noscript

Please Wait...

La justice française autorise l’extradition d’un homme soupçonné de piratage en Finlande

La justice française autorise l’extradition d’un homme soupçonné de piratage en Finlande
folder_openEurope access_timedepuis un année
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AFP

La justice française a donné son feu vert mercredi 15 février à l'extradition vers Helsinki d'un homme soupçonné d'avoir piraté des dizaines de milliers de dossiers de personnes suivies en psychothérapie en Finlande, a indiqué une source judiciaire.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a rendu un arrêt autorisant la remise de Julius Kivimaki aux autorités finlandaises, a précisé cette source à l'AFP, confirmant une information du média finlandais Yle.

L'homme, interpellé en région parisienne le 3 février dernier, était en cavale sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par la Finlande depuis octobre 2022 pour extorsion de fonds, piratage de dizaines de milliers de dossiers de patients suivant une psychothérapie. Son interpellation à Courbevoie (Hauts-de-Seine) a été fortuite, sans lien avec son mandat d'arrêt. Les forces de l'ordre ont en effet été alertées par deux femmes craignant que le petit ami d'une de leur connaissance ne s'en soit pris violemment à celle-ci.

En se rendant au domicile du couple, les policiers ont interpellé le suspect et ont découvert qu'il était inscrit sous trois identités au fichier des personnes recherchées, selon des sources policières françaises. Les autorités finlandaises ont été prévenues.

Piratage de 25 centres de psychothérapie

En octobre 2020, la panique s'était emparée de la Finlande avec la révélation du piratage de la société Vastaamo, gérant 25 centres de psychothérapie à travers le pays, et avec lui le vol des données de milliers de patients. Les pirates avaient menacé la société de rendre publiques ces données si elle ne versait pas une rançon. Puis, à l'automne 2020, ils avaient commencé à diffuser les données de quelque 2.000 patients dont des enfants.

Certains patients avaient reçu des demandes de rançon allant jusqu'à 200 euros en bitcoins, faute de quoi leurs échanges avec leur thérapeute seraient publiés.

 

Comments

//