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Libye: les pourparlers de Tunis s’achèvent sans désigner d’exécutif unifié

Libye: les pourparlers de Tunis s’achèvent sans désigner d’exécutif unifié
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Par AFP

Le dialogue politique libyen en cours sous l'égide de l'Onu, afin de désigner un exécutif unifié de transition et tenter de sortir la Libye d'une décennie de conflit, s'est achevé dimanche 15 novembre sans accord sur les noms des futurs dirigeants, a indiqué l'ONU.

«Nous avons convenu de nous retrouver dans une semaine pour une rencontre virtuelle afin de se mettre d'accord sur le mécanisme de sélection pour la future autorité», a indiqué à la presse l'émissaire de l'Onu pour la Libye, Stephanie Williams.

Les 75 délégués de tous bords rassemblés depuis lundi à l'invitation de l'ONU dans la banlieue de Tunis devaient s'accorder sur des élections nationales et la désignation d'un chef du gouvernement et des trois membres d'un conseil présidentiel formant un exécutif unifié. Un accord a été trouvé sur des élections «nationales» en décembre 2021, avait annoncé l'Onu vendredi, sans détailler la nature de ces scrutins.

«Nous avons atteint un consensus sur trois documents importants : la feuille de route, les prérogatives des autorités exécutives et les critères d'éligibilité» pour pouvoir y siéger, a déclaré Stephanie Williams, tout en soulignant que «dix ans de conflit ne se résolvent pas en une semaine».

Un pays en proie aux violences depuis 2011

L'Onu n'a pas précisé dans l'immédiat quelles seraient les prérogatives du président du Conseil présidentiel, à qui il a notamment été question de confier le poste de chef des armées. Le chef du gouvernement devra composer son cabinet et le faire approuver par un vote de confiance du Parlement. Cet exécutif unifié est chargé de prendre le relais des différentes institutions rivales afin d'organiser ces élections et de répondre aux besoins des Libyens, exaspérés par la corruption et des services défaillants.

La Libye est plongée dans les violences depuis le soulèvement appuyé par l'Otan qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec une myriade de milices se disputant des territoires sur lesquels les autorités civiles peinent à s'imposer.

Deux autorités rivales se disputent aujourd'hui le pouvoir : le Gouvernement d'union nationale (GNA), qui siège dans l'ouest à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

 

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