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Bahreïn: des manifestations populaires à Manama contre la normalisation avec «Israël»

Bahreïn: des manifestations populaires à Manama contre la normalisation avec «Israël»
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Par AlAhed avec sites web

Les Bahreïnis opposés à un rapprochement avec «Israël» ont dénoncé durant le week-end la normalisation des relations avec l’entité sioniste.

En colère, des centaines de Bahreïnis se sont manifestés, samedi soir, à Manama contre l’accord de normalisation que le gouvernement de leur pays avait annoncé vendredi avec l’Entité israélienne.

Des images publiées sur les réseaux sociaux montraient des gens portant des pancartes sur lesquelles fut écrit: «La normalisation est une trahison», «Nous refusons la soumission et l’humiliation et nous refusons d’être sous les ordres des États-Unis et du Royaume-Unis».

D’autres avaient hautement affiché «Israël est une tumeur cancéreuse qui doit être extraite, et c’est nous qui le ferons», répétant à voix vive: «La normalisation est une honte et une trahison».

Selon les vidéos publiées, les manifestants ont rejeté l’accord de normalisation, criant: «La décision annoncé par le gouvernement ne nous représente pas, nous le peuple du Bahreïn».

Dès que le président américain Donald Trump a annoncé un accord entre Bahreïn et «Israël» vendredi, les hashtags «Des Bahreïnis contre la normalisation» et «la normalisation est une trahison» sont devenus très populaires sur les réseaux sociaux.

Bahreïn est devenu le deuxième pays arabe en un mois à normaliser ses liens avec l’Entité israélienne après les Emirats arabes unis le 13 août.

«Un jour noir»

Selon l’AFP, contrairement aux Emirats arabes unis, l’opposition à la normalisation est profonde au Bahreïn, dont la société civile est active, malgré la répression ces dix dernières années.

L’ancien député Ali Alaswad a écrit sur Twitter que «l’annonce d’un accord avec Israël était un jour noir dans l’histoire de Bahreïn».

«L’accord entre le régime despotique de Bahreïn et le gouvernement d’occupation sioniste est une trahison totale de l’islam et de l’arabisme et une rupture du consensus islamique, arabe et national», a écrit le groupe d’opposition Al-Wefaq sur Twitter.

Pour Hussain Aldaihi, son secrétaire général adjoint, «la normalisation confirme ce qui est certain, à savoir que les régimes (qui s’y engagent) constituent une menace pour leurs pays, leurs peuples et la nation et mettant en œuvre des programmes contraires aux intérêts des peuples arabes et musulmans».

D’autres groupes hostiles à la normalisation, basés à Bahreïn et à l’étranger, ont exprimé leur colère dans des déclarations envoyées aux médias, certains qualifiant l’accord de «honteux».

Bahreïn, royaume dirigé par la dynastie de Khalifa, a été le théâtre de manifestations populaires importantes  en 2011, réclamant des réformes politiques. Elles ont été réprimées dans le sang avec l’aide de forces saoudiennes. Des centaines de citoyens, des chiites dans leur majeure partie ont depuis été emprisonnés et certains déchus de leur citoyenneté.

Le régime bahreïni a dissous les deux principaux groupes d’opposition, le chiite Al-Wefaq, qui était représenté au Parlement jusqu’en 2011, et la formation laïque de l’Action démocratique nationale, ou Al-Waad, toujours en raison de liens présumés avec des «terroristes». Le leader d’Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, est derrière les barreaux depuis 2014.

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