noscript

Please Wait...

Genève 2... Distribution de rôles entre l’Arabie et les États-Unis

Genève 2... Distribution de rôles entre l’Arabie et les États-Unis
folder_openRapports access_time depuis 11 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Les différends entre l'Arabie saoudite et les États-Unis, émergés récemment autour de la question syrienne, ont attiré les regards des observateurs. Des sources saoudiennes ont prôné la réduction de la coopération saoudienne avec les Renseignements américains et l'engagement saoudien à rechercher de nouvelles sources pour se munir en arsenaux. Ces faits ont été jugés sans précédent par les analystes.

En effet, l'unique principe qui a marqué les relations entre l'Arabie et les États-Unis, durant la longue histoire de leur alliance, était de maintenir tout différend loin des médias.

En outre, les responsables américains traitaient certains émirs saoudiens comme des subalternes.Genève 2... Distribution de rôles entre l’Arabie et les États-Unis
De surcroit, il est connu par tous que Bandar Ben Sultan est un des agents des services de Renseignements américains, comme a été le roi Hussein Ben Talal.

La relation entre les deux pays revêt, en effet, le trait de la distribution des rôles à l'égard des évènements, dans la mesure où les intérêts des États-Unis seront préservés.

Dans le contexte du différend «simulé» autour de la guerre contre la Syrie et la participation à Genève 2, les informations confirment que ce différend s'inscrit dans le cadre du plan américain, consistant à s'esquiver de l'embarras devant les Russes et la communauté internationale, suite à l'engagement américain à faire réussir la conférence de Genève 2.

Selon le plan américain, l'Arabie devait afficher une attitude opposée aux États-Unis autour de la guerre contre la Syrie, afin de maintenir l'appui saoudien aux groupes armés.

D'après les informations, Zahran Allouch, commandant de la soi-disant «Armée de l'Islam», connu par ses rencontres avec les officiers des SR américains en Turquie et Jordanie, aurait visité l'Arabie où il s'est entretenu avec un certain nombre d'officiers des SR saoudiens afin d'évaluer la situation sur le terrain saoudien, suite à l'avancée rapide de l'armée syrienne sur plusieurs fronts de combats, en l'occurrence dans le rif de Damas.

Les officiers saoudiens auraient abordé avec Allouch la possibilité de provoquer une escalade militaire dans les Banlieues de Damas, afin de servir les intérêts des États-Unis et de l'Arabie et de torpiller les efforts visant à la tenue de la conférence de Genève 2.

Allouch n'était pas le seul responsable militaire rebelle à s'être rendu en Arabie durant la saison du Hajj. Il était accompagné par Abdul Razzak Tlass et autres, mais Allouch était un des rebelles les plus connus. Il y a rencontré les officiers des SR saoudiens et américains qui l'ont informé de la nécessité d'attirer de nouveaux groupes rebelles sous son commandement afin de renforcer la capacité de «l'Armée de l'Islam» à agir dans plusieurs régions.

Des informations quasi-confirmées indiquent que les États-Unis se préparent à traiter les résultats de la conférence de Genève, au moment où l'Arabie poursuit son soutien aux rebelles. Ce fait assurerait la continuité des combats en Syrie et montrerait les États-Unis comme un pays ayant lancé un processus politique pacifique.

Toutefois, aucun indice ne dénote la présence de véritables intentions de régler la crise qui secoue la Syrie depuis trois ans.

Source : Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site


Comments

//