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Nucléaire iranien: les négociations de Vienne sont «lentes, trop lentes», déplore Paris

Nucléaire iranien: les négociations de Vienne sont «lentes, trop lentes», déplore Paris
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Par AlAhed avec AFP

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déploré mardi des négociations «trop lentes» sur le nucléaire iranien à Vienne, jugeant qu'elles compromettaient la possibilité d'aboutir à un accord dans un «délai réaliste».

«Les discussions sont en cours mais de notre point de vue elles sont lentes, trop lentes», a-t-il dit à l'Assemblée nationale. «Cela compromet la possibilité de trouver dans un calendrier réaliste une solution respectueuse des intérêts».

Le chef de la diplomatie française s'était montré plus confiant vendredi, estimant que les négociations évoluaient sur un «chemin plutôt positif» et se disant «convaincu» de la possibilité de trouver un accord.

Son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian avait affirmé le lendemain que la France avait changé d'attitude et cessé de jouer le rôle du «mauvais flic» dans les pourparlers.

«Des progrès ont pu intervenir fin décembre mais nous sommes encore loin de conclure cette négociation», a insisté mardi Jean-Yves Le Drian.

«Il y a sur ce sujet une urgence vitale du fait des actions même de l'Iran et de la trajectoire de son programme nucléaire», a-t-il dit.

«La situation est grave car l'Iran a avancé jusqu'à l'étape qui précède le stade ultime» d'enrichissement de l'uranium à 90% et d'accès à la capacité nucléaire militaire, a-t-il observé.

Des pourparlers relancés fin novembre

Les pourparlers pour sauver l'accord de 2015 («JCPOA»), censé empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique, ont été relancés fin novembre à Vienne, après cinq mois d'interruption, entre Téhéran et les pays encore parties au pacte (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine). Washington y participe de manière indirecte.

Ils visent à faire revenir dans le pacte Washington, qui l'a quitté en 2018, et de ramener Téhéran au respect de ses engagements, rompus en réaction au rétablissement des sanctions américaines.

«Afin de ne pas compromettre la possibilité d'un retour au JCPOA, il est indispensable que l'Iran poursuive par ailleurs une coopération pleine et entière avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) comme il s'y était engagé en fin d'année dernière», a insisté le ministre français.

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