Le trafic des pièces archéologiques menace le patrimoine de la Syrie

Les archéologues et experts syriens ont toujours qualifié leur pays de «musée en plein air». Ils évoquent dans ce contexte des milliers de sites archéologiques situés tout au long du territoire syrien.
La tautologie selon laquelle «tout homme a deux patries, la sienne et la Syrie», illustre l'importance de ce pays sur le plan culturel mondial. Mais la crise qui frappe la Syrie depuis deux ans et demi a permis aux trafiquants et aux milices de tenter de saper l'identité culturelle de ce pays. En effet, des milliers de pièces archéologiques ont été pillées afin de les vendre dans les pays du voisinage à des prix bon marché.
La tautologie selon laquelle «tout homme a deux patries, la sienne et la Syrie», illustre l'importance de ce pays sur le plan culturel mondial. Mais la crise qui frappe la Syrie depuis deux ans et demi a permis aux trafiquants et aux milices de tenter de saper l'identité culturelle de ce pays. En effet, des milliers de pièces archéologiques ont été pillées afin de les vendre dans les pays du voisinage à des prix bon marché.
Selon les informations de l'Interpol, certaines de ces pièces sont vendues dans les rues des pays du voisinage.
Le directeur de la direction des Antiquités et des Musées syrienne, Dr. Mamoun Abdel Karim, a

Selon ses propos tenus à Al-Ahednews, les pièces archéologiques ont été déposées dans des lieux sûrs, l'Interpol a été informé des objets pillés, certains musées et forteresses ont été munis d'engins d'alarme et le nombre des gardes ont été augmentés dans ces lieux.
«La coopération entre le ministère de la Culture et les services de sécurité a permis la restitution de plusieurs pièces pillées, saisies à Damas, Tartous, Tadmor, Homs, Hama, et à Deirezzor...», a-t-il ajouté.
Plusieurs pays sont complices dans le trafic des pièces antiques, notamment la Turquie, qui a facilité ce commerce illicite via ses frontières. Mais le Liban a été l'un des pays à avoir coopéré avec les autorités syriennes pour leur restituer les biens de la Syrie.
C'est ce qu'a affirmé M. Abdel Karim dans son discours. «Les autorités libanaises ont dernièrement arrêté certains membres des gangs impliqués dans ce genre de trafic, à la suite du rapport publié dans le Sunday Times. Ce rapport a été soumis à l'Interpol qui en a informé les autorités libanaises pour prendre les mesures nécessaires», a-t-il expliqué.
La directrice des Affaires des musées : La Turquie encourage le trafic alors que le Liban coopère
La directrice des Affaires des musées syriens, Hiba El-Sahel, a affirmé à notre site d'information que la Direction générale des Antiquités et des musées a récupéré 18 pièces de mosaïques, remises par la Direction des antiquités du Liban, après que le gouvernement libanais les a saisies en janvier 2012 au passage frontalier de Arida, en coopération avec le haut Conseil libano-syrien.
Mme el-Sahel a rappelé que la direction syrienne a saisi durant les années de la crise plus de 4000 pièces archéologiques avant leur passage au-delà des frontières syriennes. Ces biens comprennent des poteries, des pièces métalliques et des verreries, pillées de plusieurs sites archéologiques.
Elle a noté que les autorités compétentes ont réussi à saisir ces pièces aux frontières avec le

Selon ses propos, le Liban est le seul pays arabe à avoir coopéré et coordonné ses efforts avec les autorités syriennes dans le but de rendre à la Syrie ses propriétés. Alors que la Turquie a encouragé le trafic, voire elle était derrière des réseaux de trafiquants et de pilleurs.
Mme el-Sahel a confirmé les informations de l'Interpol concernant la vente des pièces archéologiques syriennes dans les rues de la Jordanie à des prix médiocres.
Concernant les musées, elle a précisé qu'un certain nombre limité a été cambriolé, à l'instar de ceux de Rekka, de Maara et de Hama, où une statue en bronze a été volée par des experts en la matière.
Selon elle, les opérations de pillage et de trafic sont menées par des réseaux et des gangs experts dans ce genre de commerce illicite, puisque les pièces volées sont soigneusement choisies selon leurs importances historiques.
Le chaos de sécurité a compliqué les faits
L'expert archéologique, Ahmad Tarqaji, a estimé que le chaos de sécurité qui sévit en Syrie et l'incapacité des autorités à surveiller les sites archéologiques ont augmenté le nombre des voleurs et des pillages et puis du trafic vers l'extérieur où les butins sont vendus à des prix exorbitants ou modestes.
Source : Al-Ahednews