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Michael Springmann à Al-Ahed : Trump n’avait absolument aucun droit de donner le Golan à «Israël»

Michael Springmann à Al-Ahed : Trump n’avait absolument aucun droit de donner le Golan à «Israël»
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Par AlAhed

Dans une interview exclusive accordée au site al-Ahed, Michael Springmann, ancien responsable au bureau des visas américains à Jeddah, deuxième ville d'Arabie saoudite, a fait état d'une série d'arrestations inouïes menées à la monarchie saoudienne, dont dernièrement l’arrestation de deux citoyens américains, déplorant le mutisme de l’administration américaine.   

Dans une interview exclusive accordée au site al-Ahed, Michael Springmann a condamné la détention de sept activistes saoudiens, dont deux citoyens américains, dans le cadre de la première vague d’arrestation de dissidents saoudiens après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en octobre dernier.

Springmann a critiqué le silence du président américain Donald Trump face à l’arrestation de citoyens américains.

S'exprimant le 7 avril à Washington, l'ex-diplomate américain a déclaré que "l'attitude de Trump" face à l'enlèvement de citoyens américains explique toute son attitude à l'égard de son pays en particulier et du reste du monde en général».

«Trump est obsédé par l'argent saoudien plutôt que par la réalité des faits», soulignant que si les fonds ne vont pas à Trump personnellement, ils iront certainement à ses amis les grandes entreprises et aux usines d’armes. Il a noté que Trump se souciait plus de l'argent que du peuple ou des droits civils.

Springmann a de plus fait remarquer que la déclaration de Trump concernant les hauteurs du Golan était insensée et qu'elle constitue une violation à la résolution de l'ONU.

"Trump n'avait absolument aucun droit d’annexer les hauteurs du Golan à «Israël», l'entité d'apartheid. Ce n'était pas un territoire américain, mais syrien.

Il était clair pour tout le monde que l'entité «israélienne» avait occupé les hauteurs du Golan en 1967, renchérit Springmann, affirmant que le monde entier rejetait les revendications « israéliennes ». L'entité sioniste a occupé cette terre par la force, rappelle Springmann, selon lequel la seule solution disponible pour régler cette question est la solution pacifique, « en vertu du droit international, les frontières nationales sont déterminées par la négociation diplomatique et non par la conquête ».

L'ancien diplomate a en outre admis que Trump fait fi de l'opinion des musulmans et des Arabes à propos d'Al Qods, car il ne donne aucun intérêt aux musulmans ni aux arabes.

«Il est entouré de sionistes, même au sein de sa propre famille ; c'est un narcissique qui se moque bien de tout le monde sauf de lui-même ; il méprise les musulmans et les Arabes. Il suffit de regarder sa politique d'immigration», a ajouté Springmann.

Concernant l’avenir de la crise américano-israélienne et s’il était possible que le prince héritier saoudien s’engage dans une guerre contre l’Iran, Springmann a minimisé l’éventualité d’une guerre.

«Tous les pays cités sont faibles et assez lâches pour déclencher une guerre contre l'Iran», a-t-il déclaré, soulignant que les Etats-Unis étaient fermement sous l'emprise des sionistes et travaillaient d'arrache-pied pour imposer de plus en plus de sanctions à la République islamique.

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