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Sri Lanka: deux députés arrêtés en lien avec les récentes violences

Sri Lanka: deux députés arrêtés en lien avec les récentes violences
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Par AFP

La police sri-lankaise a arrêté deux députés du parti du président Gotabaya Rajapaksa, en lien avec les violences de la semaine dernière ayant fait neuf morts et plus de deux cents blessés, a indiqué la police mercredi 18 mai.

Les députés du Sri Lanka Podu Jana Peramuna (SLPP), parti du président, ont été interrogés par des enquêteurs de la brigade criminelle mardi soir et détenus toute la nuit, a déclaré un responsable de la police. «Il existe des preuves directes contre les deux députés et c'est pour cela qu'ils ont été arrêtés», a ajouté le policier. Les députés figuraient parmi les 22 politiciens, y compris l'ex-premier ministre Mahinda Rajapaksa et son fils Namal, dont les passeports ont été saisis la semaine dernière après des plaintes déposées contre eux pour incitation à la violence.

Neuf morts dans de violents affrontements

Le 9 mai, plusieurs milliers de partisans du clan Rajapaksa avaient été acheminés en bus depuis des zones rurales jusqu'à Colombo dans la résidence de Mahinda Rajapaksa, quelques heures avant sa démission. Ce dernier leur avait promis de «protéger les intérêts de la nation». Ses supporteurs galvanisés s'étaient ensuite attaqués aux campements des manifestants qui réclament le départ du président Rajapaksa depuis le 9 avril. Ces agressions avaient dégénéré en violents affrontements ayant fait neuf morts, au moins 225 blessés et d'innombrables dommages. Selon la police, quelque 500 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces affrontements.

Le pays de 22 millions d'habitants est confronté à sa pire crise économique depuis son indépendance en 1948, subissant depuis des mois des pénuries de biens essentiels, de longues coupures d'électricité quotidiennes et une inflation record. Le président a nommé jeudi Ranil Wickremesinghe, un homme politique de l'opposition, au poste de premier ministre. Ranil Wickremesinghe a obtenu le soutien crucial des deux principaux partis d'opposition pour former un «gouvernement d'union» qui doit s'attacher à redresser l'économie en ruines. Quatre ministres ont déjà prêté serment samedi, tous issus du SLPP.

Selon des sources officielles Ranil Wickremesinghe était toujours en pourparlers avec la coalition sur l'attribution des autres portefeuilles. Devant le Parlement mercredi, le ministre de l'Énergie, Kanchana Wijesekera, a admis que la crise énergétique était plus grave que ce qui était redouté initialement. «Nous ne serons pas en mesure de fournir de l'essence au cours des deux prochains jours», a déclaré Kanchana Wijesekera au Parlement, appelant les automobilistes à ne pas se rendre à la pompe.

 

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