L’été brulant frappe le rif nord d’Alep

Le calme qui a prévalu sur les fronts du nord d'Alep avant la présidentielle syrienne, n'avait aucun rapport avec les préparatifs pour la journée de vote qui a abouti à la réélection du président Bachar Assad pour un troisième mandat. Ce calme était plutôt tributaire des préparatifs logistiques en cours sur le terrain, en prélude au lancement d'une opération militaire large à partir de l'ouest de la prison centrale d'Alep et dont les objectifs atteignent les profondeurs des postes des rebelles dans le rif nord-ouest de la ville. Cette opération annonce en effet un été embrasé dans les zones des opérations militaires.
Cette bataille décisive a été lancée par des centaines de soldats professionnels des unités de la
défense et des forces spéciales syriennes. Ces militaires ont été équipés d'arsenaux modernes et d'équipements nécessaires à des batailles de longue durée. Une puissante couverture de feu sera assurée par la brigade commandée par le colonel Souheil el-Hassan, chargée des opérations spéciales dans le rif nord d'Alep et par les forces d'appui commandées par l'un des hauts responsables militaires du rif de Damas (son nom n'a pas été encore annoncée). Tout ce potentiel a été mis à la disposition du chef des opérations dans cette région dans le but de réaliser des objectifs qui auraient des effets encore plus forts que ceux de l'opération de la prison centrale d'Alep.
La première offensive a été lancée sur les collines «Hendrat», où les rebelles ont perçu de nouveaux types de roquettes et d'obus ainsi que des raids intensifs menés par l'armée syrienne de l'air. Les chefs militaires ne prévoient pas une fin proche des opérations du pilonnage préliminaire. Ils savent que cette opération sans précédent dans les profondeurs des fiefs des rebelles et près de la frontière turque, sera décisive dans la bataille de la totalité du rif nord d'Alep.
Un des commandants de ce front, le colonel Suheil el-Hassan, surnommé «le Tigre» et qualifié dans les journaux britanniques par Robert Fisk «de soldat préféré de Bachar Assad», ne se dissimule plus derrière ses réalisations militaires. Il a affirmé au journaliste Fisk qu'il n'a pas rencontré son fils il y a quatre ans, lorsque l'enfant avait deux ans, alors qu'il est âgé en ce moment de six ans. Il a assuré que la Syrie était sa maison, jurant qu'il ne verra son fils qu'une fois la victoire remportée. «Peut-être je mourrais avant de le voir», a-t-il dit.
Le colonel «Tigre» qui commande les opérations sur le front a évoqué la campagne militaire qu'il avait dirigée de Hamah vers Alep. Il a précisé avoir tenté de convaincre les combattants d'Al-Nosra, de l'EIIL et de l'opposition de se rendre, puisqu'ils n'avaient pas d'autres choix. «J'essaye de les convaincre d'un deuxième choix, autre que la guerre et la destruction. Des centaines se sont rendus, mais ils ont cru que nous complotons contre eux et ont tenté de nous agresser plus tard», a-t-il expliqué.
El-Hassan, ce chef militaire que craignent les rebelles, semble avoir précisé les objectifs de la nouvelle opération militaire. Il constate que le front est désormais sous son pouvoir. En effet, l'avancée des unités militaires de la brigade des missions spéciales, assistées par les unités de défense commandée par un chef en provenance du rif de Damas, et le début de l'opération sur les collines Hendrat, ces faits signifient que le colonel utilise de nouveau son propre style, consistant à épuiser l'adversaire dans des axes déterminés et puis modifier les plans de combat pour le contourner dans une opération imprévue, même par les experts militaires les plus éminents.
De fait, passer outre les collines Hendrat sans y entrer signifie que les chefs militaires projettent éloigner leurs forces de la guerre d'usure dans les blocs résidentiels. On estime que l'objectif serait d'effectuer une percée à partir de Bachkoy, passant par les villages de Hayyan et Bayanoun et d'autres, arrivant enfin à Nebbol et Zahraa. Si ce scénario semble très optimiste, il n'est plus impossible suite aux opérations menées par ces unités tout au long de la route allant de Hamah vers Alep.
Au pire des cas, on s'attend à ce que cette opération disperse la force des rebelles déployés sur une large superficie qui s'étend de la ville industrielle vers le rondpoint Layramoun et le Castillo dans le sud, et vers l'école de l'armée de terre dans l'est. Cette opération créerait aussi une nouvelle ligne de feu dans le milieu des axes de combat de manière à obliger les rebelles à réexaminer leur déploiement sur le terrain dans le but de couvrir de nouveaux axes et d'établir de nouvelles lignes de défense encore non envisagées.
L'armée syrienne aura l'avantage de la prise de l'initiative et de l'offensive, soutenue par une puissante couverture de feu terrestre et aérienne et par plusieurs surprises que les chefs militaires réservent pour les heures cruciales.
Source : Al-Ahednews
Cette bataille décisive a été lancée par des centaines de soldats professionnels des unités de la

La première offensive a été lancée sur les collines «Hendrat», où les rebelles ont perçu de nouveaux types de roquettes et d'obus ainsi que des raids intensifs menés par l'armée syrienne de l'air. Les chefs militaires ne prévoient pas une fin proche des opérations du pilonnage préliminaire. Ils savent que cette opération sans précédent dans les profondeurs des fiefs des rebelles et près de la frontière turque, sera décisive dans la bataille de la totalité du rif nord d'Alep.
Un des commandants de ce front, le colonel Suheil el-Hassan, surnommé «le Tigre» et qualifié dans les journaux britanniques par Robert Fisk «de soldat préféré de Bachar Assad», ne se dissimule plus derrière ses réalisations militaires. Il a affirmé au journaliste Fisk qu'il n'a pas rencontré son fils il y a quatre ans, lorsque l'enfant avait deux ans, alors qu'il est âgé en ce moment de six ans. Il a assuré que la Syrie était sa maison, jurant qu'il ne verra son fils qu'une fois la victoire remportée. «Peut-être je mourrais avant de le voir», a-t-il dit.
Le colonel «Tigre» qui commande les opérations sur le front a évoqué la campagne militaire qu'il avait dirigée de Hamah vers Alep. Il a précisé avoir tenté de convaincre les combattants d'Al-Nosra, de l'EIIL et de l'opposition de se rendre, puisqu'ils n'avaient pas d'autres choix. «J'essaye de les convaincre d'un deuxième choix, autre que la guerre et la destruction. Des centaines se sont rendus, mais ils ont cru que nous complotons contre eux et ont tenté de nous agresser plus tard», a-t-il expliqué.
El-Hassan, ce chef militaire que craignent les rebelles, semble avoir précisé les objectifs de la nouvelle opération militaire. Il constate que le front est désormais sous son pouvoir. En effet, l'avancée des unités militaires de la brigade des missions spéciales, assistées par les unités de défense commandée par un chef en provenance du rif de Damas, et le début de l'opération sur les collines Hendrat, ces faits signifient que le colonel utilise de nouveau son propre style, consistant à épuiser l'adversaire dans des axes déterminés et puis modifier les plans de combat pour le contourner dans une opération imprévue, même par les experts militaires les plus éminents.
De fait, passer outre les collines Hendrat sans y entrer signifie que les chefs militaires projettent éloigner leurs forces de la guerre d'usure dans les blocs résidentiels. On estime que l'objectif serait d'effectuer une percée à partir de Bachkoy, passant par les villages de Hayyan et Bayanoun et d'autres, arrivant enfin à Nebbol et Zahraa. Si ce scénario semble très optimiste, il n'est plus impossible suite aux opérations menées par ces unités tout au long de la route allant de Hamah vers Alep.
Au pire des cas, on s'attend à ce que cette opération disperse la force des rebelles déployés sur une large superficie qui s'étend de la ville industrielle vers le rondpoint Layramoun et le Castillo dans le sud, et vers l'école de l'armée de terre dans l'est. Cette opération créerait aussi une nouvelle ligne de feu dans le milieu des axes de combat de manière à obliger les rebelles à réexaminer leur déploiement sur le terrain dans le but de couvrir de nouveaux axes et d'établir de nouvelles lignes de défense encore non envisagées.
L'armée syrienne aura l'avantage de la prise de l'initiative et de l'offensive, soutenue par une puissante couverture de feu terrestre et aérienne et par plusieurs surprises que les chefs militaires réservent pour les heures cruciales.
Source : Al-Ahednews
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