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La chasse aux voix: la nouvelle donne de la présidentielle française

La chasse aux voix: la nouvelle donne de la présidentielle française
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Soraya Hélou

Sans surprise, le premier tour de l’élection présidentielle française a montré qu’une grande partie des Français ont un rejet du chef de l’Etat actuel Nicolas Sarkozy, tout en restant favorables aux thèses qu’il n’a cessé de piquer au Front national, dirigé par Marine Le Pen. Toute la stratégie sarkozienne de se placer à la droite du Front national a ainsi montré ses limites, une bonne partie des électeurs de droite préférant la version originale à la copie.

Après le premier tour, le paysage électoral reste en tout cas un peu confus, donnant un avantage au candidat socialiste François Hollande au détriment du président sortant. Il est vrai que l’écartLa chasse aux voix: la nouvelle donne de la présidentielle française
entre eux reste limité (un peu moins que 2%), mais ce qui est le plus important, c’est que toutes les voix des autres candidats de gauche iront à Hollande, alors que les autres voix de la droite n’iront pas forcément à Sarkozy.

Forte de ses presque 20%, Marine Le Pen qui annoncera sa position officielle le 1er mai se laisse pour l’instant courtiser par les deux camps et ses exigences sont claires: elle veut un plan clair pour combattre l’immigration et donc en quelque sorte le ministère de l’Intérieur dans tout prochain gouvernement. S’il est difficile à Hollande de répondre à une telle exigence, Sarkozy peut la satisfaire mais à quel prix ? De toute façon, l’ensemble des voix du Front national n’iront pas à Sarkozy, le fondateur de ce Front, Jean Marie Le Pen ayant déclaré le 22 avril au soir, juste après le premier tour qu’il n’appellera pas à voter Sarkozy.

Le véritable problème pour les deux candidats du second tour, c’est qu’avec le taux élevé de la participation au premier tour, il est difficile de trouver de nouvelles voix. C’est pourquoi ils doivent piocher dans les réserves déjà existantes, en d’autres termes dans les voix du candidat du centre François Bayrou (à peu près 9%) et dans les voix du front national. Or, dans les deux partis, Sarkozy n’est pas populaire. Ce qui permet aisément de croire qu’il n’aura pas l’ensemble de ces voix même si les deux chefs de file donnent des instructions claires en ce sens. Ce qui d’ailleurs n’arrivera pas forcément. Dans ces conditions, François Hollande apparaît comme le candidat favori du second tour. Mais on ne peut pas pour autant dire que la partie est terminée.

Car le président Sarkozy s’est imposé comme un excellent candidat, un véritable orateur agressif et capable de mettre en difficulté son adversaire. C’est d’ailleurs pourquoi Hollande a refusé de mener dans l’entre-deux tours trois débats télévisés avec son adversaire, comme le réclamait ce dernier, se contentant d’un seul car il sait que Sarkozy est un excellent communicateur.

Voilà en gros le tableau électoral qui passionne actuellement une partie du monde arabe. Même si en réalité, il y a peu de chances d’un grand changement dans la politique étrangère de la France quel que soit le nouveau président. La gauche française es traditionnellement connue pour ses liens étroits avec "Israël" alors que Sarkozy a montré au cours de son quinquennat qu’il s’inscrivait totalement dans le sillage de la politique américaine et israélienne dans la région. Ce n’est donc pas un nouveau président en France qui va changer la donne au Moyen orient, mais bien la force de la ligne de la résistance et le rapport de forces intetrnationales…

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