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La guerre de juillet 2006: des équations renouvelées dans le système de dissuasion

La guerre de juillet 2006: des équations renouvelées dans le système de dissuasion
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«La résistance du Hezbollah en 2000 et lors de la guerre de 2006 a réussi à remporter deux batailles en face d'Israël : la bataille de la libération et la bataille de la dissuasion. Le Liban a payé ce prix cher de son peuple et de sa résistance, mais il a gagné un territoire libéré de l'occupation au Sud, et une patrie libérée du joug de la peur d'Israël», estime le professeur en philosophie et dans la pensée arabo-islamique Abdellilah Balqziz dans son livre : «Le Hezbollah : de la libération à la dissuasion, 1986-2006».

L'ennemi israélien a connu des défaites cuisantes au Liban. «L'armée invincible» est devenueLa guerre de juillet 2006: des équations renouvelées dans le système de dissuasion «l'armée vaincue» au sud Liban. Et après que les combattants de la résistance ont brisé la force des sionistes en 2000, et les ont chassés du sud Liban humiliés, la résistance a éliminé en juillet 2006 ce qui restait de l'image d'«Israël» dans la région.

Le brigadier Hicham Jaber assure qu'«Israël» de l'après juillet 2006 n'est plus comme avant. Son rôle dans la région recule de plus en plus. Huit ans après cette guerre, l'opinion publique internationale a commencé à réaliser la vérité de cet ennemi. Elle a commencé à prendre connaissance, même très lentement, des crimes de cet ennemi.

Jaber insiste sur le fait que «la capacité d'offensive de l'ennemi a beaucoup reculé face à l'avancée de la force de dissuasion de la résistance au Liban. Israël réalise que toute guerre lancée contre le Liban lui coutera cher, et très probablement elle ne permettra pas la réalisation de ses objectifs ».

Et de souligner dans une interview au site d'information alAhed les éléments de force de la résistance qui lui ont permis de vaincre l'ennemi en juillet 2006. Il s'agit de grandes compétences de combat chez le Hezbollah, d'une doctrine de combat courageuse, de la bonne connaissance du champ de bataille ainsi que de l'excellent armement.

Il cite par ailleurs les points de faiblesse israélienne. L'ennemi qui possède les plus fortes armes aériennes et armes de l'artillerie ne possède pas le moral nécessaire ni la connaissance du terrain ni la doctrine combative. Il souligne que les affrontements à courte distance entre les combattants et les soldats de l'ennemi (à plus de 50 mètres) ont saboté l'action de l'armée de l'air et de l'artillerie à grande échelle.

La défaite israélienne en juillet ne fut pas seulement militaire, mais aussi un échec sur le plan de renseignement. Tous les renseignements de l'ennemi n'ont pas réussi à découvrir les endroits du déploiement des missiles du Hezbollah.

Ces roquettes «ont considérablement augmenté à ce jour, et elles se sont nettement amélioréesLa guerre de juillet 2006: des équations renouvelées dans le système de dissuasion (de courte et moyenne portée à longue portée). Ainsi que des armes cachées qu'«Israël» ne connait pas si elles sont aux mains de la résistance ou non.

Les Israéliens réfléchiront bien aux résultats de leur prochaine guerre avec le Hezbollah
La guerre de juillet a donné naissance à un ensemble d'équations radicales dans le conflit entre la résistance et «Israël». C'est ce que le confirme le chercheur et analyste politique Wassim Bazzi. S'exprimant au site d'information alAhed, il estime que la plus importante de ces équations est celle de la dissuasion au profit de la résistance.

L'ennemi comptait au passé sur l'équation de la bataille décisive et courte. Cette équation s'est effondrée après la guerre de juillet, selon Bazzi. La guerre de juillet qui a duré 33 jours a dépassé de loin la courte échéance fixée par l'ennemi pour réaliser ses objectifs. Des objectifs qu'il fixe sans hausser le plafond de ses attentes. A titre d'exemple, l'objectif fixé par le gouvernement israélien lors de sa dernière offensive contre Gaza, s'est limité à la destruction de tunnels. En effet, il est difficile d'évaluer à quel degré cet objectif a été réalisé.

Jaber indique que les combattants dans la Bande de Gaza ont beaucoup profité des éléments de la victoire de la résistance au Liban, alors que Bazzi souligne que les échecs d'«Israël» dans la Bande de Gaza confirment que la logique de la dissuasion au Liban est devenue plus forte et plus ancrée. Pour lui, si la résistance palestinienne à Gaza, cette enclave assiégée, a jeté la direction israélienne dans la confusion, les Israéliens réfléchiront bien aux résultats de leur prochaine confrontation avec le Hezbollah, ouvert à un vaste territoire et ayant développé énormément ses capacités depuis l'an 2006.

Et Jaber d'ajouter que «le dôme d'acier que l'ennemi vante n'a pas été complété à ce jour». Bazzi souligne pour sa part que «huit ans à la guerre de juillet, celle-ci impose toujours des équations de dissuasion et des bases pour toute confrontation dans l'avenir», assurant que «c'est la guerre de 2006 qui a changé la face de tout le Proche-Orient».

La guerre de 2006, orchestrée par le pilier de la résistance le martyr Imad Moughniyeh (hajj Redwane), brule toujours l'Entité sioniste et ses capacités de dissuasion, tout en illuminant aux combattants de la résistance libanaise la route de la Palestine vers al-Qods !

Source : Al-Ahednews

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