noscript

Please Wait...

Irak : Deuxième anniversaire de l’assassinat de Soleimani et d’AlMohandes, appel au départ des forces étrangères

Irak : Deuxième anniversaire de l’assassinat de Soleimani et d’AlMohandes, appel au départ des forces étrangères
folder_openMoyen Orient access_timedepuis 9 mois
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec AFP

Les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi ont organisé dimanche soir en Irak une veillée aux chandelles à l'aéroport international de Bagdad, où il y a deux ans un drone américain assassinait le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien.

Dimanche, des partisans du Hachd, des hommes mais aussi des femmes et des enfants, se sont rassemblés sur ce site pour de nouvelles commémorations.

Tenant des portraits des deux hommes et des drapeaux de l'organisation, ils ont allumé des bougies qu'ils ont installées au pied du véhicule.

Lors de ces commémorations auxquelles plusieurs centaines de personnes ont pris part, des oraisons funèbres ont également été récitées. Les filles des deux martyrs étaient également présentes.

Samedi déjà, des milliers de partisans du Hachd se sont rassemblés dans le centre de Bagdad dans le cadre de ces commémorations. De grands drapeaux blancs frappés de l’insigne du Hachd mais aussi des drapeaux irakiens dominaient la foule. «Non à l’Amérique!» ont scandé les manifestants, dont certains brandissaient des portraits de Soleimani et Mouhandis.

«Le terrorisme des Etats-Unis doit cesser», pouvait-on lire sur une pancarte. Chef de tribu, Eyad Jawad a fustigé un «crime» teinté de «traîtrise», les deux hommes n’ayant pas été tués «au front». Washington a «voulu étouffer la voix des Libres, marquer sa présence en Irak et montrer qu’elle était là pour rester», a dit ce manifestant. S’adressant à la foule, Faleh al-Fayyad, un haut responsable du Hachd, a salué la mémoire des deux «martyrs», voyant dans leur assassinat «un crime contre la souveraineté de l’Irak». Il a de nouveau appelé au «retrait total des forces étrangères et des forces américaines» d’Irak.

Le 3 janvier 2020, sur ordre du président américain de l'époque Donald Trump, un drone armé a pulvérisé le véhicule à bord duquel se trouvaient Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et Abou Mahdi al-Mouhandes, numéro 2 du Hachd al-Chaabi, coalition désormais intégrée aux forces régulières irakiennes.

L'attaque nocturne avait eu lieu sur une route de l'aéroport. Le véhicule qui transportait les deux hommes y trône désormais, devenu une carcasse de tôle désarticulée.

Ces dernières années, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak. Depuis des semaines ces attaques sont de plus en plus sporadiques.

Le 9 décembre dernier, l’Irak avait annoncé la «fin de la mission de combat» de la soi-disant «coalition», qui conserve à ce jour ses effectifs sur le sol irakien pour poursuivre un «rôle de formation et de conseil». Dans les faits, quelque 2 500 militaires américains et le millier de soldats de pays membres de la coalition sont aujourd’hui stationnés dans trois bases tenues par les forces irakiennes. «Si nous voulons venger le sang des martyrs, ce sera par l’expulsion de toutes les forces étrangères pour arriver à la pleine souveraineté nationale», a martelé samedi Hadi al-Ameri, qui dirige une faction du Hachd, dans son allocution devant les manifestants.

Comments

//