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Nagorny Karabakh: Amnesty appelle à rapidement enquêter sur les morts civils

Nagorny Karabakh: Amnesty appelle à rapidement enquêter sur les morts civils
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Par AlAhed avec AFP

L'ONG Amnesty International a appelé jeudi 13 janvier l'Azerbaïdjan et l'Arménie à ouvrir rapidement des enquêtes sur l'usage par les deux camps «d'armes imprécises et aveugles» ayant visé des zones civiles lors de récents combats au Nagorny Karabakh.

«Des civils ont été tués, des familles ont été déchirées et d'innombrables maisons ont été détruites», a déclaré dans un communiqué Marie Struthers, directrice de l'organisation pour l'Europe et l'Asie centrale.

«Des attaques ont été menées à plusieurs reprises contre des zones résidentielles civiles éloignées des lignes de front, et où il ne semblait souvent pas y avoir de cibles militaires à proximité», a-t-elle ajouté.

Entre fin septembre et début novembre, des combats ont opposé les troupes azerbaïdjanaises et les soldats de la république autoproclamée du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan.

Les affrontements se sont soldés par une défaite du Nagorny Karabakh, contraint de céder d'importants territoires à l'issue d'un cessez-le-feu signé sous le parrainage de Moscou.

Les deux parties du conflit nient avoir pris pour cible des civils «malgré des preuves évidentes qu'elles l'ont toutes deux fait», selon Amnesty International, qui dénonce aussi l'usage de bombes à sous-munitions.

L'ONG assure avoir analysé «17 frappes des forces arméniennes et azerbaïdjanaises ayant tué des civils», mais aussi avoir «visité des dizaines de sites frappés».

Huit de ces bombardements sont le fait des forces arméniennes, qui ont tué 72 civils azerbaïdjanais, et neuf ont été menés par Bakou sur le Nagorny-Karabakh et une ville d'Arménie, tuant 11 civils.

Amnesty International évoque ainsi l'exemple d'un bombardement sur la ville arménienne de Martouni le 27 septembre, premier jour des combats, qui a tué une fillette de huit ans et blessé son frère de deux ans.

«Mon petit garçon se réveille encore maintenant en disant qu'il y a des avions dans le ciel qui bombardent», assure leur mère, Anahit Guevorguian.

Dans la ville azerbaïdjanaise de Gandja, Ramiz Gahramanov, 64 ans, explique lui avoir perdu sa fille et trois petits-enfants le 17 octobre, jour où 21 civils ont été tués lors d'une attaque de missiles balistiques, dont l'usage est aussi dénoncé par l'ONG.

Selon Amnesty, les six semaines de combats ont coûté la vie à plus de 6.000 personnes, en majorité combattants, mais aussi à 146 civils.

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