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L’Australie regrette la «détérioration inutile» de ses relations avec Pékin

L’Australie regrette la «détérioration inutile» de ses relations avec Pékin
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Par AFP

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé lundi 23 novembre la pression croissante de la Chine sur son pays, estimant qu'elle entraîne «une détérioration inutile des relations» entre Pékin et Canberra.

Dans un discours en ligne adressé à un centre de réflexion britannique, Scott Morrison a souligné le souhait de l'Australie d'entretenir des relations «mutuellement bénéfiques» avec Pékin ainsi qu'avec les États-Unis tout en poursuivant ses propres intérêts indépendamment des deux. Il a également rejeté l'image d'une Australie qui serait le «toutou» des États-Unis dans un contexte de détérioration des relations sino-américaines.

Au cours des derniers mois, la relation entre Canberra et Pékin s'est tendue. L'Australie a notamment exclu le géant chinois des télécoms Huawei du déploiement du réseau 5G sur l'immense île continent et a demandé une enquête indépendante sur l'origine du coronavirus. La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, a récemment pris des mesures de rétorsion à l'encontre de Canberra, en suspendant les importations d'un grand nombre de produits agricoles parmi lesquels, le bœuf, l'orge et le bois. Selon Scott Morrison, cette diplomatie coercitive n'est qu'«un avant-goût» de ce que d'autres pays - y compris Européens - pourraient subir à l'avenir.

Faisant allusion à la future administration du président élu américain Joe Biden, le Premier ministre a insisté sur le fait que des pays comme l'Australie ne devraient pas être contraints de choisir leur camp entre Washington et Pékin. «Une plus grande latitude sera nécessaire de la part des plus grandes puissances mondiales pour satisfaire les intérêts individuels de leurs partenaires et alliés. Nous avons tous besoin d'un peu plus d'espace pour bouger», a déclaré Scott Morrison dans ses propos au centre de réflexion de centre droit britannique Policy Exchange.

«Il doit y avoir une appréciation plus nuancée des intérêts des différents Etats dans la manière dont ils traitent avec les grandes puissances. Les choix difficiles ne sont dans l'intérêt de personne», a ajouté le Premier ministre australien.

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