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Emirats: 57 parlementaires français réclament la libération de l’opposant Ahmed Mansoor

Emirats: 57 parlementaires français réclament la libération de l’opposant Ahmed Mansoor
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Par AlAhed avec AFP

Cinquante-sept parlementaires français de différents bords politiques réclament la «libération» de l'opposant et militant des «droits humains» Ahmed Mansoor, demandant à Emmanuel Macron de plaider en ce sens auprès des autorités des Emirats arabes unis.

A l'initiative du député Hubert Julien-Laferrière, ces élus de l'opposition comme de la majorité ont adressé un courrier au président Macron lundi.

«Nous vous demandons de plaider auprès de votre homologue émirien (le cheikh Khalifa ben Zayed) le cas de cet homme dont la privation de liberté n'a que trop duré», ont-ils écrit.

«Emprisonné depuis mars 2017, jugé de manière expéditive dans des simulacres de procès et soumis à des traitements inhumains et dégradants, il est aujourd'hui le symbole de la lutte pour la défense des libertés publiques dans son pays. Son état qui s'est gravement détérioré est désormais préoccupant», ont poursuivi ces parlementaires, en citant des rapports de l'ONG Human Rights Watch.

«Nous estimons que la relation privilégiée que la France a nouée avec les Emirats arabes unis doit s'inscrire dans la durée, mais pas à n'importe quel prix», ont souligné ces élus dans leur lettre au chef de l'Etat.

Ils font part de leur projet de mission parlementaire aux Emirats arabes unis «dans l'espoir de voir, dans le cadre de nos relations bilatérales, les autorités émiriennes accorder à Ahmed Mansoor ainsi qu'à tous les prisonniers d'opinion un traitement équitable et une prompte libération».

Des groupes de défense des droits humains appellent régulièrement les six monarchies arabes du Golfe à libérer militants et opposants.

L'un des détenus le plus connu, le militant des droits humains émirati Ahmed Mansoor a été condamné à dix ans de prison en 2018 pour avoir selon les autorités «critiqué le pouvoir» émirati et «terni l'image de son pays» sur les réseaux sociaux.

Son arrestation en mars 2017 avait suscité une vague de protestations des principales organisations internationales de défense des droits humains dont Amnesty International.

Lauréat 2015 du prix Martin Ennals, du nom d'un ancien secrétaire général d'Amnesty, M. Mansoor avait déjà été condamné à trois ans de prison en 2011 - au début des «Printemps arabes» -, jugé coupable d'avoir «utilisé internet pour insulter les dirigeants des Emirats arabes unis».

Il avait finalement été libéré la même année après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle, mais il avait été privé de son passeport et interdit de voyage à l'étranger.

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