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La police israélienne a utilisé le logiciel Pegasus pour espionner des «activistes» politiques, selon une enquête

La police israélienne a utilisé le logiciel Pegasus pour espionner des «activistes» politiques, selon une enquête
folder_openŒIL SUR L'ENNEMI access_timedepuis 8 mois
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Par AlAhed avec sites web

La police de l’occupation israélienne a utilisé le logiciel Pegasus de la société NSO pour espionner des «activistes» politiques, selon les conclusions d'une enquête publiée mardi.

Le site d'information Calcalist a révélé que l'ordre d'utiliser le logiciel espion sur des civils, notamment des opposants à l'ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou, a été donné aux plus hauts niveaux de la police sans intervention de la justice.

La police de l’occupation a démenti ces révélations tandis que le ministre de la «Sécurité publique» Omer Bar-Lev s'est dit «troublé» par ces informations, et a indiqué qu'il allait examiner le dossier pour s'assurer de sa légalité de l'usage du logiciel.

Les dernières années du mandat de l'ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou ont été marquées par des manifestations réclamant sa destitution après son inculpation pour corruption, fraude et abus de confiance, ainsi que par des protestations concernant sa gestion de la pandémie de coronavirus.

Son gouvernement a tenté à plusieurs reprises de solliciter la justice pour réduire l'influence de ces protestations, en vain.

Selon l'enquête de Calcalist, la police a également espionné un maire soupçonné de corruption à l'aide de l'outil controversé et l'a également utilisé pour rechercher d'éventuels délits sur les téléphones de civils peu méfiants.

Pegasus a été acheté par la police israélienne en 2013 et est devenu opérationnel sous le commandement de l'ancien commissaire Roni Alsheikh, nommé à l'époque par B. Netanyahou.

Seul un petit groupe de hauts responsables a été autorisé à ordonner l'utilisation de Pegasus, qui a donné des résultats considérables dans des enquêtes sur des crimes majeurs, notamment des meurtres et des cas de corruption.

Toutefois, l'utilisation non sanctionnée du logiciel a permis l'espionnage de civils et de proches collaborateurs de militants politiques sans aucune supervision des tribunaux.

Les informations obtenues par la technologie NSO auraient ainsi été utilisées par d'autres services d'enquête du gouvernement qui n'étaient pas toujours informés de leur source.

 

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