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Le ministre syrien de la Justice dément l’utilisation des armes chimiques par l’armée

Le ministre syrien de la Justice dément l’utilisation des armes chimiques par l’armée
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Par Ali Abdallah

Maintes questions sont encore posées par les analystes sur les complications de la crise syrienne, dont récemment, celle de l'utilisation récurrente des armes chimiques dans quelques régions syriennes, notamment à Khan el-Assal et dans la Ghouta-est, surtout que le gouvernement syrien a annoncé avoir des preuves sur la responsabilité des milices armées de ces crimes...
Dans un entretien accordé à Al-Ahednews, le ministre syrien de la Justice, Najem el-Ahmad, a affirmé que nul ne pouvait croire aux allégations mensongères sur l'utilisation par l'armée syrienne des armes chimiques.

Le ministre évoque plusieurs preuves réfutant ces allégations.
«Nous devons nous rappeler que chaque fois qu'une réunion du Conseil de Sécurité était prévue pour débattre la crise syrienne, un massacre est perpétré par les groupes armés afin d'en attribuer la responsabilité à l'Etat syrien.

En plus, les autorités syriennes n'ont jamais ordonné à l'armée d'utiliser des armes lourdes, quelLe ministre syrien de la Justice dément l’utilisation des armes chimiques par l’armée serait alors le cas des armes que l'armée ne possède pas. Nous sommes sûrs que notre armée n'a jamais utilisé des armes de destruction massive. En outre, lors d'une enquête sur un crime, il existe des témoins et des preuves, ainsi que des satellites qui surveillent. Nul ne peut croire les mensonges lancés contre l'armée syrienne. Une commission d'inspecteurs internationaux se trouve actuellement à Damas pour mener une enquête. Cette commission jouit de la liberté d'action pour révéler la vérité au monde.»

Et le ministre syrien d'ajouter : «lorsque la Syrie accepte de recevoir une équipe internationale pour enquêter sur les armes chimiques, serait-il possible que son armée soit impliquée dans un tel crime? Supposons que l'armée était responsable, est-il logique qu'elle attend l'arrivée des enquêteurs à Damas pour utiliser les armes chimiques? La vérité est que nul ne s'attendait à l'arrivée des enquêteurs à Damas. Les rebelles prévoyaient un refus syrien de la mission des enquêteurs, ce qui serait une preuve pour condamner le régime. Mais avec l'arrivée des enquêteurs et la coopération du gouvernement syrien, la partie adverse a été plongée dans la confusion. Nous rappelons enfin que l'armée syrienne est encore forte et consistante et capable d'avancer dans toutes les régions, sans avoir besoin de recourir aux armes chimiques, même contre son ennemi, comment alors contre son propre peuple!».

Combien estimez-vous le nombre des combattants étrangers dans les rangs des rebelles et de quelles nationalités sont-ils?

Plusieurs pays arabes et étrangers ont facilité l'entrée illicite de combattants en Syrie. Les identités de ces derniers sont connues par les autorités syriennes. Certains d'entre eux ont été tués dans les opérations militaires. Certains autres ont été incarcérés. Les autorités ont permis à leurs proches, portant la nationalité britannique et française, de les visiter dans le tribunal de Damas(...). Ces combattants de différentes nationalités arabes et étrangères seront jugés équitablement, selon les règles judiciaires qui régissent les pays démocratiques. Ceux qui seront acquittés par la justice syrienne, seront expulsés vers leurs pays. Ceux qui seront inculpés, seront sanctionnés selon les lois syriennes en vigueur.

Vous n'avez pas évoqué le nombre des combattants étrangers en Syrie ou des détenus dans les prisons.

Le nombre des combattants étrangers en Syrie est estimé à des milliers. Alors que le nombre des détenus dans les prisons sera annoncé plus tard dans des déclarations officielles, sachant que certains d'entre eux ont été exposés à la télévision syrienne. Parfois on n'annonce pas les arrestations pour préserver la confidentialité de l'enquête. Nous attendons que la justice syrienne annonce officiellement le nombre des détenus. Vous pourrez alors les interviewer.

Récemment, la cour pénale syrienne a tenu une deuxième audience sur l'affaire de l'accusation contre les deux députés libanais Saad Hariri et Okab Sakr...Quel serait l'effectivité de l'accusation adressée par la justice syrienne contre ces deux personnes et seront-ils poursuivis par Interpole?

Toute plainte déposée auprès de la justice internationale ou syrienne a des objectifs. En effet, la Syrie a conclu des accords judiciaires avec le Liban depuis le mi- siècle dernier. Ces accords sont toujours en vigueur. Ils prévoient l'extradition des inculpés et le suivi des procédures judiciaires. Mais si une des deux parties manque à ses engagements, la justice syrienne poursuit la procédure judiciaire et notifie la deuxième partie des résultats, via les canaux officiels.

Tous au Liban et en Syrie sont au courant du rôle extrêmement dangereux joué par Okab SakrLe ministre syrien de la Justice dément l’utilisation des armes chimiques par l’armée et Saad Hariri et par d'autres personnalités libanaises. Ces personnes ont financé les actes terroristes qui ont couté la vie aux Syriens. Il était donc normal que la justice syrienne réponde aux procès intentés par l'ordre des avocats ou par les personnes lésées par ces crimes. Pour notre part, nous poursuivrons la procédure jusqu'au bout selon les dispositions de la Constitution, sachant que le pouvoir exécutif ne s'ingère point dans le travail de la justice. Personnellement, j'assure le suivi de l'affaire sans aucune intervention dans le travail des tribunaux en attendant le dernier mot prononcé par la justice. Et si le juge pénal syrien ordonne la remise des inculpés via Interpol, nous auront recours à cette organisation internationale conformément aux accords conclus avec le gouvernement syrien.

La coopération judiciaire est toujours en cours avec les pays arabes ou a-t-elle été affectée par le climat politique?

La coopération judiciaire avec les pays arabes n'a pas cessé, sauf avec deux pays ayant adopté des positions hostiles à la Syrie. Ces deux pays ont toutefois demandé de maintenir la coopération mais nous avons refusé la demande à cause de leur attitude hostile à la Syrie. En outre, la coopération judiciaire est toujours en cours avec tous les pays du monde.

Vous faites allusions à l'Arabie et au Qatar?

Ces deux pays sont connus par leur méthode hostile à la Syrie

Vous aviez parlé dans le passé des documents qu'avancera la Syrie durant la conférence de Genève 2. Quelle est la nature de ces documents

Lorsque notre délégation ira à Genève, elle présentera tous les documents qui appuient la position du gouvernement. Nous souhaitons qu'il y ait une véritable volonté d'aider la Syrie, à la suite des effets catastrophiques de la crise sur la société syrienne. Si ces pays avaient de bonnes intentions, les faits n'auraient dégénéré à ce stade en Syrie, surtout que certains jettent la poudre au feu du conflit (...).

Nous sommes prêts à aborder toutes les questions qui seraient posées à la conférence de Genève 2. Nous ne craignons de dialoguer avec quiconque. Plusieurs comités de juges indépendants ont été formés pour documenter tous les crimes qui ont eu lieu en Syrie depuis le début de la crise. Nous pointerons du doigt les parties responsables de ces crimes.

Le site d'information Al-Ahed pourra-t-il obtenir certains des documents précités?

Dès que les comités ad-hoc finiront leur travail, nous les divulguerons au monde entier. Le site Al-Ahed sera des premiers à obtenir des copies de ces documents qui seront traduits aux langues française et anglaise.

Source : Al-Ahednews


 

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