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Attaque contre Salman Rushdie: l’Iran dément «catégoriquement» tout lien avec l’assaillant

Attaque contre Salman Rushdie: l’Iran dément «catégoriquement» tout lien avec l’assaillant
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Par AlAhed avec AFP

L'Iran a démenti lundi «catégoriquement» tout lien avec l'assaillant qui a poignardé vendredi, lors d'une conférence dans le nord des États-Unis, l'écrivain britannique Salman Rushdie, auteur du roman blasphématoire «Versets sataniques».

«Personne n'a le droit d'accuser la République islamique d'Iran», a affirmé Nasser Kanani, porte-parole du ministère des Affaires Étrangères dans la première réaction officielle de Téhéran à l'attaque contre l'écrivain britannique.

«Dans cette attaque, seuls Salman Rushdie et ses partisans mériteraient d'être blâmés et même condamnés», a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.

«En insultant les choses sacrées de l'islam et en franchissant les lignes rouges de plus d'un milliard et demi de musulmans et de tous les adeptes des religions divines, Salman Rushdie s'est exposé à la colère et à la rage des gens», a-t-il ajouté.

«Colère de millions de personnes»

L'auteur a été poignardé une dizaine de fois vendredi par un homme d'origine libanaise.

En 1988, Salman Rushdie avait embrasé le monde musulman avec la publication des «Versets sataniques», roman blasphématoire à l'égard du Coran.

Un an plus tard, le fondateur de la République islamique d'Iran, l'imam Rouhollah Khomeini, émettait une fatwa appelant au meurtre de l'écrivain.

Depuis lors, la fatwa n'a jamais été levée et beaucoup de ses traducteurs ont subi des attaques.

«La colère manifestée à l'époque (...) ne s'est pas limitée à l'Iran et à la République islamique. Des millions de personnes dans les pays arabes, musulmans et non musulmans ont réagi avec colère», a encore rappelé dimanche le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes.

Alors que l'attaque a été saluée en Iran et au Pakistan, M. Kanani a jugé «complètement contradictoire» de «condamner d'une part l'action de l'agresseur», et d'«absoudre l'action de celui qui insulte les choses sacrées et islamiques».

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