Bandar Ben Sultan, promoteur des opérations terroristes

L'alliance entre Mohamed Abdel Wahab et Mohammad Ben Saoud remonte à 1740. Les Britanniques en étaient les parrains. Ils eurent recours à Abdel Aziz Ben Saoud pour torpiller l'état Ottoman. Cet homme fut renforcé par les combattants et les fonds. Des armes qui ont couté le sang de milliers de Musulmans au Koweït, à Bagdad, à la Mecque, au Hijaz, au Nejef, à Alep et au Levant. Des fonds utilisés pour promouvoir la pensée wahhabite parmi les partisans et les adeptes.
Bandar...un poignard dans le cœur de la Nation
En 2013, le royaume adopte toujours les mêmes méthodes. Les acteurs saoudiens derrière les meurtres et les discordes sont nombreux. Bandar Ben Sultan est l'un d'eux. «Cet homme est le parrain du terrorisme d'état, exercé par l'Arabie. C'est l'homme des compromis et l'ingénieur des discordes confessionnelles», affirme un activiste de droit, saoudien.
«Le gouvernement saoudien constitue un gang dirigé par des hommes mafieux, à la mentalité tribale. L'itinéraire de l'émir est noir, sanguinaire. Son passé obscur, détestable. Son rôle suspect, terroriste, takfiri et suicidaire», a expliqué l'activiste saoudien.
Les anciennes relations de l'émir avec les renseignements israéliens et américains sont évoqués par les médias, dont notamment ce que révèlent ceux de l'ennemi, sur l'intersection entre les intérêts de l'Arabie et de l'entité sioniste. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les déclarations de l'émir Walid Ben Talal, appelant à la coopération avec le gouvernement sioniste pour faire face à l'Iran.
«Bandar Ben Sultan appuie le sabotage et les actes de violence dans plusieurs pays arabes. Il investit dans les mouvements de la rue arabe, pour y imposer ses propres orientations et reproduire les mouvements révolutionnaires selon les agendas et les politiques de la Maison Blanche, notamment en Egypte, au Yémen et en Tunisie. Cet homme exerce de même ses actes de folie sur d'autres scènes, comme la Syrie, le Liban, l'Irak et l'Algérie», affirme le militant saoudien.
En Syrie...
Depuis le début de la crise, le royaume a obéi à la volonté américano-sioniste. Il fut le fer de lance. Les cheikhs de la dynastie Saoud ont joué le rôle d'instigateurs à la dissension. Ils ont appelé au combat et émis les fatwas incitant les gens au «jihad», au meurtre et à la destruction du pays. L'Arabie s'est transformée en le plus grand exportateur d'armes et de terroristes mercenaires.
Dans un article publié dans le journal israélien «Yediot Ahronot», on indique que Bandar est le parrain officiel de la majorité des attentats en Syrie. C'est lui qui finance les groupes salafistes derrière les opérations sanguinaires les plus meurtrières.
Selon le quotidien américain, «Wall Street Journal», Bandar aurait convaincu les Américains qu'il serait en mesure de réaliser ce que la CIA a échoué de faire, et ce par ses avions chargés d'argent et d'armes.
Le militant saoudien pour les droits de l'homme affirme que le plan sanguinaire exécuté en Syrie était établi depuis les années 90 du siècle dernier. Selon ses propos, Bandar souffre d'un complexe historique devant l'axe de la résistance, toujours victorieux. Sa vengeance revêt un aspect personnel à cause de la défaite de ses maitres et de son axe. Pour cette raison il persévère dans l'effusion du sang syrien afin d'entraver tout compromis politique.
Au Liban...
Plusieurs années à l'attentat à la voiture piégée perpétré à Bir el-Abed pour assassiner Sayed Mohammad Hussein Fadlallah, des rapports de renseignements occidentaux ont révélé que Bandar avait participé à la planification et au financement de cette opération. Le complot a alors échoué. Sayed Fadlallah a échappé de justesse à la mort. Ce jour, on avait prélevé les empreintes de Bandar. Lui-même avait reconnu sa responsabilité devant son ami, l'écrivain britannique, William Simpson, dans son livre intitulé «l'Emir».
Depuis ce moment, le rôle saoudien a reculé sur la scène libanaise, pour être réactivé en 2006, lorsque les «sages» du royaume ont assuré une couverture arabe à l'armée ennemie pour agresser ceux qu'ils ont appelé «les aventuriers». C'est ce qu'a affirmé l'écrivain américain Christopher Dick, notant dans un article de presse que Bandar a joué un rôle proéminent dans cette guerre et avait encouragé à sa poursuite, le qualifiant du «grand espion».
Ces informations s'entrecoupent avec ce qu'avait révélé l'ex-chef des renseignements français, Bernard Scarssiny. Selon ce dernier, Bandar finance tous les groupes «djihadistes» ayant prêté allégeance à Al-Qaïda et postés dans les camps palestiniens près de Saïda et de Tripoli, dans le but d'iraquiser le Liban.
L'escalade de ce sexagénaire et de son royaume ne s'est pas limitée à ce qui a été exposé ci-dessus. Il s'emploie à empêcher les Libanais de se réunir, à former un gouvernement de coalition et entrave tous les projets de prospection du gaz et du pétrole.
En Iran...
Des rapports journalistiques ont fait état du financement, par l'Arabie, du plan de l'offensive israélienne contre le projet nucléaire iranien, notamment des assassinats des experts nucléaires iraniens. Ce fait a été confirmé à plusieurs reprises par le journal israélien Maariv.
Dans ce même contexte, il faut rappeler le rôle de Bandar dans la guerre des huit ans, menée par Saddam Hussein contre l'Iran. Cet homme était un des participants aux crimes de cette guerre.
Quant à l'attentat suicide qui a visé l'ambassade de l'Iran à Beyrouth, en novembre dernier, les doigts ont pointé le royaume et ses services de renseignements.
Selon les informations, ce double attentat est le premier fruit de la rencontre secrète entre Bandar et le premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu à Eilat. Ce fait a été évoqué par le quotidien britannique Sunday Times.
En Irak...
L'écrivain Bob Woodward a affirmé dans son livre que suite à l'occupation de l'Irak, Bandar et sa horde ont excellé dans le jeu de la mort absurde dans ce pays. «La porte du nord du royaume a été ouverte pour toutes formes de meurtre, des plus violentes», écrit-il. De ce fait, cet homme a alourdi son compte sanguinaire en des dizaines voire des centaines de victimes innocentes, par jour.
En Egypte...
L'écrivain du Gardien, David Hurst, a témoigné dans un article, que le spectre de Bandar est clairement apparu dans le spectacle du renversement, par l'armée, du pouvoir des Frères Musulmans en Égypte, en dépit du cout exorbitant de ce projet. Les Frères Musulmans, et avant eux le conseil militaire, étaient contraints d'observer le silence à l'égard des ingérences saoudiennes dans leur pays, puisqu'ils étaient chantés par le sort d'un million de travailleurs égyptiens, menacés d'expulsion d'Arabie.
Par sa décision de renverser cette confrérie, Bandar a torpillé la relation du royaume avec son allié, la Turquie, pour ajouter cette dernière à la liste des ennemis. La Turquie a pour sa part riposté par le rapprochement de l'Iran, «premier ennemi de l'Arabie», selon le rapport publié par le Gardian.
A l'heure actuelle, le clivage entre les composantes de la société égyptienne est devenu plus profond. Le chaos prévaut sur la scène intérieure. Les Égyptiens sont placés devant des défis qui les contraignent à renoncer à tout rôle régional, pour donner la priorité à leurs affaires locales... Cherchez les bénéficiaires.
À Bahreïn...
Depuis le début du soulèvement populaire à Bahreïn, l'Arabie s'est empressée d'envoyer son armée pour occuper Bahreïn dans le but de protéger le régime, puisque toute réforme dans un pays voisin sous la pression de la rue, contaminera surement le royaume. À L'ombre d'un mutisme international et arabe suspect et des fatwas émis par le cheikh de la cour saoudienne, Youssef Karadoui, les forces du Bouclier de la péninsule ont commis des crimes de guerre contre les civils. Elles ont tué les innocents, détenu des dizaines, et détruit des mosquées et de sites religieux.
Au Yémen...
Les traces des guerres de Bandar apparaissent aussi aux frontières du royaume avec le Yémen. Là, il soutient l'organisation Al-Qaïda ainsi que toutes les milices qui combattent les parties yéménites modérées. Selon les rapports des renseignements britanniques, l'Arabie oeuvre actuellement pour former une nouvelle armée, nommée «armée de Mohammad», afin de combattre les Houthites à Damage.
De l'Afghanistan au Nicaragua...
Dans les années 80 du siècle dernier, les renseignements saoudiens et américains ont financé l'organisation Al-Qaïda. Ils ont envoyé les «moudjahidines» en Afghanistan (arabes et occidentaux) pour combattre les forces soviétiques et le régime marxiste afghan. Ces combattants ont été soutenus par les fonds et les armes pour mener le «jihad contre le communisme athée».
En outre, Bandar et Bush ont financé le mouvement Contras, opposé au régime communiste au moment où les marxistes étaient au pouvoir en 1979 et ce au service de ses maitres américains.
Ce conflit a couté plus de 75 mille victimes.
Dans plusieurs pays du monde, l'Arabie et Bandar ont joué des rôles suspects. C'est ce qui a poussé dernièrement le journal Britannique, Indépendant, à considérer les Saoudiens comme principale source pour le financement du terrorisme dans le monde.
Source : Al-Ahednews
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