarche unilatérale. Il ne suivra pas Trump dans ce sens. Ils misaient sur la chute du régime syrien et sur l’effondrement de son armée. Hier, c’était Lieberman qui disait que l’armée syrienne  redeviendra plus forte et plus puissante qu’auparavant. Elle a acquis une grande expérience au cours des dernières années. Les batailles menées en Syrie exigeaient des cerveaux supérieurs une détermination inébranlable et de grands moyens.

Plus même : il y avait en Syrie, l’armée syrienne et le peuple syrien. Ce qui est déjà non négligeable. Mais maintenant, il faut leur ajouter l’Iran et le Hezbollah.

C’est un échec pour Israël. C’est pourquoi chaque jour Netanyahu mène une nouvelle bataille en Syrie, celle de la mendicité. Il a accepté l’idée du maintien au pouvoir du régime et du commandement syriens, et il se contente désormais de demander le départ de l’Iran et du Hezbollah. J’ai lu dans certains médias et entendu certains analystes qui affirmaient que dans ce discours j’allais annoncer le retrait du Hezbollah de Syrie. Je voudrais dire à ceux-là dans quel monde vivez-vous ? S’il y a quelqu’un qui vous donne des informations soyez sûrs qu’il se moque de vous.

Est-cela aujourd’hui le problème en Syrie : le retrait d’Iran et du Hezbollah ? C’est vraiment de l’arrogance. Israël vaincue veut poser ses conditions ?

Les Israéliens ont perdu. Ils ont été vaincus. Leurs paris ont été perdus et leurs espoirs se sont envolés en fumée et ils veulent poser des conditions ?

A qui veulent-ils poser des conditions ? Au commandement syrien victorieux ? Sur l’Iran ? Sur le Hezbollah ? Sur l’axe de la résistance ? C’est cela la situation d’Israël concernant le dossier syrien.

Dans le dossier palestinien, Israël a peur et mobilise.

Pour en revenir au dossier libanais, je voudrais que vous sachiez que dans les coulisses, d’importantes pressions sont exercées sur le Liban pour trouver un compromis  au sujet des frontières maritimes et terrestres. Dans l’intérêt de qui ? Du Liban ?  Surement pas.

Ils veulent un compromis dans le dossier des frontières maritimes et terrestres dans l’intérêt d’Israël. Et lorsque nous parlons de ces frontières, le gaz et le pétrole sont inclus. Mais le temps où Israël pouvait imposer ses conditions sur le Liban et la Syrie est révolu, même si les Etats-Unis se tiennent derrière les Israéliens.

Il ne s’agit pas de propos émotifs. Cela a été prouvé au cours des dizaines d’années de confrontation, de résistance, de sacrifices et de sang.

Parlons de Gaza.

En dépit de la guerre destructrice, du blocus, les Américains, les Israéliens et leurs alliés pensaient que Gaza allait se rendre pour obtenir en contrepartie les médicaments et la nourriture, l’eau, l’électricité et tout ce dont elle a besoin. Ils pensaient que Gaza accepterait le deal du siècle pour pouvoir vivre aux dépens des droits des Palestiniens.

Mais Gaza n’a pas plié l’échine. Elle n’a pas signé ce deal, en dépit de l’abandon du monde. Elle a confirmé l’équation de la résistance par les bombardements, le sang et le feu.

C’est pourquoi Israël à laquelle on nous demande de céder parce qu’elle est forte se trouve dans une impasse à Gaza.

Au cours des réunions du cabinet réduit israélien, les ministres se disputent et se lancent des insultes car ils ne savent plus que faire avec Gaza, Gaza l’encerclée, l’abandonnée du monde, l’affamée. Israël dont on dit qu’elle est forte ne sait plus que faire avec Gaza.

Certains ministres proposent de conclure une trêve, mais si cela exige de donner quelques acquis aux Palestiniens car Israël ne peut pas mener une guerre et d’autres répondent que si les Israéliens acceptent une telle trêve, Gaza se transformera en un nouveau Liban et la résistance se renforce d’année en année. Certains proposent au contraire de mener une guerre destructrice contre Gaza et d’autres leur répondent : il faut penser aux réactions. Nous avons déjà mené des guerres sans résultat. C’est une véritable impasse. Pourquoi ?

Car Gaza résiste. Elle est unie dans cette détermination, indépendamment des conflits et des divergences sur d’autres questions. Gaza donne des sacrifices chaque vendredi. Ce qui limite la capacité de l’armée israélienne malgré ses grands moyens et de ses armes puissantes. Les Israéliens ne peuvent donc plus faire ce qu’ils veulent et nous autres, nous n’existons pas et nous n’avons pas notre mot à dire. Non, ce n’est plus ainsi.

Israël et le deal du siècle

Avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis et de l’émir Mohammed ben Selmane en Arabie et en supposant que la région se dirige vers l’effritement et l’axe de la résistance vers la disparition, le projet du deal du siècle a été élaboré. Nous en connaissons tous les points et c’est ce qui peut arriver de mieux pour Israël parce que ce deal lui donne définitivement la totalité de Jérusalem, lui permet de ne plus évoquer les réfugiés et de normaliser ses relations avec les autres pays de la région. En contrepartie, les Palestiniens reçoivent un Etat qui n’en est pas un sur des surfaces réduites et faibles.

Certains ont voulu faire croire aux peuples de la région qu’ils n’avaient pas d’autre choix que d’accepter ce deal. Lorsqu’ils préparaient les points de ce deal, ils disaient aux peuples de la région et aux mouvements de résistance qu’il n’y avait pas d’autre choix que d’accepter.

Aujourd’hui, à la lumière des développements, certains disent que le deal du siècle a été mis en échec. Je serais plus prudent et je pense qu’il faut mieux étudier la situation et attendre un peu. Mais ce que je peux dire c’est que ce fameux deal que Trump a voulu imposer et pour lequel il a mobilisé un Etat important dans la région, l’Arabie et d’autres, doit faire face à de sérieux obstacles et si les équations établies actuellement se confirment, ce deal pourrait bien être mis en échec.

Quels sont les indices sur lesquels je me base ?

1-Le refus du peuple palestinien à l’unanimité de ce deal. Aucune faction, aucun responsable palestinien, ni le peuple, ni la résistance, ni aucune partie palestinienne n’ont appuyé ce projet.

2-Il n’y a pas en Palestine, un seul homme, responsable ou représentant du peuple qui supporterait de signer qui ferait de Jérusalem la capitale éternelle des sionistes. Les Palestiniens l’ont dit clairement et le deal ne peut pas être appliqué sans une signature palestinienne. Ceux qui ont conçu le deal misaient sans doute sur les pressions, les méthodes d’intimidation et le fait d’affamer les Palestiniens pour les pousser à céder, tout en leur faisant miroiter des projets de développement et des aides financières, afin d’obtenir leur signature.

Le Premier ministre de Malaisie, qui est l’homme des Saoudiens et leur instrument. Ils leur ont donné des sommes énormes et il leur a rendu des services pendant des années. Cet homme a échoué aux élections et il est aujourd’hui derrière les barreaux pour des affaires de corruption. Un nouveau gouvernement a été formé et il a des positions différentes vis-à-vis de l’Arabie, de la guerre au Yémen, des relations avec l’Iran et de l’administration américaine. Il a aussi des positions différentes au sujet de Jérusalem et de la cause palestinienne. Au Pakistan, où l’Arabie a dépense des milliards de dollars, l’ancien Premier ministre qui était aussi un instrument de la politique saoudienne se trouve aussi derrière les barreaux pour des affaires de corruption. Et s’il n’y a pas un coup d’Etat, un nouveau gouvernement  national et juste devrait être formé qui aura des positions plus équitables au sujet de Jérusalem, de la Palestine, du Yémen et d’autres dossiers.

C’est cela le tableau actuel. Un axe est en recul. Les chaînes satellitaires qui mentent tout le temps dans l’espoir de jeter de la poudre aux yeux, ne peuvent plus faire illusion. L’image de l’Arabie dans la région, est aujourd’hui celle du pays qui a envoyé les mouvements daechistes et takfiristes, en dépit des milliards de dollars dépensés pour faire d’elle le royaume du Bien. Qu’est devenue son image après la guerre du Yémen ? Celle du pays qui laisse les enfants mourir du choléra, qui tue les enfants, qui affame et qui empêche les soins. Ajoutons à tout cela son appui au deal du siècle.

On dit aujourd’hui que l’Arabie s’est rétractée sur ce sujet. Pourquoi l’a-t-elle fait ? Parce qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un acte suicidaire.

Encore deux mots sur la situation régionale.

Israël est plongée dans des crises internes, la corruption du Premier ministre, l’absence de leaders historiques, la lutte entre les partis politiques, une situation d’angoisse, d’absence de confiance dans l’avenir. Tout ce qui se passe actuellement vise à rassurer les Israéliens et çà les pousser à rester sur cette terre qu’ils ont prise de force. Même la loi sur la nationalité juive fait partie de ces tentatives, mais il aura de graves conséquences sur l’entité. Nous n’avons pas le temps d’en parler aujourd’hui.

C’est sur la base de ces données que nous forgeons notre position. Ce qui s’est passé en 2006 et au cours des 7 dernières années, visait à permettre aux Etats-Unis de contrôler la région, de confirmer définitivement la position d’Israël dans la région et d’imposer le compromis. Aujourd’hui, en 2018, je peux dire que ces projets ont échoué ou sur le point de le faire. Quelle leçon faut-il en tirer ? Ils savent parfaitement que les guerres ne peuvent plus leur permettre de changer la donne. Hier l’imam Khaménéi, que Dieu le protège, a déclaré au sujet des Etats-Unis qu’il n’y a pas de guerre. Les Etats-Unis et les Israéliens savent que les guerres ne peuvent plus aboutir aux résultats voulus et s’ils décident de les mener malgré tout, ils seront vaincus. Ils ont déjà perdu les guerres actuellement en cours. La coalition saoudo-américaine a échoué au Yémen, face à un peuple qui a des moyens limités, mais il a des hommes et des femmes courageux et tenaces.

Cette coalition sait aussi qu’elle a échoué en Irak, en Syrie et au Liban et elle échouera partout. Mettons donc de côté les guerres, nul ne peut brandir cette menace, car la coalition sait qu’elle ne peut plus les gagner. D’ailleurs si elle veut mener une guerre, ahlan wa sahlan. Nous n’en avons pas peur. Nous sommes mêmes prêts à remporter une nouvelle victoire, inchallah. C’est sûr. C’est pourquoi je crois que l’option de mener une guerre ne peut pas être prise pour l’instant. Dans ce cas, quelle option reste-t-il ?  Il y a les sanctions économiques. L’Iran est un pilier de l’axe de la résistance. Elle s’est tenue aux côtés du peuple irakien face à Daech. Daech en Irak était un projet américano-saoudien. L’Iran s’est tenue aux côtés du peuple irakien face à Daech et aux côtés du peuple syrien face aux groupes takfiristes qui se battaient aussi dans le cadre d’un projet américano-saoudien. L’Iran s’est tenue aux côtés du peuple libanais pendant la guerre de juillet, avant et après. Elle s’est tenue aux côtés du peuple palestinien, et aux côtés de Gaza et elle continue de le faire. Sa position vis-à-vis de ce qui se passe au Yémen est claire ainsi que par rapport à ce qui se passe dans la région. Ils ont donc choisi de se tourner vers l’Iran. Comme ils ne peuvent pas lancer une guerre contre ce pays, ils ont eu recours aux sanctions. Dans l’espoir de susciter l’inquiétude chez les citoyens et de provoquer la chute de la monnaie et une crise sociale aigüe. Il y aura alors des troubles, des manifestations et le peuple demandera ainsi la chute du régime qui n’est pas capable de régler ses problèmes. Les Américains et les Saoudiens se présenteront alors en sauveurs. Ils croient en plus que s’ils font pression sur l’Iran, c’est l’ensemble de l’axe qui sera affaibli, cet axe qui compte sur l’Iran. En même temps, ils mettent des responsables du Hezbollah sur la liste des sanctions, ainsi que des responsables syriens et irakiens. Comme cela, ils seront encerclés financièrement et économiquement. Lorsqu’ils seront affaiblis, ils seront plus enclins à faire des concessions et en même temps, les poseurs des sanctions pousseront vers des troubles internes en Irak, en Syrie et en Irak et même au Liban et peut-être ailleurs…

Je reviendrai sur le dossier interne. Mais je voudrais juste signaler, à ce stade, que tous ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux et paraissent dans les médias pour réclamer une intervention du Hezbollah dans les dossiers économiques financiers et sociaux ne sont pas forcément bien intentionnés. Certains ont des objectifs cachés. D’autres veulent faire assumer au Hezbollah la responsabilité de dossiers qui ne sont pas de son ressort, en partie ou en totalité. Tout cela dans le but de susciter des perturbations dans notre environnement et au sein de notre société.

Je reviens à Trump et aux Israéliens pour dire que leur dernier pari est sur les sanctions économiques. Ce qui se dit et se prépare dans les médias est énorme. Mais je vous dis en tant que connaisseur que l’Iran qui subit des sanctions énormes ne deviendra pas le théâtre de troubles malgré tout ce qui se prépare contre elle. Ils bâtissent leurs rêves, leurs projets et leurs stratégies sur des données erronées. Les troubles sociaux et la chute du régime iranien sont des illusions qui n’ont rien à voir avec la réalité. Je voudrais vous rappeler qu’en 1979, lorsque la Révolution islamique a pris le pouvoir sous le commandement de l’imam Khomeiny, le monde occidental a dit que ce régime ne tiendrait pas plus de six mois. Le nouveau régime a tenu six mois. L’Occident et ses alliés ont alors parlé d’un an. Ils ont ensuite parlé de deux ans. Il a aussi tenu bon. Ils lui ont lancé une guerre de huit ans. Dans cette guerre, le monde entier était aux côtés de Saddam Hussein, excepté quelques pays arabes dont la Syrie. Même les pays qui sont aujourd’hui nos alliés en Syrie étaient avec Saddam. Je parle de l’URSS et même de la Chine. Le monde entier ou presque était donc avec Saddam et l’Iran a fait face avec peu de moyens mais avec beaucoup de foi. Elle a tenu huit ans. Concernant les sanctions, celles-ci existent depuis le début, depuis 1979, elles se renforcent parfois et sont allégées à d’autres moments, mais elles n’ont jamais été enlevées. Et bientôt la République islamique fêtera ses 40 ans, en dépit des complots ourdis contre elle-même par son entourage.

Je vous le dis, donc, à vous tous, qui croyez dans les rapports des forces dans la région et qui regardez vers la stratégie, la République islamique d’Iran est aujourd’hui plus forte que jamais. Elle est même la première force de la région et ils ne peuvent pas l’affaiblir ou lui nuire. Le régime iranien est solide et stable, protégé par son peuple. Ceux qui misent sur sa chute ne connaissent pas le peuple iranien. Ils n’ont pas appris à le connaître au cours des 40 dernières années et ils ne le feront pas dans cent ans. Ils ne connaissent pas le Guide Suprême, ni les responsables au sein de cette République islamique. Ils continuent à ne rien savoir et à ne rien comprendre à ce sujet. Et toutes leurs initiatives dans le passé n’ont fait que renforcer l’Iran. Tous les projets décidés par les administrations américaines successives et par leurs instruments dans la région n’ont fait que renforcer l’Iran. On pourrait en parler longuement, mais les indices sont clairs. Je le dis pour l’Iran et pour l’ensemble de l’axe de la résistance, les sanctions économiques ont certes un impact et font mal, mais ne remettent pas en cause notre force, notre détermination et notre volonté. Imposez les sanctions que vous voulez, nous avons aujourd’hui suffisamment  de force et d’infrastructures, de moyens et de cadres humains pour surmonter les difficultés. C’est aussi le cas du Hezbollah face aux sanctions financières.

Je conclus le discours par quelques mots sur la situation interne libanaise.

Mais auparavant, je voudrais dire, en ce 14 août 2018, douze ans après la guerre de juillet, aux peuples de la résistance et à son public, à toutes ces âmes nobles et dignes, que nous étions forts mais nous le sommes devenus encore plus. Que nul ne vienne essayer de nous convaincre que nous sommes faibles. Que nul ne pense qu’un petit incident par ci ou une crise par-là peuvent remettre en cause notre esprit, notre détermination, notre volonté et notre vision stratégique. L’Amérique a échoué dans tous ses projets et aujourd’hui, elle ne peut plus mener des guerres comme elle le faisait dans le passé. Même pour chose pour Israël. Quant à nous, avec la victoire en Irak, et l’approche de l’annonce de la victoire en Syrie où la guerre vit désormais ses derniers mois, avec la résistance historique des Yéménites et avec la solidité du pouvoir et du peuple en Iran, nous sommes aujourd’hui plus forts que par le passé. Nous sommes en mesure de remporter de nouvelles victoires et d’imposer de nouvelles équations avec l’aide de Dieu.

Il me reste encore deux mots sur la situation interne que je compte développer dimanche prochain au Hermel.

Au sujet du gouvernement. Des semaines ont passé et nous espérons que le dialogue aboutisse à la formation du gouvernement. Nous insistons sur le dialogue et sur les contacts entre les commandements politiques. Nous confirmons notre volonté d’éviter le recours à la rue et notre attachement à la sécurité et à la stabilité du Liban, qui sont d’ailleurs ce que nous possédons de plus cher aujourd’hui. Regardez ce qui se passe autour de nous et dans le monde. Nous avons certes beaucoup de problèmes au Liban, mais au moins nous avons la sécurité. On dit en général que la santé et la sécurité sont les plus importantes chez l’homme. Nous avons un problème avec la santé, mais la sécurité est une grande bénédiction. Nous devons tous chercher à la préserver. C’est pourquoi, il vaut mieux laisser la rue de côté et nous diriger vers un dialogue sérieux pour arriver à un résultat.

J’ai déjà dit à ce sujet que si quelqu’un au Liban ou dans la région mise sur des changements  régionaux qui pourraient avoir une incidence sur la formation du gouvernement, je dirais que dans la région c’est l’axe auquel nous appartenons qui est en train de remporter des victoires. Malgré cela, nos revendications étaient modestes et elles le sont toujours. Ceux qui attendent des changements régionaux en faveur du camp adverse attendront longtemps. Si ces paris sur des changements régionaux se vérifient  nous reverrons nos revendications. A ce moment-là, nous demanderons des conditions en harmonie avec les développements régionaux et avec l’identité du camp victorieux. Pour l’instant, je ne veux pas dire que l’extérieur intervient dans la formation du gouvernement, mais s’il y a à l’intérieur quelqu’un qui perd du temps pour attendre des développements régionaux, je lui dis qu’il ne sert pas son propre intérêt, ni sur le plan du poids ni sur celui du nombre de ministres ou sur celui des portefeuilles.

Suite aux propos que j’ai entendus aujourd’hui, je voudrais donner un conseil aux commandements politiques avec lesquels nous sommes en conflit sur le dossier syrien : Je voudrais leur dire de ne pas prendre des positions sur lesquelles ils devraient revenir à cause des développements et des intérêts. Il n’y a aucune raison pour qu’ils prennent actuellement des positions en flèche qu’ils devront par la suite contredire. Qu’ils se posent les questions suivantes : Où va la Syrie ? Comment évolue la situation à la frontière syrienne ? Où va le point de passage de Nassib ? Que se passe-t-il entre la Turquie et les Etats-Unis et au niveau du rapprochement turco-iranien ?  Qu’ils se calment donc un peu et qu’ils ne coincent pas dans des positions qu’ils ne pourront pas tenir. Finalement, le Liban n’est pas un îlot. Il ne peut pas vivre indépendamment de ce qui se passe dans la région. C’est le premier point que je voulais évoquer.

Le second point porte sur la lutte contre la corruption. ; Des remarques ont été faites sur ce sujet au cours des dernières semaines. Je voudrais dire à ce sujet que ce que nous avions annoncé n’était pas des promesses électorales. Pour nous, il s’agit d’un projet sérieux. Nous sommes en train de constituer un dossier, d’élaborer une vision, de mettre un plan et de recueillir des données et des informations. Mais le point de départ véritable sera la formation du gouvernement. Car si nous voulons présenter des projets de lois aujourd’hui, il y a un débat sur le fait de savoir si le Parlement peut légiférer en l’absence d’un gouvernement en pleines fonctions. Il y a un débat sur « la législation dite d’urgence.. ;C’est pourquoi il faudra attendre la formation du gouvernement, capable de prendre des décisions et un Parlement qui peut, sans être soumis à un débat, légiférer en toute légalité.

Nous maintenons donc notre promesse.

Toujours dans le cadre de ce dossier, nous travaillons selon une vision. Notre objectif est d’alléger la corruption ou de l’éliminer en arrêtant la dilapidation des fonds publics. Nous voulons prendre les mesures qui servent ces objectifs. Notre but n’est donc pas d’ouvrir un conflit avec qui que ce soit, ni de nous venger de quiconque. Nous voulons atteindre notre objectif. C’est pourquoi nous comptons travailler dans le cadre d’une vision claire, tout comme nous l’avons fait dans le cadre de la résistance. Nous avons une stratégie claire et des tactiques claires aussi. Nous pourrons les divulguer ou non. Mais nous avons décidé d’avancer en coopération avec nos alliés. Nous étudierons ensemble les mesures à prendre et nous avancerons ensemble dans ce grand dossier qui est d’un intérêt public important. Nous avons déclaré que nous mènerons à ce sujet une bataille nationale. C’est pourquoi on ne doit pas nous demander de faire vite ou nous juger. Si quelqu’un a une autre vision pour la lutte contre la corruption, il ne peut pas nous l’imposer. Comme nous avons agi dans le cadre de la résistance, nous suivrons les mêmes méthodes avec nos tactiques et nos moyens propres, bien sûr en collaboration avec nos alliés. Aujourd’hui, certaines voix s’élèvent pour dire : il se passe telle chose dans tel village. Où est le Hezbollah ? Moi je dis aux gens s’ils ont confiance en nous et en notre promesse qu’ils nous laissent travailler selon les méthodes que nous avons choisies et inchallah avec la coopération de toutes les bonnes volontés dans ce pays nous atteindrons notre objectif.

Un mot encore sur les dossiers liés aux services et au développement. Ceux qui croient que le conflit politique, les accusations et les insultes peuvent produire du développement et des services et peuvent permettre de résoudre les problèmes du quotidien des Libanais se trompent. Au contraire, ces méthodes ne peuvent qu’augmenter les animosités, approfondir les fossés et compliquer les problèmes. Si nous voulons le développement du pays, il faut se diriger vers la coopération et la complémentarité. Il faut que les gens se parlent et soient solidaires pour que nous puissions développer le pays.

Les méthodes de conflits et d’antagonismes auxquelles pensent certains ne favorisent pas le développement. Au contraire, elles mènent le pays vers le gouffre. Nous n’avons pas le droit de le faire, ni sur le plan moral, ni sur le plan nationale, ni sur le plan religieux ou fraternel.  Pour avoir le développement, nous devons travailler dans l’esprit de manger le raisin, non de tuer le gardien. Ce raison que nous voulons manger peut disparaître avec le gardien. C’est pourquoi, il faut une approche différente. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas exercer des pressions sur les responsables et sur les forces politiques. Cela ne signifie pas non plus qu’il ne faut pas critiquer les responsables. Il ne faut pas que certains disent le sayed utilise la victoire du 14 août pour nous faire taire. Non, que celui qui a des critiques à formuler le fasse. Mais je réclame des critiques objectives et constructives. Je pense qu’il faut aussi faire des propositions concrètes. Je vais parler avec une grande transparence et je sais que ce que je vais dire va déranger beaucoup de personnes. Au sujet du bateau qui a accosté à Zahrani. Il y a eu un conflit sur le sujet. Mais pourquoi les gens se sont comportés de cette façon les uns envers les autres ? Pourquoi tant de violence ? Est-ce ainsi que nous amenons du courant électrique aux gens ? Est-ce ainsi que nous faisons le développement ? Au contraire, ces méthodes n’entraînent-elles pas la destruction de notre environnement, de notre société et de notre pays ? Je suis avec la critique, la critique du Hezbollah avant celle des autres formations. Mais ce n’est pas là le problème. Le problème est qu’il y a un espace ouvert sur les réseaux sociaux où tout est permis et où il n’y a plus de respect pour des symboles religieux ou autres, ni de la dignité des gens. Il n’y a plus rien de sacré, ni de grand, ni de respecté. Avant au moins, on savait qui était quoi dans les médias traditionnels. Mais avec les réseaux sociaux, on ne sait plus qui se tient derrière tel ou tel autre identifiant, s’il y a un Etat ou un service de renseignements qui se cache derrière, l’armée israélienne, tel service du Golfe, la CIA... Qui sait ? ils lancent une phrase qui vise à nous enflammer et nous les suivons sans nous poser de questions. A mon avis, le tweet a besoin d’un cerveau, de calme et surtout de sens des responsabilités pour ne pas nous laisser entraîner dans des campagnes violentes qui ne peuvent que nuire.

A la lumière de ce qui s’est passé au Sud, il y a eu un accord entre nous et Amal pour chercher des solutions à nos conflits. Dans le cas précis, il ne s’agissait pas d’un conflit entre Amal et le Hezbollah, mais d’une divergence dans les points de vue. Mais les réactions sur les réseaux sociaux et le climat médiatique général ont provoqué une situation différente. Nous devons être vigilants et à la suite de cela, nous nous sommes entendus avec Amal pour coopérer, discuter et trouver des ententes même dans les dossiers secondaires de développement, pour ne pas ouvrir une brèche à ceux qui veulent détruire notre relation.

Celui qui veut le développement au Liban doit coopérer avec toutes les forces politiques au Liban. Permettez-moi de tenir des propos qui ont trait aux régions. Au Sud, dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa, ceux qui veulent le développement de ces régions doivent pousser vers la coopération entre Amal et le Hezbollah, puisque ces deux formations représentent une bonne partie de la population de ces régions. Ceux qui cherchent à provoquer des conflits entre Amal et le Hezbollah ne veulent pas le développement de ces régions. Ils ne veulent pas le courant électrique, l’eau, les écoles, la formation d’un Conseil de Développement de Baalbeck-Hermel pour les habitants de ces régions.  Ceux qui cherchent les conflits entre Amal et le Hezbollah veulent entraîner ces régions et leurs habitants vers un autre cas de figure. Mais je le dis en toute franchise, nous n’irons pas là où on veut nous entraîner. Que ceux qui lancent des phrases enflammées sur les réseaux sociaux m’écoutent bien : nous n’irons pas là où ils veulent nous entraîner.  Amal et le Hezbollah ont pris une décision historique d’être ensemble, de souffrir ensemble et d’affronter ensemble les problèmes et les difficultés. Le 14 août, je voudrais rappeler que la position des présidents, des courants et des partis ainsi que des régions libanaises était importante, mais ce qui a réellement permis d’aboutir à la victoire à travers une profonde position nationale, c’est l’harmonie existentielle  entre le Hezbollah et Amal. Qui peut occulter le rôle central et déterminant pendant la guerre de juillet du frère et président du Mouvement Amal Nabih Berry ? Qui peut oublier cela ?

En ce jour de victoire, comme j’ai dit aux hommes politiques de retenir leurs chevaux, je demande aux gens d’être un peu patients. Je voudrais attirer leur attention sur le fait que nos adversaires nous guettent et surveillent l’environnement de la résistance. Ils veulent que nous nous disputions pour le courant électrique, l’eau etc. Je voudrais donc rappeler que ces dossiers sont très importants mais le meilleur moyen de les traiter reste le dialogue, la coopération, la complémentarité. Le bloc de la loyauté à la résistance et celui du développement et de la libération, ainsi que les ministres des deux formations doivent travailler main dans la main pour aboutir au développement, au lieu de laisser la place à la tension.

L’environnement de la résistance a joué un rôle déterminant  dans la réalisation de la victoire du 14 août. Et il continuera à le faire je l’espère, à travers son unité, son homogénéité, sa fraternité et sa coopération.

C’est notre promesse à nos martyrs, à leur tête celui qui a joué un rôle déterminant dans la victoire que nous célébrons aujourd’hui, hajj Imad Moghnié. J’ai écrit une liste de tous les autres frères, tous nos  martyrs dont nous sommes si fiers, nos premiers chefs, de l’imam Moussa Sadr disparu au martyr sayed Abbas,  à cheikh Ragheb et à tous les autres, nous rééditons le serment de fidélité et la promesse d’encore plus de victoires. Avec votre sang l’ère des victoires est bel et bien arrivée.

Source : Les Relations médiatiques du Hezbollah, traduit par french.alahednews

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