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L’Irak s’engage à donner du fioul au Liban pour faire face aux pénuries d’électricité

L’Irak s’engage à donner du fioul au Liban pour faire face aux pénuries d’électricité
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Par AlAhed avec sites web

Beyrouth et Bagdad ont signé le samedi 24 juillet un accord au terme duquel l’Irak s’engage à fournir au Liban un million de tonnes de pétrole. Ils serviront à alimenter les centrales électriques du pays du cèdre, en proie à de graves pénuries d'électricité.

L'accord a été signé par le ministre irakien des Finances, Ali Allawi, et le ministre libanais de l'Energie, Raymond Ghajar.

Il s'agit d' «un mécanisme un peu compliqué», a expliqué M. Ghajar lors d’une conférence de presse organisée à son retour samedi à l’aéroport de Beyrouth.

L'accord s’étalera sur un an et doit permettre «l’achat d’un million de tonnes de fioul de l’Etat irakien pour le compte de l’Electricité du Liban» (EDL).

Le pétrole irakien permettra au Liban d’augmenter l’alimentation en électricité de quatre heures à dix ou douze heures par jour pendant quatre mois, selon M. Ghajar.

La première cargaison est attendue à Beyrouth dans moins d’une dizaine de jours.

Payer en services médicaux

La valeur du million de tonnes de pétrole irakien est estimée à 300 millions de dollars. Elle sera payée en livres libanaises, en services médicaux, hospitaliers et en produits agricoles.

Le Liban fournira «services et assistance à l'Irak dans le domaine hospitalier», a précisé le ministre.

Le Liban a longtemps été considéré comme «l'hôpital du monde arabe», pour ses services hospitaliers de pointe dans le privé et ses médecins formés en Europe ou aux Etats-Unis.

L’aide irakienne apporte donc une bouffée d’oxygène dans un pays frappé par une crise socio-économique sans précédent, marquée par de sévères pénuries.

Le rationnement draconien du courant électrique atteint parfois vingt-trois heures de coupures par jour.

Échanger le pétrole contre des produits raffinés

La pénurie de mazout contraint par ailleurs les générateurs privés, qui prennent le relais de l'État, à rationner plusieurs heures. Résultat: les Libanais vivent sans électricité une partie de la journée et de la nuit.

Mais des zones d’ombres persistent autour de la transaction.

Des sources libanaises affirment que l’Irak livrera du pétrole que le Liban échangera ensuite contre du fioul ou du mazout avec un pays tiers. Un processus qui prendra des semaines.

Cependant, le Premier ministre irakien Moustapha al-Kazimi a annoncé que l’Irak livrera des produits déjà raffinés.

Le Liban, en plein effondrement, connaît la pire crise de son histoire, marquée par une flambée vertigineuse des prix, une dégringolade historique de la monnaie nationale, une paupérisation inédite de la population et de graves pénuries

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