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Vers un gouvernement militaire en Algérie ?

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Par Touba Arar, AlAhed

Après le renoncement d’Abdelaziz Bouteflika à briguer un 5e mandat, et le prolongement de son 4e mandat, la situation en Algérie fait planer le doute et ouvre la voie aux incertitudes concernant l’évolution des faits.

Dans une interview effectuée par le site AlAhed, une source  algérienne informée a estimé, sous le couvert de l'anonymat, que la situation actuelle en Algérie suscite des inquiétudes. D’une part, le régime essaie de resserrer son emprise pour éviter des divisions dans son rang. D’autre part, l’opposition n’a pas réussi à unifier ses rangs. Selon cette source, le grand nombre d’Algériens ayant manifesté, ont dirigé leur mouvement contre le régime et l’opposition à la fois. En effet, l'opposition prétend qu'elle est unie mais la réalité est tout à fait autre, puisque celle-ci est formée de plusieurs courants politiques divergents.

Le régime, de son côté, a dit avoir pris des mesures pour répondre aux réclamations des manifestants, annonçant de  grandes réformes sur la composition du gouvernement et reportant la présidentielle. Mais ceci n’a pas été vu d’un bon œil de la part de l’opposition, qui y a trouvé une volonté de la part de  Bouteflika de rester à son poste sine die. Ce prolongement du 4e mandat est ainsi devenu la raison principale pour la poursuite des manifestations selon des opposants.

Au sujet de la durée possible des manifestations et de l’horizon pour sortir de la crise, la source a indiqué que le régime devrait adopter  des mesures de réformes en organisant  une Conférence à l'issue de laquelle un nouveau président sera élu et un plan de sortie de la crise sera mis en place. 

La visite faite par le vice-ministre de la Défense et commandant suprême des forces armées Gaïd Salah chez Bouteflika laisse penser à la possibilité d’un plan B en cas d’échec de la réforme gouvernementale, et peut-être à un gouvernement militaire,  avance ladite source.   

Cette dernière a par ailleurs signalé que certaines voix de l’opposition, avaient réclamé une période de transition en l’absence d’un président, ce qui pose aussi des questions sur de "liens possibles avec des parties extérieures qui ne souhaitent pas un règlement de la crise en Algérie ».

Alors que le président français Emmanuel Macron a appelé à « une transition d’une durée raisonnable », la question qui se pose est : qui est la personne censée diriger cette période ? Prenant en compte les divisions au sein du régime et ses tentatives de diriger cette période transitoire d'une part, et les divergences dans les rangs de l'opposition de l'autre, la conjoncture politique dans ce pays demeure incertaine et il parait difficile d'anticiper une solution rapide à la crise.

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