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France: la justice s’oppose à un projet d’école musulmane en Isère

France: la justice s’oppose à un projet d’école musulmane en Isère
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Par AlAhed avec AFP

Le tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'une école musulmane qui souhaitait ouvrir à Bourgoin-Jallieu (Isère) et l'association porteuse du projet a dénoncé, jeudi, une «volonté d'entrave» du rectorat.

Dans son ordonnance rendue mercredi, révélée par Le Dauphiné Libéré, le tribunal, saisi en référé, considère que la personne désignée comme directrice de l'école ne peut justifier des cinq ans d'expériences professionnelles nécessaires dans l'enseignement ou la direction d'un établissement.

Ce motif avait conduit le rectorat de Grenoble, à signifier à l'association Union pour l'enseignement privé musulman (UEPM) - École Fourqan son refus d'autorisation d'ouverture le 25 août.

L'association, qui réfute tout lien avec la «Confédération islamique Millî Görüs» (CIMG), proche de la Turquie, entendait ouvrir une école primaire privée hors contrat avec une trentaine d'élèves.

Selon son avocate, Me Nohra Boukara, elle a tenté en vain de faire valoir qu'au 25 août, compte tenu d'états de service antérieurs, l'enseignante en question aurait cumulé les cinq ans d'expérience nécessaires, à six jours près. Et qu'en ajoutant cinq mois de contrat à tiers-temps dans un établissement similaire en 2014, elle aurait l'ancienneté requise.

«Mais il n'est donné aucune précision sur la nature» de ce contrat, «alors qu'il ressort des fiches de salaires que l'activité exercée (...) ne correspondait qu'à un temps partiel de peu d'heures», observe le tribunal dans son ordonnance.

Le maire de Bourgoin-Jallieu, Vincent Chriqui (LR), sollicité par le rectorat, avait émis un avis négatif à l'ouverture de cette école.

«Nous avions des doutes sur sa gouvernance, son insertion dans la commune et le caractère laïc de son fonctionnement», a-t-il estimé jeudi.

«Le rattachement de cette école à Millî Görüs (réfuté par l'association, ndlr) nous a aussi rendus attentifs», a-t-il ajouté.

«J'analyse l'attitude du rectorat comme une volonté d'entrave à l'ouverture d'une école musulmane. Cela ne laisse rien présager de bon sur la future loi sur le séparatisme, que je considère comme une machine à discriminer le musulman», a affirmé pour sa part Me Boukara.

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