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Nasrallah aux yeux des «Israéliens»

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Par Mostafa Khazem

«Nous consacrons cette soirée à Hassan Nasrallah, non par amour, mais parce qu’il est notre ennemi le plus redoutable et le plus fabuleux de tous. Hassan Nasrallah, qui a fait du Hezbollah l’une des organisations terroristes les plus puissantes et les plus riches du monde. Aucun ennemi arabe n’a pu attirer l’attention du public israélien comme l’a fait Hassan Nasrallah. Il est le seul dirigeant arabe à avoir eu autant d’importance, et nous, les Israéliens, l’écoutons et le croyons. Le Secrétaire général du Hezbollah le sait et l’exploite de manière excellente pour semer la peur et la terreur.» C’est avec ces mots, qu’a présenté l’animateur Guy Zaohar le documentaire «l’analyse de Nasrallah».

D’un lieu souterrain, via une caméra professionnelle présentant des images de la plateforme et de l’archive montrant le secrétaire général du Hezbollah en plein air, le canal 11 «Kan» hébreu a diffusé un documentaire majoritairement en noir, dans lequel les orateurs étaient plongés dans l’ombre. Le documentaire a présenté aussi des extraits des discours clés du secrétaire général du Hezbollah, à des dates, et des événements différents qui montrent -contraires à ce que voulaient les animateurs du documentaire- le courage et la force et la fermeté de la position de Nasrallah révélant ainsi à quel point ses paroles et ses expressions sont gravées dans la conscience du public israélien.

Ehud Olmert, Ehud Barak, Moshe Yaalon, des spécialistes médiatiques et des experts militaires et sécuritaires, ont tous convenu que Nasrallah connaissait en détails la situation de l’entité sioniste, et se servaient des événements internes pour prouver la justesse de son opinion et de sa logique, en s'appuyant sur les paroles de ceux qui ont été interrogés dans ce documentaire.

Olmert et la chute dans le piège de Nasrallah

Après l’introduction, ce sont les interviews qui ont commencé. Le premier interlocuteur était l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, le grand perdant de la seconde guerre du Liban et le condamné pour corruption. «Nous sommes tombés dans le piège médiatique de Nasrallah. Nous avions eu tort de diffuser ses discours pendant la guerre de 2006 comme s’il était notre ministre des affaires étrangères ou notre Premier ministre, ce qui lui a permis de semer le doute chez nous.»

Cette déclaration intervient après plusieurs sondages menés dans l’entité sioniste dont les résultats avaient confirmé que les colons croyaient Sayyed Nasrallah plus que leurs dirigeants, car «il disait toujours la vérité».

Olmert a également signalé, le suivie des événements par sayyed Nasrallah. En évoquant le fameux discours «toile d'araignée» lancé en 2000, Olmert a déclaré que «le retrait désenchanté et désorganisé du Liban en 2000 était à la base du discours prononcé par Nasrallah».

L'un des experts interviewé dans ce documentaire a également affirmé qu’«en 2000 Nasrallah a apparu face au public arabe comme un héros, ayant pu chasser l'occupation de son territoire, et depuis il fut le plus grand vainqueur.»

Barak : Nasrallah ne doit pas être sous-estimé

Ehud Barak, ancien Premier ministre et ministre de la Guerre, qui a été chassé du sud Liban en 2000, dans la déception, a souligné que «Nasrallah représentait sans aucun doute un autre type d’ennemi pour Israël, un chef qu’il ne faut pas sous-estimer, doté d’un talent exceptionnel en politique».

Eyal Ben-Reuven, ancien commandant des forces du Nord, a déclaré que «c'est un ennemi acharné, cruel et digne d'appréciation. C'est un homme éduqué, qui nous analyse et nous connaît bien.»

Yaalon, la libanisation de Nasrallah du Hezbollah

L'ancien ministre de la Guerre Moshe Yaalon a traité la dimension singulière de Nasrallah en terme d'identité, d'appartenance et d'action qui s'est concentré sur l'obtention de la légitimité libanaise et internationale des opérations de résistance contre «Israël» et sur la stratégie qu'il a utilisée pour confirmer cette identité. «Nasrallah a stigmatisé notre présence au Liban en tant qu’«Occupation» en répétant constamment le terme ... occupation ... occupation.»

Il a également évoqué les capacités de son Eminence notant que «c’est une personne qui ne compte pas seulement sur ses conseillers». «Certes, lorsque nous étions encore dans la ceinture de sécurité (sud Liban), nous avons réalisé que c’était un ennemi qui nous comprenait mieux que les autres, il était intelligent, et pouvait exploiter ses atouts ainsi nos faiblesses, il travaillait d’une manière digne d’appréciation, il est intelligent dans tous les domaines.»

Les experts sionistes ont parlé de la créativité de sayyed Nasrallah et ses nombreuses méthodes médiatiques dans la diffusion de scènes de combats notant qu’«aucune organisation n’a le niveau du Hezbollah dans cette domaine».

Le documentaire a évoqué Hadi Nasrallah, le fils du secrétaire général, réfutant toutes les rumeurs concernant sa mort et affirmant qu’il est bien tombé en martyre lors des combats contre l’ennemi sioniste comme l’a signalé l’un des commentateurs. «Nasrallah n'est pas un dirigeant qui envoie son fils dans des universités étrangères, mais il l’a envoyé plutôt sur le champ de bataille».

Les experts sionistes n'ont rien dit de nouveau sur la connaissance de Nasrallah de la situation de l'entité, de sa structure et de la pensée de ses dirigeants. Le chef du contreterrorisme au sein de la Division des opérations, le Colonel Ronen Cohen, a noté que «personne n’a pu, nous étudier, nous comprendre et nous analyser comme l’a fait Nasrallah. Si tu veux la victoire tu dois bien étudier et comprendre les faiblesses de ton ennemi…». Ces paroles confirment encore une fois que ce qui gêne les sionistes est qu’un arabe a pu prendre le relai, et prouver sa supériorité ce qui est en contradiction avec l’image des arabes dans les médias et de la pensée des sionistes.»

En ce qui concerne l'avenir de l'entité usurpatrice avec Nasrallah, le général de brigade des forces du Nord, Chico Tamir, a déclaré que «Nasrallah était bien conscient qu’il ne pourrait pas remporter la victoire dans les vallées du sud du Liban, mais qu’il devait la remporter dans la conscience et l’esprit».

Dans ce contexte, les experts ont poursuivi ce que les médias ont appelé l'excès de force de la société de la résistance, soulignant que sayyed Nasrallah a réussi «à bâtir une société forte», révélant qu'à l’époque où sayyed Nasrallah sait tout sur eux, «nous ne savions rien de lui». «Aujourd’hui Hassan Nasrallah est la plus grande menace pour Israël au Moyen-Orient… Avec le temps, nous avions compris le pouvoir et la force de cette personne !», conclut l’animateur du programme Zohar.

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