Prisons secrètes et tortures de la CIA : 54 pays ont collaboré

Les enlèvements et les tortures opérés par les Etats-Unis ont reçu le concours de nombreux Etats. En voici la liste.
Pas moins de 54 gouvernements ont contribué d'une façon ou d'une autre au programme d'enlèvements et de tortures de la CIA. C'est ce que révèle un rapport de l'Open Society Justice Initiative, une fondation créée par le milliardaire George Soros, rendu public mardi 5 février.
L'aide apportée à l'agence américaine a pris des formes diverses : présence d'une prison de la CIA sur son territoire, conduite d'interrogatoires, actes de tortures, abus, assistance à la capture ou au transport de détenus, autorisation de survol du territoire, atterrissages en secret…
"En participant à ces opérations, ces gouvernements ont violé aussi le droit intérieur et international et ont sapé les règles contre la torture" qui est "non seulement illégale et immorale mais aussi inefficace pour réunir des renseignements fiables", dénonce le rapport, intitulé "De la mondialisation de la torture".
Seuls trois pays de l'Union européenne (qui comptait alors 15 membres) ont refusé leur concours : le Luxembourg, les Pays-Bas et la France de Jacques Chirac.
Les 54 gouvernements :
Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Croatie, Chypre, , Danemark, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne Ethiopie, Finlande, Gambie, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Islande, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Jordanie, Kenya, Libye, Lituanie, Macédoine, Malawi, Malaisie, Mauritanie, Maroc, Ouzbékistan, Pakistan, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Somalie, Sri Lanka, Suède, Syrie, Thaïlande, Turquie, Yémen, Zimbabwe.
136 détenus, au moins
Les prisons secrètes de la CIA, où sont passés notamment les cinq accusés du 11-Septembre, actuellement détenus à Guantanamo, étaient en Thaïlande, Roumanie, Pologne et Lituanie.
Le rapport identifie 136 personnes qui ont été détenues ou transférées par la CIA. Certaines étaient des membres engagés du réseau Al-Qaëda, mais d'autres, nombreuses, ont été arrêtées par erreur lors du vaste mouvement de "lutte antiterroriste", mené à toute allure par l'administration Bush après les attentats du 11 septembre et maintenues en détention.
Les méthodes d'interrogatoires, autorisées sous George W. Bush, dont la simulation de noyade assimilée à de la torture, ont été largement "dénoncées" par le président Barack Obama.
Impunité
Mais, selon le rapport, les Etats-Unis n'ont enquêté que "de manière limitée" sur les mauvais traitements aux détenus et n'ont engagé aucune poursuite pénale. L'Italie est le seul pays où un tribunal a condamné des responsables pour leur implication dans ces opérations, le Canada est le seul pays à avoir présenté des excuses à une victime, et à avoir comme l'Australie, la Suède et le Royaume-Uni, versé des indemnités de compensation.
La CIA n'a pas commenté le rapport. "L'impunité dont les responsables jouissent aujourd'hui ouvre la voie à d'autres abus dans des opérations de contre-terrorisme", estime l'Open Society Justice Initiative.
Source: nouvelobs.com
Pas moins de 54 gouvernements ont contribué d'une façon ou d'une autre au programme d'enlèvements et de tortures de la CIA. C'est ce que révèle un rapport de l'Open Society Justice Initiative, une fondation créée par le milliardaire George Soros, rendu public mardi 5 février.

L'aide apportée à l'agence américaine a pris des formes diverses : présence d'une prison de la CIA sur son territoire, conduite d'interrogatoires, actes de tortures, abus, assistance à la capture ou au transport de détenus, autorisation de survol du territoire, atterrissages en secret…
"En participant à ces opérations, ces gouvernements ont violé aussi le droit intérieur et international et ont sapé les règles contre la torture" qui est "non seulement illégale et immorale mais aussi inefficace pour réunir des renseignements fiables", dénonce le rapport, intitulé "De la mondialisation de la torture".
Seuls trois pays de l'Union européenne (qui comptait alors 15 membres) ont refusé leur concours : le Luxembourg, les Pays-Bas et la France de Jacques Chirac.
Les 54 gouvernements :
Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Canada, Croatie, Chypre, , Danemark, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne Ethiopie, Finlande, Gambie, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Islande, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Jordanie, Kenya, Libye, Lituanie, Macédoine, Malawi, Malaisie, Mauritanie, Maroc, Ouzbékistan, Pakistan, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Somalie, Sri Lanka, Suède, Syrie, Thaïlande, Turquie, Yémen, Zimbabwe.
136 détenus, au moins
Les prisons secrètes de la CIA, où sont passés notamment les cinq accusés du 11-Septembre, actuellement détenus à Guantanamo, étaient en Thaïlande, Roumanie, Pologne et Lituanie.
Le rapport identifie 136 personnes qui ont été détenues ou transférées par la CIA. Certaines étaient des membres engagés du réseau Al-Qaëda, mais d'autres, nombreuses, ont été arrêtées par erreur lors du vaste mouvement de "lutte antiterroriste", mené à toute allure par l'administration Bush après les attentats du 11 septembre et maintenues en détention.
Les méthodes d'interrogatoires, autorisées sous George W. Bush, dont la simulation de noyade assimilée à de la torture, ont été largement "dénoncées" par le président Barack Obama.
Impunité
Mais, selon le rapport, les Etats-Unis n'ont enquêté que "de manière limitée" sur les mauvais traitements aux détenus et n'ont engagé aucune poursuite pénale. L'Italie est le seul pays où un tribunal a condamné des responsables pour leur implication dans ces opérations, le Canada est le seul pays à avoir présenté des excuses à une victime, et à avoir comme l'Australie, la Suède et le Royaume-Uni, versé des indemnités de compensation.
La CIA n'a pas commenté le rapport. "L'impunité dont les responsables jouissent aujourd'hui ouvre la voie à d'autres abus dans des opérations de contre-terrorisme", estime l'Open Society Justice Initiative.
Source: nouvelobs.com
Comments


Cameron en Inde: pas d’excuses pour un massacre britannique
depuis 12 années
Un sénateur américain: Les drones US ont tué 4700 personnes
depuis 12 années