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Soudan: les généraux veulent un plan commun Ethiopie-UA pour la transition

Soudan: les généraux veulent un plan commun Ethiopie-UA pour la transition
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Par AlAhed avec AFP

Le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a réclamé dimanche un plan «commun» du médiateur éthiopien et de l’Union africaine pour dessiner les grandes lignes de la transition, exprimant des réserves sur une proposition présentée par Addis-Abeba.

Après plusieurs mois de manifestations qui ont poussé en avril l’armée à destituer le président Omar el-Béchir, le Soudan est le théâtre d’un bras de fer entre le Conseil militaire de transition qui a succédé à M. Béchir et les chefs du mouvement de contestation qui exigent le transfert du pouvoir aux civils.

Samedi, les représentants de la contestation ont accepté la proposition du médiateur éthiopien qui selon eux prévoit la formation d’une instance majoritairement composée de civils pour diriger la transition.

Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a assuré dimanche que le plan éthiopien était «différent» d’une autre initiative présentée par l’Union africaine, sans évoquer les détails des deux documents.

Il a critiqué le retard pris selon lui par le médiateur éthiopien pour présenter son plan au Conseil militaire qui n’en a eu connaissance que jeudi.

Le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, a rencontré le médiateur éthiopien et celui de l’UA, a précisé le général Kabbachi. Il a souligné qu’«il vaudrait mieux que les efforts des médiateurs se concentrent sur la préparation d’un document commun, pour rapprocher les points de vue», selon le général.

La contestation réclame toujours la cession du pouvoir aux civils

Les protestataires soudanais demandent depuis des semaines au Conseil militaire de céder le pouvoir aux civils mais les négociations ont été suspendues le 20 mai, chaque camp voulant prendre la tête d’une future instance de transition.

Avant la rupture des pourparlers en mai, les deux parties s‘étaient mises d’accord sur une période de transition de trois ans.

Ils avaient également convenu d’un Parlement de transition occupé aux deux tiers par l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation. Ces derniers jours, le Conseil militaire a aussi critiqué ce partage.

La tension est montée d’un cran depuis le 3 juin et la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée.

Au moins 128 personnes ont été tuées dans l’opération et la répression qui s’est poursuivie les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Les autorités ont évoqué un bilan de 61 morts. Le Conseil militaire a assuré ne pas avoir ordonné la dispersion. Le lendemain de la dispersion, il avait annoncé l’annulation de toutes les mesures sur lesquelles les deux camps s‘étaient mis d’accord.

 

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