Le Hamas condamne l’incursion d’un ministre «israélien» dans l’esplanade de la mosquée d’al-Aqsa

Par AlAhed avec PressTV
Le mouvement de résistance palestinien Hamas, a fermement condamné l'incursion d’un ministre «israélien» dans l’esplanade de la mosquée d’al-Aqsa, la qualifiant de «dangereuse provocation».
Le «ministre israélien de la Sécurité intérieure», Itamar Ben-Gvir et des colons sionistes ont pris d'assaut, ce mercredi 2 avril, l’esplanade de la mosquée d’al-Aqsa à l’est d’al-Qods occupée, dans une nouvelle provocation au milieu de la guerre en cours à Gaza.
Le Hamas a dénoncé dans un communiqué ce raid qu'il a considéré comme «une escalade dangereuse dans le cadre de la guerre génocidaire israélienne contre le peuple palestinien».
Il a appelé les Palestiniens à confronter unanimement à l'armée d’occupation «israélienne» pour défendre le lieu saint.
«Les tentatives de l’entité terroriste dirigée par le criminel de guerre Benjamin Netanyahu visent à judaïser la sainte mosquée d’al-Aqsa et à imposer un fait accompli à la ville sainte», avertit le Hamas.
Le communiqué appelle le peuple palestinien dont la jeunesse vaillante en Cisjordanie occupée à faire face plus solidaire que jamais à «cet ennemi arrogant partout dans le monde pour défendre notre terre et nos lieux saints».
Le mouvement de résistance palestinien a également appelé l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et la Ligue arabe à «prendre des mesures efficaces» pour mettre fin aux violations systématiques d’«Israël» contre la mosquée d’al-Aqsa.
Il s'agit de la sixième incursion du ministre «israélien» sur la noble esplanade de la mosquée d’al-Aqsa depuis qu'il a rejoint le «cabinet» de Netanyahu en 2022.
«Provocation délibérée»
Pendant ce temps, le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné l’incursion de Ben-Gvir, le fustigeant pour avoir «pris d'assaut» la zone.
Riyad a vivement condamné l'assaut de la mosquée d’al-Aqsa par le ministre «israélien» sous la protection de la police d'occupation, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Par ailleurs, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que cette décision «pourrait aggraver la situation déjà détériorée dans les territoires occupés de la Palestine, avec des conséquences catastrophiques sur la sécurité et la stabilité régionales».
La diplomatie égyptienne a souligné que «les tentatives d'Israël ne changeront pas la situation juridique et historique» ni le fait que Qods-Est occupée fait toujours partie du territoire palestinien en vertu du droit international.
Le ministère jordanien des Affaires étrangères a également condamné l'incursion de Ben-Gvir comme une «provocation délibérée» et une violation du «statu quo historique et juridique établi» de la mosquée d’al-Aqsa.
Il a souligné qu’«Israël n’a aucune souveraineté sur al-Qods occupée et ses lieux saints islamiques et chrétiens».
Pendant des décennies, un statu quo délicat a régi le culte et les visites sur l’esplanade de la mosquée d’al-Aqsa, autorisant uniquement les musulmans à prier dans ses cours et ses salles de prière.
Cette dernière incursion intervient après l'annonce par le ministre «israélien» de la Guerre Israel Katz d'une extension significative de l'offensive terrestre dans la bande de Gaza assiégée.
Il a déclaré que de vastes zones de la bande seraient occupées et que des évacuations massives de Palestiniens seraient mises en œuvre.
L'armée d’occupation a déjà lancé des avertissements d'évacuation aux Palestiniens de Rafah et de Khan Younès.
En réaction à ces plans funestes, les Palestiniens de Gaza se sont engagés à rester fermes face à l'agression «israélienne».