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Coronavirus: l’ONU appelle le monde arabe à davantage de solidarité

 Coronavirus: l’ONU appelle le monde arabe à davantage de solidarité
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Par AlAhed avec AFP

Face à une pandémie aux conséquences profondes et durables, le monde arabe doit faire preuve de davantage d’entraide, en créant par exemple «des fonds de solidarité régionaux», a demandé jeudi l’ONU.

«La région arabe, dans laquelle vivent 436 millions de personnes, a gardé initialement des taux de transmission et de mortalité inférieurs à la moyenne mondiale. Mais de récentes tendances sont source d’inquiétude, en raison de services de santé inégaux et de l’insuffisance de soins de base dans de nombreux pays», souligne un livret détaillant l’impact de la pandémie de Covid-19 et incluant des recommandations.

Les conséquences de la pandémie risquent d’être profondes et de s’étendre dans la durée, indique ce document en prévoyant une contraction de l’économie de la région d’au moins 5,7 %.

«La solidarité est un élément central pour résoudre et atténuer l’impact du Covid», a déclaré lors d’un entretien avec des journalistes Rola Dashti, une responsable de l’ONU pour la région arabe dans les domaines économique et social. Cette solidarité doit s’exprimer au sein des pays mais également entre les nations arabes, selon elle.

Parmi ses recommandations, l’Organisation encourage les pays arabes à «apporter un soutien économique et social aux individus et foyers» et «créer des fonds de solidarité régionaux». Ils doivent «réduire les inégalités en investissant dans la santé et l’éducation universelles, la protection sociale et la technologie», ajoute l’ONU.

Selon Rola Dashti, la pauvreté risque de s’intensifier dans le monde arabe. «Un Arabe sur quatre pourrait devenir pauvre», a-t-elle dit.

«Le coronavirus menace 55 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire vitale dans la région arabe», a aussi relevé la responsable.

«26 millions d’entre elles sont des réfugiés et des personnes déplacées contre leur gré, dont près de 16 millions sont en insécurité alimentaire», a-t-elle précisé.

Interrogée sur d’éventuels effets positifs déjà constatés dans le monde arabe dans la lutte contre la pandémie, la responsable a cité le soutien au commerce informel en Egypte et des délais de paiement accordés par le secteur bancaire dans certains pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a déclaré que le pays est entré dans une phase de "transmission communautaire mais limitée" du coronavirus, ajoutant qu'il se trouvait "à un tournant critique", face à une augmentation soutenue des contaminations depuis plus de deux semaines.

 

"Nous sommes à un tournant critique (...) Il y a une transmission communautaire du virus. C'est un signal négatif, bien que cela reste limité", a déclaré le ministre lors d'un déplacement à l'hôpital de Dahr el-Bachek (Metn). Il a annoncé que 161 nouveaux cas avaient été détectés au cours des dernières 24 heures, en attendant le bilan officiel qui devrait être publié dans les toutes prochaines heures.

 

Selon le bilan du ministère de la Santé mercredi, 3 102 personnes ont contracté le virus depuis l’apparition de la pandémie au Liban en février et 43 sont décédées, les décès dus au Covid-19 étant de plus en plus fréquents ces derniers jours.

 

La commission parlementaire de la Santé a entre-temps insisté sur l'importance des mesures barrières. Le président de cette commission, Assem Araji, a déclaré que "la deuxième vague, qui pourrait arriver entre septembre et octobre, pourrait être plus dangereuse que la première".

 

Dans la matinée, Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus au Liban depuis février, avait déjà affirmé que le pays était "clairement entré dans la phase de transmission communautaire". C'est ce que démontre selon lui l'existence d'"une multitudes de petits foyers ou d'individus éparpillés géographiquement", alors que "près de la moitié des cas locaux n'ont aucune histoire claire de contact avec des personnes contaminées". "L'augmentation du nombre de cas est réelle", avait-il averti, et n'est pas causée par l'intensification des campagnes de dépistage.

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