Al-Assouad à Al-Ahednews: les chiites de Bahreïn souffrent de la discrimination

Les évènements quotidiens à Bahreïn se répètent depuis le début de la révolution du 14 février 2011…l’opposition populaire souffre de l’intimidation et de la répression, chaque fois qu’elle tente de faire parvenir sa voix…Les campagnes visant à exposer au monde les comportements et les violations du pouvoir sont vaines. Le pouvoir s’acharne à assurer sa pérennité quel que soit le niveau de la tyrannie et de la persécution.
La semaine écoulée, l’association Al-Wifak, la plus importante association opposante, a lancé une large campagne pour enregistrer la discrimination confessionnelle adoptée par les autorités contre la communauté chiite du royaume…cette campagne s’inscrit dans le cadre des documents qui révèlent la ligne de conduite du régime à l’égard d’une composante essentielle du Bahreïn. Une composante que toutes les tentatives visant à l’isoler sur la scène politique, ont échoué jusqu’au moment.
Le député d’Al-Wifak, Ali El-Assouad, interviewé par Al-Ahednews, a expliqué les objectifs de la dernière campagne lancée par l’association.
«La discrimination est une réalité vécue par les Chiites dans ce royaume. Cette
communauté ancrée dans l’histoire du pays. D’ailleurs les oulémas du Bahreïn, tel sayed Hashem Bahrani y témoignent», a-t-il dit.
«Nous œuvrons afin de pénaliser cette discrimination et provocation par tous les moyens possibles, notre objectif principal étant d’édifier un système démocratique, basé sur les concepts de la citoyenneté et de l’égalité. Mais notre position serait similaire si nos frères sunnites étaient traités de telles», a-t-il ajouté.
Selon le député El-Assouad, toutes les recommandations émises par la commission d’enquête, présidée par Mahmoud Bassiouni, sont toujours dans les tiroirs du pouvoir. Ce dernier ne s’en soucie guère, étant donné que ces recommandations ne sont pas obligatoires.
«Le régime d’Al Khalifa avait approuvé ces recommandations, par la voix du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa. Pourtant, tous les organismes officiels agissent contrairement à leurs engagements auprès de la communauté internationale».
M. El-Assouad qualifie les allégations lancées par le régime bahreïni contre la République islamique d’Iran, l’accusant de s’insérer dans les affaires du pays de paravent, utilisé par le pouvoir depuis des décennies.
«Ces accusations sont similaires à celles des années 50 contre le mouvement national, d’être subordonné au mouvement nassérien et l’Égypte. Dans les années 90, lors du soulèvement de la dignité, on a accusé des partis politiques étrangers et l’Iran, tout comme ces jours-ci, dans le contexte de la révolution du 14 février», a-t-il rappelé.
Et de poursuivre que le rapport établi par la commission de Bassiouni a réfuté ces allégations, tout comme le témoignage de l’ambassadeur américain à Manama lors de la réunion du Congrès en 2011. Le diplomate avait démenti tous les dires sur une immixtion iranienne dans les récents évènements du royaume.
M. El-Assouad estime que le sort du dialogue au Bahreïn est toujours inconnu. Il affirme que cette décision est aux mains du palais royal, qui ne veut faire aucune concession en faveur de l’opposition politique et populaire durant cette période, d’où l’impossibilité d’une sortie imminente de la crise.
Sur le plan sécuritaire, M. El-Assouad refuse de pointer du doigt une partie précise, en ce qui concerne les derniers attentats ambulants dans les régions du royaume. Il estime toutefois que le régime bénéficie des résultats.
Le député bahreïni se dit confiant de l’incapacité des autorités à s’en prendre aux références religieuses du royaume, notamment Ayatollah Issa Kassem et le secrétaire général de l’association Al-Wifak, cheikh Salman, en dépit de la décision judiciaire consistant à dissoudre le conseil des oulémas et de l’arrestation temporaire de cheikh Salman.
«En effet, les instances religieuses jouissent d’une grande popularité qui leur assure l’immunité», a-t-il conclu.
Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site
La semaine écoulée, l’association Al-Wifak, la plus importante association opposante, a lancé une large campagne pour enregistrer la discrimination confessionnelle adoptée par les autorités contre la communauté chiite du royaume…cette campagne s’inscrit dans le cadre des documents qui révèlent la ligne de conduite du régime à l’égard d’une composante essentielle du Bahreïn. Une composante que toutes les tentatives visant à l’isoler sur la scène politique, ont échoué jusqu’au moment.
Le député d’Al-Wifak, Ali El-Assouad, interviewé par Al-Ahednews, a expliqué les objectifs de la dernière campagne lancée par l’association.
«La discrimination est une réalité vécue par les Chiites dans ce royaume. Cette

«Nous œuvrons afin de pénaliser cette discrimination et provocation par tous les moyens possibles, notre objectif principal étant d’édifier un système démocratique, basé sur les concepts de la citoyenneté et de l’égalité. Mais notre position serait similaire si nos frères sunnites étaient traités de telles», a-t-il ajouté.
Selon le député El-Assouad, toutes les recommandations émises par la commission d’enquête, présidée par Mahmoud Bassiouni, sont toujours dans les tiroirs du pouvoir. Ce dernier ne s’en soucie guère, étant donné que ces recommandations ne sont pas obligatoires.
«Le régime d’Al Khalifa avait approuvé ces recommandations, par la voix du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa. Pourtant, tous les organismes officiels agissent contrairement à leurs engagements auprès de la communauté internationale».
M. El-Assouad qualifie les allégations lancées par le régime bahreïni contre la République islamique d’Iran, l’accusant de s’insérer dans les affaires du pays de paravent, utilisé par le pouvoir depuis des décennies.
«Ces accusations sont similaires à celles des années 50 contre le mouvement national, d’être subordonné au mouvement nassérien et l’Égypte. Dans les années 90, lors du soulèvement de la dignité, on a accusé des partis politiques étrangers et l’Iran, tout comme ces jours-ci, dans le contexte de la révolution du 14 février», a-t-il rappelé.
Et de poursuivre que le rapport établi par la commission de Bassiouni a réfuté ces allégations, tout comme le témoignage de l’ambassadeur américain à Manama lors de la réunion du Congrès en 2011. Le diplomate avait démenti tous les dires sur une immixtion iranienne dans les récents évènements du royaume.
M. El-Assouad estime que le sort du dialogue au Bahreïn est toujours inconnu. Il affirme que cette décision est aux mains du palais royal, qui ne veut faire aucune concession en faveur de l’opposition politique et populaire durant cette période, d’où l’impossibilité d’une sortie imminente de la crise.
Sur le plan sécuritaire, M. El-Assouad refuse de pointer du doigt une partie précise, en ce qui concerne les derniers attentats ambulants dans les régions du royaume. Il estime toutefois que le régime bénéficie des résultats.
Le député bahreïni se dit confiant de l’incapacité des autorités à s’en prendre aux références religieuses du royaume, notamment Ayatollah Issa Kassem et le secrétaire général de l’association Al-Wifak, cheikh Salman, en dépit de la décision judiciaire consistant à dissoudre le conseil des oulémas et de l’arrestation temporaire de cheikh Salman.
«En effet, les instances religieuses jouissent d’une grande popularité qui leur assure l’immunité», a-t-il conclu.
Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site
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