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L’Iran rejette le plan de Trump visant à « expulser » les habitants de Gaza hors de leur patrie

L’Iran rejette le plan de Trump visant à « expulser » les habitants de Gaza hors de leur patrie
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Par AlAhed avec sites web

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères  Esmaïl Baghaï a fermement condamné la proposition du président américain, Donald Trump, qui vise à expulser de force la population de la bande de Gaza vers la Jordanie et l’Égypte. Il a affirmé que les habitants de Gaza ne quitteront pas leur terre sous la pression politique.

Ces déclarations ont été faites mardi 28 janvier dans un message diffusé sur le réseau social X , en réponse aux récentes déclarations de Trump qui a suggéré que la relocalisation des Palestiniens vers des pays arabes comme l’Égypte et la Jordanie serait une solution pour « nettoyer » la région en proie aux conflits.

Baghaï a également souligné que le concept de « nettoyage de Gaza » s’inscrit dans le cadre d’un plan plus vaste d’éradication coloniale du peuple palestinien, qui s’appuie sur l’utilisation d’armements et de munitions fournis par les États-Unis, ainsi que sur leur soutien politique, de renseignement et financier.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que la guerre génocidaire menée par l'entité israélienne pendant quinze mois n’avait pas réussi à déloger les Palestiniens de leur terre ancestrale, insistant sur le fait que la pression politique et les manipulations démographiques ne sauraient les contraindre à s’en aller.

« Cette terre leur appartient, et ils ont consenti à d’énormes sacrifices pour y demeurer et continuer leur combat héroïque pour l’autodétermination et la liberté », a déclaré Baghaï.

Lundi, Donald Trump a réitéré son appel à la relocalisation forcée des Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée par la guerre, vers l’Égypte, la Jordanie et d’autres pays arabes, et ce, en dépit de l’opposition ferme du Caire et d’Amman à ce projet qu’ils qualifient de « nettoyage ethnique ».

Trump a prétendu que cette mesure pourrait contribuer à instaurer la paix en Asie de l’Ouest, à condition que l’Égypte, la Jordanie et d’autres pays arabes acceptent d’accueillir un nombre conséquent de réfugiés palestiniens.

Dans des propos provocateurs prononcés le 25 janvier, Trump a été le premier à évoquer l’idée de « nettoyer » le territoire palestinien sous blocus, qui, selon lui, est devenu un « chantier de démolition ».

Cependant, cette proposition a été catégoriquement rejetée par Le Caire et Amman, qui ont toujours été opposés à l’idée du déplacement les Palestiniens.

Près de 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été contraints de se déplacer à l’intérieur de leur propre territoire à cause de la guerre dévastatrice menée par "Israël", qui a débuté en octobre 2023. Ce conflit a entraîné la mort d’au moins 47 306 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants.

Le 15 janvier, "Israël" a été contraint à accepter un cessez-le-feu, après avoir constaté l’échec de ses objectifs militaires.

Parmi ces objectifs figuraient le retour des prisonniers israéliens, l’éradication de la résistance à Gaza, ainsi que le déplacement forcé de l’ensemble de la population de Gaza vers l’Égypte.

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