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Résolution 2735 du Conseil de sécurité…les États-Unis baissent les bras devant la Résistance palestinienne

Résolution 2735 du Conseil de sécurité…les États-Unis baissent les bras devant la Résistance palestinienne
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Par Donia Chames

Avec 14 voix en sa faveur et l'abstention de la Fédération de Russie, le Conseil de sécurité a adopté, lundi, la résolution 2735 (2024) proposée par les États-Unis et en vertu de laquelle les parties en conflit, «Israël» et le Hamas, sont invitées à suivre un plan de paix en trois étapes.

Le 28 mars 2024, pour la première fois depuis le déclenchement de l’offensive «israélienne» contre la bande de Gaza, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat entre les deux parties.

Cette résolution approuvée stipulait que le cessez-le-feu entre «Israël» et le Hamas doit être «immédiat» et «respecté par toutes les parties pendant le mois de Ramadan, afin de déboucher sur un cessez-le-feu durable».

Des gouvernements s'étaient opposés au caractère contraignant de cette résolution.

La résolution 2728 des Nations unies exigeait également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les captifs et garantissait l'accès de l'aide humanitaire à Gaza.

Depuis le 7 octobre, les États-Unis avaient opposé leur veto à trois résolutions de l'ONU contraignant «Israël» à cesser ses bombardements génocidaires. Ces vetos ont été opposés le 18 octobre, le 8 décembre et le 20 février, donnant à l’entité sioniste du temps pour poursuivre son offensive et parvenir à réaliser lesdits objectifs de la guerre.

Lundi, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2735, adoptée à la majorité de 14 voix, avec l'abstention de la Russie.

Cette résolution propose un cessez-le-feu complet en trois étapes pour mettre fin à la guerre à Gaza, sur la base de l’initiative modifiée du président américain, Joe Biden.

Le texte appelle «Israël» et le Hamas à l'appliquer dans son intégralité, sans délai ni condition.

Il précise que si les négociations pour la première étape prennent plus de 6 semaines, le cessez-le-feu se poursuivra tant que les négociations continueront.

Le texte de la résolution rejette toute tentative de changement démographique ou territorial dans la bande de Gaza, y compris toute mesure visant à réduire sa superficie.

L’application de la résolution 2735 devra avoir lieu selon trois étapes :

1- Cessez-le-feu immédiat et complet, libération des captifs, restitution des dépouilles, échange de prisonniers palestiniens, retrait des forces «israéliennes», retour des civils palestiniens, distribution efficace de l'aide humanitaire à Gaza.

2- Cessez-le-feu permanent en échange de la libération de tous les autres captifs et du retrait complet des forces «israéliennes» de Gaza.

3- Lancement d'un important plan de reconstruction de Gaza sur plusieurs années et restitution des dépouilles des détenus décédés.

Le mouvement Hamas a salué la teneur de la résolution du Conseil de sécurité, qui a insisté sur un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza et le retrait complet de l'armée «israélienne» de ce territoire.

Les factions de la Résistance palestinienne ont considéré que cette résolution n’aurait été approuvée sans la lutte légendaire du peuple palestinien qui a contraint les États-Unis à reconnaitre l’impossibilité de vaincre le Hamas et les mouvements de la résistance par l’option militaire.

Dans une allocution au Conseil de sécurité avant le vote, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré : «Nous attendons que le Hamas accepte l'accord de cessez-le-feu qu'il prétend vouloir. Car chaque jour qui passe, la souffrance inutile continue.» Une position en contraste avec celles déclarées par l’administration américaine depuis le début de la guerre.

Alors que le Premier ministre «israélien Benjamin» Netanyahu fait face à des frappes répétées, les médias américains ont révélé que l'administration américaine envisageait de conclure un accord séparé avec le mouvement Hamas, afin d'assurer la libération de 5 Américains détenus à Gaza.

Cette orientation américaine reflète le fait que l'administration du président Joe Biden, qui s'apprête à des élections présidentielles, a peut-être désespéré de la possibilité que Netanyahu aille vers un accord d'échange avec la résistance palestinienne.

Ainsi, les approches américaines depuis plusieurs mois confirment que le Hamas reste présent sur la scène et contrôle le lendemain de la fin de la guerre sur la bande de Gaza.

 

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