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Cheikh Qassem: la position française en faveur de l’offense du prophète est «un cas d’animosité»

Cheikh Qassem: la position française en faveur de l’offense du prophète est «un cas d’animosité»
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Par AlAhed avec AlManar

Le vice-secrétaire General du Hezbollah cheikh Naïm Qassem a critiqué avec virulence la position française concernant la republication et l’affichage des caricatures de Charlie Hebdo offensant le prophète Mohammad (p).

«La position de la France qui incite à offenser le messager de l’humanité est le reflet d’un cas d’animosité  à l’encontre de l’Autre. Elle illustre un manque d’argument vis-à-vis de la noblesse et de la grandiose des préceptes de l’islam», a-t-il déclaré lors d’une cérémonie commémorant la naissance du prophète Mohamad (p) et la semaine de l’unité islamique, organisée dans la banlieue sud de Beyrouth.

«Les autorités françaises devraient cesser ces méthodes dangereuses car elles n’en récolteront que des pertes», a-t-il ajouté.

Cheikh Qassem a évoqué durant la cérémonie les exploits réalisés par le Hezbollah, rappelant «qu’ils sont le fruit du jihad, de la constance et de la bénédiction d’Allah».

«Ils sont basés sur la perspicacité des objectifs, la régularité et la droiture des positions», a-t-il ajouté.

Et de poursuivre: «Le Hezbollah a réussi dans sa résistance contre Israël qui constitue la pierre angulaire de l’injustice américaine mondiale. C’est la raison pour laquelle on voit les Etats-Unis user de tous leurs moyens, leurs pressions, leur argent, leurs médias, et leurs sanctions contre le Hezbollah. Mais ils ne parviendront pas à le vaincre. La résistance est devenue une école et une éducation pour les jeunes libres dans notre monde et les générations futures. La fausseté de l’exemple américain s’est dévoilée de par son racisme à l’intérieur des Etats-Unis et ses crimes qui circulent entre l’Irak, l’Afghanistan, le Yémen, la Syrie, le soutien à Israël contre la Palestine, au Liban et ailleurs dans la région».

Évoquant les 10 milliards de dollars dépensés par Washington au Liban, de l’aveu du vice-secrétaire d’état américain pour le Proche-Orient David Schenker,  pour soutenir leurs agents et leurs groupes, c’est la preuve, selon lui, «du niveau de la persévérance du Liban résistant et de sa constance, grâce auxquels il a expulsé l’occupant israélien humilié en l’an 2000, puis a triomphé face à la mobilisation internationale offensive dans la guerre de 2006 et grâce à l’équation Peuple-armée- résistance».

«Certains disent que les Etats-Unis font pression sur le Liban à cause du Hezbollah. Qu’a donc fait le Hezbollah. Il a défendu la terre et la dignité et aspire à l’indépendance. Alors que les Etats-Unis voudraient le Liban une cour arrière pour légitimer l’occupation israélienne et l’implantation (des Palestiniens, ndlr). C’est la raison pour laquelle notre rejet des politiques américaines est un rejet de l’offensive contre notre pays et le refus de la dépendance», a-t-il affirmé.

S’exprimant sur la formation du gouvernement, après la nomination de Saad Hariri à sa tête, la semaine passée,  le vice-secrétaire général du Hezbollah a rappelé qu’en octobre 2019, «le Hezbollah avait déclaré qu’il était hostile à la démission du gouvernement de Hariri, quoique nous estimions que la feuille de salut rédigée par son gouvernement nécessitait un travail acharné pour résoudre les crises économique et sociale et pour frapper le système de corruption».

«Le secrétaire général du Hezbollah l’avait dit clairement nous refusons la démission en raison de ses séquelles. Et quelle a donc été le résultat ? Les démarches de la solution sont toujours les mêmes, quand bien même les titres ont changé ainsi que certain détails partiels», a-t-il souligné.

Selon lui il faut «mettre un terme à deux sortes de corruption. La corruption de ceux qui profitent du pouvoir dans ses différents niveaux, et la corruption parrainée par les Etats-Unis par le biais des groupes qui leur sont affiliés, par les pots-de-vin, le chaos et les zizanies semées, et le torpillage des ressources de notre pays».

Cheikh Qassem a émis l’espoir que le prochain gouvernement puisse être formé le plus tôt possible et obtenir le vote de confiance de la plupart des catégories et des blocs parlementaires.

Et de conclure: «Nous sommes positifs et ouverts aux démarches qui mènent la formation du gouvernement, à la base d’un programme salutaire économique, social et financier, celui-ci se doit de mettre un terme à la dévaluation de la monnaie nationale, freiner les hausse des prix, ouvrir des horizons pour le travail des jeunes, bénéficier du soutien international dans le cadre des réformes,  fermer les voies de la corruption, récupérer l’argent pillé, restituer leurs droits aux dépositaires (dans les banques, ndlr) et résoudre la crise sanitaire résultant du coronavirus».

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