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L’entité israélienne en 2021: défis existentiels et guerre sur plusieurs fronts

L’entité israélienne en 2021: défis existentiels et guerre sur plusieurs fronts
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Par AlAhed

L'an 2020 était une année de crises internes pour l'entité israélienne et celle de l'extension de la normalisation avec l'étranger.

A la suite de l'adhésion des Émirats, de Bahreïn, du Soudan et du Maroc, le nombre des pays qui reconnaissent l'entité sioniste est monté à 164 pays, du total de 193 pays.

L'administration du président Donald Trump a renforcé les potentialités de l'entité et sa confiance en ses capacités, par le soutien de ses projets et politiques d'extension, comme la reconnaissance de l'annexion du Golan syrien et d'Al-Qods orientale, le transfert de l'ambassade américaine de «Tal Aviv» à Al-Qods occidentale, et par l'approbation de la souveraineté israélienne sur les colonies juives dans la Cisjordanie.

Trump a également proposé un plan qui permet l'annexion de 30% davantage de la superficie de la Cisjordanie. Cependant, ce plan a été gelé temporairement, à la demande des Emirats, jusqu'à la signature de «l'accord de paix».

Plus tard, a été ouverte la voie aux relations avec les pays arabes et islamiques. Un fait jugé par les Israéliens comme un «exploit historique», qui ancre le statut d'«Israël» sur la carte de la région.

Le Premier ministre de l'ennemi, Benjamin Netanyahu, a réitéré le terme «historique», avec toute démarche concernant ces relations.

Ancrer la normalisation et l'élargir

Les Israéliens ont établi un lien entre les accords conclus avec les quatre pays arabes et la présence de Trump dans la Maison Blanche. Toutefois, ils craignent que l'administration de Joe Biden constitue un barrage devant le progrès dans la normalisation.

Lorsque les Israéliens ont évoqué ces appréhensions devant l'équipe transitoire de Biden, ils ont reçu des réponses floues, qui ont accentué leurs appréhensions.

En effet, le nouveau président des Etats-Unis avait salué les accords, mais souligné la nécessité de régler le conflit israélo-palestinien. Il a précisé qu'il ne se consacrera pas à ce conflit dans le moment actuel.

Pratiquement, les Israéliens craignent que cette position entrave le processus de la normalisation.

Cependant, «Israël» a entamé la bataille des nouvelles élections, les 4e durant deux ans.

Ces élections sont désormais une bataille de vie ou de mort politique par rapport au Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Cet homme affronte pour la première fois un véritable grand danger, de perdre son siège au pouvoir, en faveur d'une personnalité de la droite de la carte partisane. La perte du pouvoir pour lui, signifie la perte de sa liberté, puisqu'il est poursuivi en justice dans des affaires de corruption et pourrait être incarcéré.

Pour cette raison, il dirige sa bataille électorale avec toutes les armes disponibles. Une de ses armes, réside dans les «accords de paix» avec les pays arabes et islamiques.

A ce propos, il n'y a point de divergences en «Israël» sur le rôle de Netanyahu: tous saluent ses «exploits historiques». Ainsi, il œuvrera durant les trois prochains mois, auprès de Biden, pour fixer les relations avec les quatre pays arabes et puis pour élargir le projet afin d'englober davantage de pays.

On évoque les noms de dix autres pays au moins, pour entretenir des relations dans le processus de la normalisation.

Amélioration des relations avec l'Europe

Les relations avec les pays arabes et du Golfe sont une ultime priorité pour «Israël», mais sans ignorer ses relations avec l'Europe. Ces relations qui ont régressé à la suite du «Deal du siècle», et des autres démarches à Al-Qods et dans la Cisjordanie occupées. Ces démarches qui s'opposent au processus et aux exigences de «la solution des deux Etats».

Mais les relations israélo-européennes ont commencé à s'améliorer. Des responsables du «ministère israélien des Affaires étrangères» ont affirmé que les relations avec l'Union européenne se sont améliorées à la suite de la signature des accords avec les pays arabes précités, notamment à la suite de l'acceptation, par Netanyahu, de geler le plan d'annexer de nouveaux territoires de la Cisjordanie occupée à «Israël».

Ils ont affirmé que malgré l'expression de responsables européens de leur colère pour l'absence des conditions pour parvenir à une solution au conflit israélo-palestinien dans «les accords Abraham», ils abordent désormais ces accords comme étant un espoir pour le règlement de la crise.

Le «Jérusalem post», citant le «ministre des Affaires étrangères», Gabi Ashkenazi, a affirmé que les pays européens ont lié, durant des ans, l'amélioration des relations avec «Israël» au conflit avec les Palestiniens.

L'objectif du «ministère des AE» était de réduire les tensions et poursuivre le dialogue avec l'Europe, par la biais de règlement de «la question palestinienne».

Ashkenazi a affirmé que le «gouvernement israélien» tient à paver la voie aux négociations avec les Palestiniens. Il connait que le conflit avec eux est la base. Il s'est toutefois dit heureux du fait que les Européens réalisent que la partie palestinienne est également responsable du statu quo et ne coopère pas pour faire avancer les négociations.

«Nous sommes satisfaits que vous ayez un rôle qui convainc les Palestiniens de changer positivement leur position», a-t-il ajouté.

Anna Azari, directrice générale adjointe du «ministère des Affaires étrangères» pour les Affaires européennes, s'est exprimée devant les ambassadeurs, affirmant que «la réaction de plusieurs pays de l'Union européenne aux accords de normalisation était tiède».

«Quant à certains pays européens, les négociations avec les Palestiniens restent la question la plus importante, mais ils commencent à se rendre compte que la raison de l’absence de telles négociations est les Palestiniens eux-mêmes», a-t-elle ajouté.

L'accord nucléaire

Ancrer la normalisation et l'élargir, ainsi qu'améliorer les relations avec l'Europe ne sont pas les seuls défis. Il y en a d'autres plus imminents, évoqués dans l'évaluation stratégique 2021, publiée par «l'Institut des études de la sécurité nationale en Israël».

Ce rapport estime que les principaux défis de 2021 résident dans le retrait de l'Iran de l'accord nucléaire et l'approche de Téhéran du seuil des capacités nucléaires, dans le contexte de la poursuite de l'usure dans la «suprématie israélienne» en face de l'Iran qui avance dans son projet de missiles de grande précision, au Liban, en Syrie, en Irak et en Iran…

Guerre sur plusieurs fronts

-Déployer des efforts sécuritaires et politiques pour empêcher la guerre et recourir aux substituts pour réaliser les objectifs d'«Israël».

-Freiner la croissance militaire du Hamas et assener, peut-être, une frappe au bras militaire du mouvement, et se préparer à une éventuelle guerre sur plusieurs fronts.

-Renforcer l'autorité palestinienne qui représente une autorité légitime pour le prochain compromis.

-œuvrer pour intégrer la Jordanie et l'autorité palestinienne dans la coopération régionale.

-Poursuivre le travail contre l'installation iranienne dans en Syrie.

-Élargir le cercle de la normalisation entre «Israël» et ses voisins.

-Élaborer une politique en harmonie avec l'administration de Biden.

-Élargir la base des expertises dans les affaires chinoises tout en améliorant la gestion des périls face à ce pays.

-Préserver le dialogue avec Moscou.

En conclusion, «Israël» affronte en 2021 des crises internes existentielles et des dangers extérieurs décisifs.

Il n'est plus en mesure de contrôler les résultats, plutôt liés aux équilibres des forces, à la lumière notamment de la montée en puissance de l'axe de la résistance qui s'est imposé dans les conflits régionaux et internationaux.

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