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Le Sri Lanka s’apprête à se doter d’un «cabinet de guerre économique»

Le Sri Lanka s’apprête à se doter d’un «cabinet de guerre économique»
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Par AlAhed avec AFP

Le Sri Lanka devrait se doter d'un nouveau cabinet lundi, les rivaux politiques ayant décidé de faire cause commune pour s'attaquer à la crise économique qui s'envenime, ont déclaré les chefs de partis, une semaine après des affrontements meurtriers.

Des manifestants continuaient de protester lundi devant le bureau du président Gotabaya Rajapaksa à Colombo, réclamant sa démission depuis le 9 avril.

Ranil Wickremesinghe, nommé Premier ministre jeudi pour la sixième fois depuis 1993, a peiné à former un «gouvernement d'union», les principaux partis d'opposition ayant insisté sur la démission du président au préalable.

Toutefois, deux ténors du SJB, le Samagi Jana Balawegaya, principal parti d'opposition ont accepté de rompre les rangs, pour rejoindre un «cabinet de guerre économique», ont déclaré des sources du parti à l'AFP.

Le SJB ne bloquera aucune légitime «solution aux problèmes économiques» présentée au Parlement, a déclaré son leader Sajith Premadasa.

De même, le Sri Lanka Freedom Party (SLFP), faisant machine arrière, s'est dit prêt à accorder un soutien conditionnel au Premier ministre Wickremesinghe.

«Nous soutiendrons toute décision correcte prise par le nouveau gouvernement pour faire face à la grave crise économique», a déclaré le chef du SLFP, Maithripala Sirisena, dans une lettre adressée au Premier ministre.

Pire crise économique depuis l'indépendance du pays en 1948

Selon des sources officielles, un cabinet complet devrait prêter serment avant la session parlementaire de mardi, la première depuis la nomination du Premier ministre.

Quatre ministres ont déjà prêté serment samedi, tous issus du parti du président Gotabaya Rajapaksa, le Sri Lanka Podu Jana Peramuna (SLPP).

Le poste de ministre des Finances n'est cependant toujours pas pourvu, mais il est largement attendu que le Premier ministre conserve ce portefeuille crucial pour conduire les négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d'obtenir un éventuel renflouement.

En outre, Ranil Wickremesinghe a fait appel à l'aide internationale. Il s'est entretenu dimanche avec des représentants de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement à Colombo, en mettant l'accent sur les difficultés d'approvisionnement en biens essentiels (médicaments, produits alimentaires de base, carburant, engrais), a indiqué son bureau dans un communiqué.

«Tout en expliquant que les discussions ont été positives, le Premier ministre a déclaré que le gouvernement est confronté au défi immédiat de trouver des fonds pour payer les besoins en carburant pour la semaine à venir», ajoute le communiqué.

«En raison de la pénurie de dollars dans les banques, le gouvernement explore maintenant d'autres options pour obtenir les fonds nécessaires», est-il précisé.

Le pays de 22 millions d'habitants est confronté à sa pire crise économique depuis son indépendance en 1948, subissant depuis des mois des pénuries de biens essentiels, de longues coupures d'électricité quotidiennes et une inflation record.

Lundi, l'état d'urgence était toujours en vigueur et des soldats patrouillaient les rues depuis la mort d'au moins neuf personnes dans des affrontements la semaine dernière.

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