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A ses yeux… ’Khomeini était la Révolution’

A ses yeux… ’Khomeini était la Révolution’
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Nada Ahmad

« Dans sa robe brune, son turban noir couronnant la tête et sa barbe blanche, il a attisé chaque molécule dans le bâtiment et a attiré l’attention d’une manière qui a fait disparaitre toute autre chose ».

C’est ce que l’écrivain et le philosophe canadien Robin Woodsworth Carlsen a écrit pour exprimer le sentiment qu’il a éprouvé à première vue de l’Ayatollah Rouhollah Khomeini. Cette description ne se contente pas de reproduire le simple charisme d'une personne, mais elle se base sur la perception de la valeur d'une personne exceptionnelle par les filtres d'une autre, venant d'un environnement différent, d'une culture éloignée, ayant des croyances complètement divergentes et une autre vision du monde.

Le philosophe et poète canadien a écrit de nombreux livres et études, dont "l'Enigme d'un absolu: laA ses yeux… ’Khomeini était la Révolution’
conscience de Ludwig Wittgenstein", "les Ailes du bonhomme de neige", "l'Intelligence du Cœur", "Cérémonies de l'innocence", et plusieurs autres. Il avait écrit deux livres sur l’Iran avant cette rencontre. Le troisième livre parlant de l’Iran révolutionnaire est intitulé "un Voyage dans le ciel et l’enfer", d’où on a tiré ces extraits où il explique, par sa propre plume, son impression de la rencontre avec l’imam l'Ayatollah Khomeini.

Cet écrivain a manifesté une perception remarquable et unique parmi les écrivains et les journalistes occidentaux, à l'égard du sens de la révolution islamique de l'Iran, et de l'esprit qui a déterminé le cours de son évolution durant le leadership de l'imam. Sa perception est évidemment conditionnée par son propre développement spirituel, de même que ses perspectives esthétiques de l'histoire. Cependant, sa façon de raconter ses expériences vécues en Iran portaient sans doute l'empreinte d'une clarté spirituelle et d'une libération des idoles de l'occident. "Dès que la porte s’ouvra, j’ai éprouvé le sentiment d’un ouragan d’énergie déferlant par la porte. Dans sa robe brune, son turban noir couronnant la tête et sa barbe blanche, il a attisé chaque molécule dans le bâtiment et a attiré l’attention d’une manière qui a fait disparaitre toute autre chose", précise-t-il dans son livre. "Il était une masse de lumière jaillissante qui a pénétré dans la conscience de chaque personne dans la salle…".

Robin Woodsworth Carlsen avait rencontré l’imam Rouhollah Khomeini durant sa troisième visite en Iran en février 1982 après la victoire de la révolution islamique. Dans son livre, il relate les circonstances de cette rencontre. "La veille du 8 février, ils nous ont annoncé que l'imam dans sa résidence au Nord de Téhéran voulait s'adresser aux invités de la conférence", raconte-t-il. Même avant la rencontre, Woodsworth savait exactement la signification de cet évènement pour lui : il aurait finalement la chance de mesurer la valeur de cet homme directement : l'imam serait "exposé à l'examen minutieux" de ses sensibilités spirituelles critiques. "Maintenant, j'aurais l'occasion de juger moi-même", exprime-t-il.

"Tous les yeux étaient fixés sur l’imam, mais il n’y avait pas sur son visage la moindre trace d’égoïsme, de conscience de soi, même, si je peux dire, de dialogue intérieur ou de réflexion aléatoire… En dépit de l’intention forte et du sens absolu d’une rectitude sans compromis, il y avait le sentiment de quelque choseA ses yeux… ’Khomeini était la Révolution’
parfaitement paisible et harmonieuse qui a dicté les mouvements manifestes de ses mains, le son de raclement de sa voix, de son point d’attention", décrit-il. L’impression laissée par l’imam Khomeini sur cet écrivain canadien est évidemment unique. Ce qu’il décrit est l’expérience des milliers, voire des millions d’êtres humains qui ont eu la chance de rencontrer ce charisme, ce charme et cette foi émanant d’un disciple de l’Islam. Woodsworth Carlsen l’a simplement décrit d’une manière plus éloquente, et plus perfectionnée que les autres, au point que cette narration a pu constituer un témoignage et un document historique authentique.

Pour Woodsworth Carlsen, la caractéristique la plus distincte de la personnalité humaine qui accomplit une sorte "d'unité avec la conscience pure" est une réalité radieuse d'amour, un amour qui est simplement une réalité de cette harmonie, la réalité de la non-séparation, et de la coopération absolue des lois de l'univers dans le but du bonheur de chaque créature. Pour lui, ce sont les normes de l'évaluation de tous les saints. « Il ressemblait à l’ouragan. Mais tu pouvais immédiatement remarquer qu’il y avait un point calme en lui, bien que fort et influent. Il y avait une chose immobile dans son âme, mais cette immobilité a fait bouger un pays entier comme l’Iran».

Robin Woodsworth Carlsen a affirmé, dans son livre, que tous les soi-disant saints qu’il avait déjà rencontrés – le Dalai Lama, les moines Bouddhistes, les sages Hindou- ne possédaient pas la présence électrifiante de l’imam Khomeini. Il explique, à sa manière de journaliste occidental, la dimension de l’absolu qu’il a pu percevoir dans la personnalité du leader Rouhollah: « Pour celui qui peut voir et sentir, il n’avait point de doute à propos de son intégrité, ni à propos de la prétention… qu’il est allé au-delà de l’individualité normale (ou anormale) de l’être humain, pour s’installer dans l’absolu. L’absolu était déclaré dans l’air, dans le mouvement de son corps, dans le mouvement de ses mains. Il était déclaré dans la flamme de sa personnalité, dans le calme de sa conscience… C’était la personne la plus extraordinaire que j’ai jamais vue ».

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