Les cellules takfiries au Liban, du déjà vu au Liban

Les agressions menées contre l’armée libanaise à Majdelioun, depuis des mois ou récemment à Hermel, ne portent pas du nouveau dans l’histoire du Liban…
Tout comme le terrorisme ambulant entre les régions libanaises…les archives des évènements sécuritaires et politiques regorgent d’une série d’agressions takfiries avant et à la suite de l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri…des cellules qui s’activaient timidement il y a des ans, mais qui profitent ces jours-ci de l’ère du takfir pour jouir d’une marge de liberté assurée par des parties régionales et internationales dans le but de provoquer la discorde dans les pays du Moyen Orient.
L’alibi du combat du Hezbollah en Syrie n’est plus utile pour justifier le terrorisme de ces jours. En effet, les archives du quotidien libanais depuis l’an 2000 abondent de crimes, d’assassinats et d’attentats perpétrés par des extrémistes terroristes dont la fonction était de saper la stabilité,
d’installer le chaos et de provoquer la discorde sectaire entre les Libanais.
La première apparition d’un groupuscule takfiri au Liban date de l’an 1994, suite à l’assassinat du chef de l’association Al-Macharih, cheikh Nizar Halabi à Beyrouth par «Osbat al- Ansar». Le pouvoir judiciaire a officiellement évoqué la véritable présence de l’organisation Al-Qaïda sur le territoire libanais, dans un acte d’accusation émis en 2010, et concernant l’affaire de l’assassinat des quatre juges au palais de Justice à Saida.
La justice avait alors pointé du doigt des organisations extrémistes dans le camp d’Ein Heloué, notamment l’organisation «Osbat al-Ansar».
La nuit du jour de l’an 2000, ont éclaté les premiers affrontements entre l’armée libanaise et les groupes fondamentalistes, ou selon l’acte d’accusation, avec «un groupe terroriste», surnommé le groupe «takfir et hijra», dans le jurd de Donnieh au Liban nord. Les services de renseignements de l’armée à Tripoli avaient en ce moment, reçu des informations, sur la mise en place de camp d’entrainements de miliciens sur l’utilisation des mitrailleuses et des roquettes.
Ce groupe était dirigé par le Libanais Bassam Kanj, surnommé Abid Aïcha, fondateur et planificateur des actes de ce groupe. Il était expert en matière de combat après avoir combattu en Afghanistan aux côtés de l’organisation Al-Qaïda contre les forces soviétiques. Il s’était plus tard rendu en Tchétchénie avant de voyager aux États-Unis et puis revenu en Afghanistan à la demande de responsables de l’organisation. Il y avait rencontré Oussama Ben Laden à plusieurs reprises. Il avait même rapporté l’admiration de Ben Laden à son courage.
Les enquêteurs ont alors déduit qu’Abou Aïcha et son groupe étaient déterminés à s’armer et à s’entrainer afin de mener des affrontements à long terme avec les autorités et l’armée libanaise. Ils ont misé sur la division de l’armée et par la suite sur la libération du Liban du «régime athée» afin de mettre en place un régime fondamentaliste dirigé par un calife musulman. Et à partir de ces faits, «installer l’état islamique dans la région dont les régimes s’effondreraient l’un après l’autre».
Mais ce projet n’a pas réussi. L’armée libanaise était à l’affut. Elle a assiégé le siège d’une station de radio religieuse dans laquelle ce groupe siégeait. Puis ont éclaté les affrontements militaires, suite à des tirs contre l’armée, faisant quatre morts parmi les militaires. Des forces de l’armée sont intervenues, munies d’hélicoptères. Des combats se sont déroulés durant plusieurs jours et
nuits dans le jurd de Donnieh. Le bilan: Onze martyrs de l’armée, y compris l’officier Milad Naddaf, pris en otage par les miliciens, 16 morts parmi les combattants, y compris Abou Aïcha, et six civils innocents, ainsi que 62 blessés.
En 2007, fut assassiné le député du bloc parlementaire du Futur, Walid Eido. La justice en a accusé l’organisation Fateh el-Islam. Le juge Nabil Sari a confirmé dans son acte d’accusation, la responsabilité de l’émir de l’organisation Abdel Rahman Awad, surnommé Abou Mohammad Charour, de l’agression. Plus tard cet homme a été accusé dans l’attentat contre un centre commercial à Ashrafieh.
Entre les deux mois de mai et de juin 2007, ont éclaté les évènements de Naher el-Bared. Ces combats ont duré 105 jours pour que l’armée réussisse à éliminer les terroristes de Fateh el-Islam, qui ont combattu l’armée sous la direction de Chaker Abssi…Des affrontements sanglants qui ont couté à l’institution militaire plus de 168 militaires martyrs et des centaines de blessés.
En 2007, fut assassiné le commandant des opérations militaires de l’armée libanaise, le général François Hajj. Plus tard il s’est avéré dans les investigations que le Palestinien Naim Abbas est impliqué dans ce crime. Il faisait partie du groupe dirigé par Toufik Taha lequel exécutait les ordres de l’organisation Al-Qaïda.
En 2008, le terroriste Abdel Ghani Jawhar a perpétré deux attentats contre l’armée libanaise dans la rue des Banques à Tripoli, et puis dans la localité de Bahsas à Tripoli, où 15 personnes ont été tuées, y compris neufs militaires, et plus de 51 blessés.
Le groupuscule dirigé par Jawhar a de même agressé l’armée dans l’école Lokman à Tripoli, un bus de militaires à Jbeil, a tenté d’assassiner le général Achraf Rifi, de perpétrer des attentats à l’explosif dans un centre des renseignements de l’armée à Abdeh et sur la route de l’aéroport de Koleiat dans le but de viser le général Jean Kahwaji (avant sa nomination au poste de commandant en chef de l’armée), et ce selon l’acte d’accusation émis par le juge Nabil Sari en 2010.
Bref, attribuer au Hezbollah la responsabilité du chaos du takfir est désormais une politique vaine, ne servant qu’un seul objectif: provoquer l'opinion publique contre la résistance. Les évènements des années précédentes illustrent les abus des groupes extrémistes dans le but d’envahir la région. Et le Liban...Alors que l’intervention du Hezbollah en Syrie n’est qu’un alibi auquel s’attachent certains, quel qu’en soit le prix!
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site
Tout comme le terrorisme ambulant entre les régions libanaises…les archives des évènements sécuritaires et politiques regorgent d’une série d’agressions takfiries avant et à la suite de l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri…des cellules qui s’activaient timidement il y a des ans, mais qui profitent ces jours-ci de l’ère du takfir pour jouir d’une marge de liberté assurée par des parties régionales et internationales dans le but de provoquer la discorde dans les pays du Moyen Orient.
L’alibi du combat du Hezbollah en Syrie n’est plus utile pour justifier le terrorisme de ces jours. En effet, les archives du quotidien libanais depuis l’an 2000 abondent de crimes, d’assassinats et d’attentats perpétrés par des extrémistes terroristes dont la fonction était de saper la stabilité,

La première apparition d’un groupuscule takfiri au Liban date de l’an 1994, suite à l’assassinat du chef de l’association Al-Macharih, cheikh Nizar Halabi à Beyrouth par «Osbat al- Ansar». Le pouvoir judiciaire a officiellement évoqué la véritable présence de l’organisation Al-Qaïda sur le territoire libanais, dans un acte d’accusation émis en 2010, et concernant l’affaire de l’assassinat des quatre juges au palais de Justice à Saida.
La justice avait alors pointé du doigt des organisations extrémistes dans le camp d’Ein Heloué, notamment l’organisation «Osbat al-Ansar».
La nuit du jour de l’an 2000, ont éclaté les premiers affrontements entre l’armée libanaise et les groupes fondamentalistes, ou selon l’acte d’accusation, avec «un groupe terroriste», surnommé le groupe «takfir et hijra», dans le jurd de Donnieh au Liban nord. Les services de renseignements de l’armée à Tripoli avaient en ce moment, reçu des informations, sur la mise en place de camp d’entrainements de miliciens sur l’utilisation des mitrailleuses et des roquettes.
Ce groupe était dirigé par le Libanais Bassam Kanj, surnommé Abid Aïcha, fondateur et planificateur des actes de ce groupe. Il était expert en matière de combat après avoir combattu en Afghanistan aux côtés de l’organisation Al-Qaïda contre les forces soviétiques. Il s’était plus tard rendu en Tchétchénie avant de voyager aux États-Unis et puis revenu en Afghanistan à la demande de responsables de l’organisation. Il y avait rencontré Oussama Ben Laden à plusieurs reprises. Il avait même rapporté l’admiration de Ben Laden à son courage.
Les enquêteurs ont alors déduit qu’Abou Aïcha et son groupe étaient déterminés à s’armer et à s’entrainer afin de mener des affrontements à long terme avec les autorités et l’armée libanaise. Ils ont misé sur la division de l’armée et par la suite sur la libération du Liban du «régime athée» afin de mettre en place un régime fondamentaliste dirigé par un calife musulman. Et à partir de ces faits, «installer l’état islamique dans la région dont les régimes s’effondreraient l’un après l’autre».
Mais ce projet n’a pas réussi. L’armée libanaise était à l’affut. Elle a assiégé le siège d’une station de radio religieuse dans laquelle ce groupe siégeait. Puis ont éclaté les affrontements militaires, suite à des tirs contre l’armée, faisant quatre morts parmi les militaires. Des forces de l’armée sont intervenues, munies d’hélicoptères. Des combats se sont déroulés durant plusieurs jours et

En 2007, fut assassiné le député du bloc parlementaire du Futur, Walid Eido. La justice en a accusé l’organisation Fateh el-Islam. Le juge Nabil Sari a confirmé dans son acte d’accusation, la responsabilité de l’émir de l’organisation Abdel Rahman Awad, surnommé Abou Mohammad Charour, de l’agression. Plus tard cet homme a été accusé dans l’attentat contre un centre commercial à Ashrafieh.
Entre les deux mois de mai et de juin 2007, ont éclaté les évènements de Naher el-Bared. Ces combats ont duré 105 jours pour que l’armée réussisse à éliminer les terroristes de Fateh el-Islam, qui ont combattu l’armée sous la direction de Chaker Abssi…Des affrontements sanglants qui ont couté à l’institution militaire plus de 168 militaires martyrs et des centaines de blessés.
En 2007, fut assassiné le commandant des opérations militaires de l’armée libanaise, le général François Hajj. Plus tard il s’est avéré dans les investigations que le Palestinien Naim Abbas est impliqué dans ce crime. Il faisait partie du groupe dirigé par Toufik Taha lequel exécutait les ordres de l’organisation Al-Qaïda.
En 2008, le terroriste Abdel Ghani Jawhar a perpétré deux attentats contre l’armée libanaise dans la rue des Banques à Tripoli, et puis dans la localité de Bahsas à Tripoli, où 15 personnes ont été tuées, y compris neufs militaires, et plus de 51 blessés.
Le groupuscule dirigé par Jawhar a de même agressé l’armée dans l’école Lokman à Tripoli, un bus de militaires à Jbeil, a tenté d’assassiner le général Achraf Rifi, de perpétrer des attentats à l’explosif dans un centre des renseignements de l’armée à Abdeh et sur la route de l’aéroport de Koleiat dans le but de viser le général Jean Kahwaji (avant sa nomination au poste de commandant en chef de l’armée), et ce selon l’acte d’accusation émis par le juge Nabil Sari en 2010.
Bref, attribuer au Hezbollah la responsabilité du chaos du takfir est désormais une politique vaine, ne servant qu’un seul objectif: provoquer l'opinion publique contre la résistance. Les évènements des années précédentes illustrent les abus des groupes extrémistes dans le but d’envahir la région. Et le Liban...Alors que l’intervention du Hezbollah en Syrie n’est qu’un alibi auquel s’attachent certains, quel qu’en soit le prix!
Source: Alahednews, traduit par l'équipe du site