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Le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah à AlAhed: Le 25 mai est une manifestation de la puissance de la Résistance

Le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah à AlAhed: Le 25 mai est une manifestation de la puissance de la Résistance
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Par AlAhed

«C'est le jour où les Libanais ont vraiment goûté à l'indépendance», c'est ainsi que le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah, Hajj Hussein Khalil, décrit le 25 mai 2000. Selon lui, le mérite revient uniquement aux efforts des combattants et des héros, sinon tout serait resté soumis aux décisions internationales placées dans les tiroirs.

Selon Khalil, la libération de 2000 a couronné toutes les opérations de résistance et ses victoires.

Sur la question présidentielle, Khalil réitère à travers Al-Ahed la disposition du Hezbollah à un dialogue national menant à l'élection d'un président de la République, et rejette l'accusation d'avoir conditionné cela à son candidat déclaré, Sleiman Frangieh.

Al-Ahed a interviewé l’assistant politique du secrétaire général du Hezbollah, Hajj Hussein el-Khalil à l’occasion de la fête de la Résistance et de la Libération.

Vingt-quatre ans après ce jour historique, comment peut-on revivre cette journée et tout ce qui l'a précédée en matière d’exploits ?

Cette journée représente une manifestation de la force de la Résistance et de la patrie. La résistance et le mouvement des peuples contre l'occupant, quel qu'il soit, ont prouvé qu'ils peuvent accomplir un exploit, même après des décennies. Cette accumulation d'opérations de résistance a donné au Liban sa véritable face et en a fait un acteur dans les sphères politiques, internationale et mondiale. En ce jour, les Libanais ont ressenti pour la première fois depuis la déclaration de leur pays le véritable goût de l'indépendance. Le Liban a désormais une place sur la scène mondiale, sans quoi toutes les résolutions émises aux Nations Unies et au Conseil de sécurité, en particulier la résolution 425, ne seraient que du papier dans les tiroirs internationaux, inapplicables sans la résistance et les sacrifices de ses martyrs, ce qui a permis au Liban d'atteindre le rivage de la sécurité et de la fierté.

Dans notre monde contemporain, deux modèles se sont imposés à ce niveau : le premier au Liban en 2000 à la suite de la longue série des opérations de la Résistance islamique, et le second à Gaza en 2005 lorsque l'occupation "israélienne" s'est retirée sous la pression des opérations de la Résistance palestinienne à l'époque.

Avez-vous des souvenirs du discours détaillé prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, à Bint Jbeil, ou de ce qu'on a appelé le discours de la "Maison d'araignée" le 26 mai 2000 ?

Ce discours a jeté les bases de la phase suivante. Dans le passé, "Israël" constituait un monstre pour tout le monde arabe, surtout après les guerres menées pour libérer la Palestine ou les terres arabes en 1967. Israël était un épouvantail que tout le monde craignait, jusqu'à ce que la résistance arrive et prouve les propos de Sayyed Nasrallah, selon lesquels cette entité est plus fragile qu'une toile d’araignée ; Cela grâce au sang et à la volonté qui caractérise les combattants de la Résistance.

Que nous dites-vous des derniers jours de la libération et du retrait rapide des milices libanaises et des Israéliens ?

Le retrait des milices libanaises et des sionistes n’a pas été une surprise pour la résistance, mais elle n'était pas non plus au courant de la date exacte de ce retrait. Les frappes successives contre les positions de l'armée d'occupation et de ses forces supplétives ont conduit "l'ennemi" à "lever le camp" et à se rendre, déclarant son incapacité à continuer face à ces opérations. Nous suivions de près, et "l'Israélien" vivait dans un état de grande panique, sans donner à ses soldats et à l'armée de Lahed le temps de se préparer à la fuite. Ils étaient également choqués par le retrait, ce qui montre le désarroi qui les dominait.

*Il y a quelques jours, nous avons commémoré le martyre du grand leader de la résistance islamique, Sayyed Moustafa Badreddine, connu sous le nom de Sayyed Zoulfikar. Parlez-nous de son rôle dans la libération du Sud et de la Békaa ouest.

Quand nous parlons de Sayed Zoulfikar, nous évoquons une personnalité rare dans le travail islamique de résistance. Cet homme était passionné pour la résistance et le travail jihadiste depuis son plus jeune âge. Pour lui, l’action de résistance englobait toutes les organisations islamiques et tous les mouvements, c'est pourquoi on le voyait participer avec tous, partageant leurs préoccupations.

Lorsque le Hezbollah est devenu une structure officielle et organisée, Sayed Zoulfikar a joué un rôle très actif dans son parcours. Personne n'oublie son rôle dans l'opération d’Ansariyeh en 1997, où il a révélé les plans de l'ennemi, l'a devancé sur le terrain, lui a tendu des embuscades et lui a fait face avec force et bravoure. Il a également joué un rôle majeur en 1996 dans l'escalade des opérations contre l'ennemi.

Sayyed Zoulfikar a contribué à deux moments très importants dans l'histoire de la résistance : l'agression de 1993 et celle de 1996. Nous nous rappelons tous comment le Hezbollah est sorti victorieux de ces deux agressions, a établi le processus de dissuasion face à "Israël", et a consolidé l'équation de faire souffrir l'ennemi et ses infrastructures civiles lorsqu'il s'attaque aux civils. La libération de 2000 a été la consécration de toutes ces opérations et grandes victoires.

En ce qui concerne la guerre actuelle à Gaza et au Liban, pensez-vous que ce qui se passe sur ces deux fronts est un signe de la libération de la Palestine, ou s'agit-il d'une guerre limitée ?

Il ne fait aucun doute que l'opération "Déluge d’Al-Aqsa" a propulsé la cause palestinienne à un niveau beaucoup plus élevé. Je suis parmi ceux qui pensent que cette action jihadiste et l'ouverture d'un front majeur à Gaza et d'un front de soutien dans le sud du Liban jetteront les bases de la grande victoire que nous verrons un jour et où nous assisterons à la libération de la Palestine de la mer au fleuve.

Il n'est pas normal que le monde entier soit le théâtre d'une agitation à tous les niveaux politique, militaire, culturel, idéologique et estudiantin, et même dans les villes américaines, où fusent des appels en faveur de la Palestine, appelant à la condamnation des crimes odieux. Le peuple palestinien fait de grands sacrifices sur le chemin de la victoire et de la promesse divine.

Comment évaluez-vous le travail de l'axe de la résistance et son rôle dans le soutien aux factions palestiniennes dans le « Déluge d’Al-Aqsa" ?

Ce que fait l'axe de la résistance est excellent et très grand. Chacun selon ses capacités et ses responsabilités nationales, religieuses, islamiques et patriotiques, que ce soit au Liban-Sud avec le Hezbollah ou avec la résistance palestinienne à Gaza. Ce que fait le Hezbollah sur le front de soutien est un devoir qu'il doit assumer envers la cause palestinienne, car il ne peut pas rester spectateur face à ce qui arrive à Gaza.

De même, les Yéménites ont bien performé dans cette bataille, et le monde entier attend de voir ce qui se passe en mer Rouge, en mer Arabe et dans le golfe d'Aden. En Irak aussi, toutes les factions jouent un rôle très important envers Gaza, et les frères en Syrie apportent leur aide dans la mesure de leurs moyens.

Il y a un processus de complémentarité entre tous ces mouvements, et l'"ennemi israélien" ressent aujourd'hui l'ampleur de la lourde perte qu'il subit sur le plan militaire et économique en raison de l'intervention des mouvements de résistance dans la région pour soutenir Gaza.

Comment évaluez-vous les positions intérieures libanaises vis-à-vis du front du soutien libanais, sachant qu'il y a des voix qui approchent la question en mesurant les pertes humaines et matérielles ?

Au Liban, la question intérieure est complexe. Les questions les plus simples causent des divisions, alors comment en serait-il autrement pour la question du soutien au peuple palestinien ? Il y a de multiples tendances, et certains ne considèrent pas les Sionistes comme des ennemis ni pour eux ni pour les musulmans et les Arabes, et cela existe depuis 1982. L'action de résistance au Liban n'a pas réussi à obtenir un consensus au niveau libanais, mais la grande majorité bénit cette position courageuse, forte et louable, ainsi que la position du mouvement Amal dans cette bataille.

En matière de politique, de négociation et de communication, que pouvons-nous dire des messages que vous recevez de l'étranger concernant la guerre en cours dans le sud ?

Depuis le 8 octobre, nous recevons des contacts de nombreux pays européens de manière directe, et des Américains de manière indirecte. Tous ces contacts ont un seul objectif, à savoir paralyser le fusil qui tire sur les "Israéliens" depuis le sud du Liban et arrêter ce front d'une manière ou d'une autre. C'est la preuve à quel point l'ennemi est blessé et souffre de ce front. Ces messages contiennent parfois des avertissements et parfois des menaces "israéliennes". Nous traitons le sujet selon nos convictions et selon l'intérêt national supérieur du Liban, de son avenir et du peuple palestinien.

Il serait naïf de se tenir dans une position de spectateur et d'attendre que quelqu'un vous gifle, c'est pourquoi nous avons entrepris une action de soutien au peuple palestinien en premier lieu, et ensuite une action préventive et importante face à l'ennemi.

Quiconque souhaite envoyer ses messages, est bien reçu. Nous les écoutons mais nous agissons selon ce que nous estimons être dans l'intérêt du Liban et de la nation.

Est-il vrai que la France a informé le Hezbollah que "l'Israélien" allait bientôt entrer en guerre avec la résistance si elle ne cessait pas de soutenir Gaza ? Et quelle a été votre réponse ?

De tels messages peuvent être transmis. Sans la France, le ministre "israélien" de la Guerre, Yoav Gallant, et d'autres responsables sionistes, profèraient déjà des menaces contre le Liban et le menacent de destruction. "L'Israélien" comptera mille fois avant de commettre cette folie et d'oser étendre la guerre contre le Liban.

Dans le Sud, il y a une véritable guerre. L'ennemi connaît la réaction du Hezbollah et sa capacité à défendre le Liban s'il commet cette folie. Et cette réalité est l'un des principaux facteurs de dissuasion qui ont empêché "l'Israélien" d'étendre la guerre.

On parle toujours d'un affrontement militaire qui s'étendra cet été ou peut-être en septembre comme le disent les Sionistes, qu’en dites-vous ?

L'ennemi "israélien" est peu fiable. La partie adverse doit être présente, attentive, consciente et non pas indifférente à ces questions.

Que dites-vous de la relation avec les partenaires chrétiens et Bkerké ?

La relation était auparavant normale et naturelle. Parfois, son rythme baisse ou se renforce selon la situation politique et les événements dans le pays. Le dialogue n'a pas été interrompu avec tous, même dans les pires circonstances, à l'exception des Forces libanaises avec lesquelles nous n'avons aucun dialogue.

La relation n'est pas rompue avec le Courant patriotique libre, et il en va de même pour Bkerké malgré les grandes divergences à certaines étapes, mais le dialogue et les rencontres se poursuivent.

Concernant la présidence de la République, les accusations portées contre le duo national sont de ne pas être sérieux dans ses efforts pour élire un président de la République et de lier cette échéance à la guerre de Gaza. Comment répondez-vous à cela ?

Nous sommes les seuls à avoir annoncé un candidat nommé Sleiman Frangieh, et c'est notre droit ainsi que celui de toute partie au Liban. Mais ce qui n'est pas un droit, c'est de dire que nous ne voulons pas élire un président de la République. Dès le premier jour, nous avons œuvré pour que cette échéance soit accomplie, et nous avons été sérieux dans notre proposition, en invitant les autres à présenter leurs candidats.

Mais on vous accuse de plaider pour un dialogue sur le nom de Sleiman Frangieh uniquement ?

Ce n'est pas vrai. Nous n'avons refusé le dialogue avec personne. Au minimum, lorsqu'on appelle à un dialogue, il doit y avoir une table de dialogue avec un président, et non pas un salon de discussion. S'il y a un dialogue sérieux, il y aura bien sûr un président, une date et une invitation. Le président Nabih Berri a toujours pris en charge la gestion des dialogues, donc si le Parlement et ses membres veulent aller vers un dialogue, il est tout à fait naturel que le président du Parlement préside ce dialogue.

À tout moment, si le Hezbollah est appelé à un dialogue présidé par le président Berri, il y répondra certainement. Donc le Hezbollah ne fait pas obstacle à un quelconque dialogue lié à l'échéance présidentielle.

Dernière question : Qu'a perdu le Hezbollah avec le départ de sayyed Ebrahim Raïssi ?

Il a perdu un grand frère, un soutien puissant et un refuge dans les missions et les difficultés, un soutien à la cause palestinienne et au droit du Liban à libérer sa terre. Nous avons perdu un frère qui se tenait aux côtés des Libanais et des Palestiniens dans toutes les crises. Nous demandons à Dieu de compenser cette perte pour le peuple iranien, son commandement et pour nous et la nation islamique, avec une figure similaire à Sayyed Raïssi.

 

 

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