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Coronavirus: nouveau record aux États-Unis, l’avertissement de l’OMS

Coronavirus: nouveau record aux États-Unis, l’avertissement de l’OMS
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Par AlAhed avec AFP

L'Organisation mondiale de la santé tire une nouvelle fois le signal d'alarme face aux chiffres d'infections et de morts du Covid-19 qui ne cessent d'augmenter, notamment aux États-Unis qui ont enregistré vendredi un nouveau record d'infections.

«Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S'il vous plaît, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres », a plaidé vendredi le responsable des urgences sanitaires à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan.

«Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas», a-t-il poursuivi.

«L'OMS comprend parfaitement qu'il y a de bonnes raisons pour les pays qui veulent remettre leurs économies sur les rails (…) Mais vous ne pouvez pas ignorer le problème non plus, il ne va pas disparaître comme par magie», a-t-il dit.

Selon l'organisation, les sept derniers jours ont été les pires en termes de contaminations (plus de 160 000 cas quotidiens) depuis que l'épidémie de Covid-19 est partie de Chine fin 2019, et 60 % de tous les cas recensés jusqu'à présent l'ont été au cours du mois écoulé.

Record d'infections aux États-Unis

Un message dirigé notamment vers les États-Unis. Alors que le pays s'apprête à célébrer leur fête nationale ce samedi, le Jour de l'indépendance, 57 683 nouvelles infections au coronavirus ont été enregistrées vendredi, selon le comptage effectué par l'université Johns-Hopkins, qui fait référence, un record.

Par ailleurs 728 nouveaux décès ont été recensés, ce qui porte le nombre total de morts aux États. Les États-Unis sont de loin le pays le plus touché au monde par la maladie avec près de 2,8 millions de cas détectés.

Le sud et l'ouest du territoire font face à une flambée de cas, qui «met tout le pays en danger», selon les termes d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

Nombre d'États ont dû mettre le déconfinement en pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages.

Et le gouverneur républicain du Texas a annoncé que le port du masque serait désormais obligatoire dans les lieux publics.

Mais le président Donald Trump, très critiqué pour sa gestion de la pandémie, n'a que très brièvement évoqué le sujet dans le discours qu'il a prononcé vendredi soir au Mont Rushmore à l'occasion d'une soirée de feux d'artifice en l'honneur du 4 Juillet. La foule acquise à sa cause scandait «Quatre ans de plus», et dans laquelle les masques étaient rares.

Déconfinement au Royaume-Uni

Son pays n'est pas le seul à faire peu de cas des avertissements de l'OMS. Ainsi les pubs, hôtels, salons de coiffure, cinémas et musées reprennent du service samedi en Angleterre, une réouverture jugée prématurée par certains au Royaume-Uni.

Des millions d'Anglais sont attendus dans les pubs au cours d'un week-end qui s'annonce «historique» selon un responsable du secteur, voire aussi fréquenté qu'un jour de l'An selon les prévisions de la police.

L'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord ont pour leur part préféré adopter leur propre calendrier de déconfinement.

Plus de 522.000 morts

La pandémie a fait au moins 522 246 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l'apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 19 heures GMT.

Plus de 10 922 300 cas d'infections ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil (63 174), le Royaume-Uni (44 131), l'Italie (34 833) et la France (29 893).

Pour la première fois depuis le début de l'épidémie, l'Amérique latine a dépassé vendredi l'Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux Continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200 000 morts, devant les États-Unis et le Canada (137 421) et l'Amérique latine (121 662).

Le ralentissement continue en Europe

En Europe, le ralentissement de la pandémie se confirme, avec des chiffres partout en baisse.

La Commission européenne a autorisé «la mise sur le marché conditionnelle» de l'antiviral remdesivir dans l'UE, qui a donné quelques résultats dans le traitement des patients gravement atteints du nouveau coronavirus.

En France, cinquième pays le plus touché au monde (au moins 29 893 morts), la justice a ouvert une enquête sur la gestion de la crise par l'ex-Premier ministre Édouard Philippe et ses anciens ministres de la Santé, Olivier Véran et Agnès Buzyn.

Sur le plan économique, la direction du groupe Air France a annoncé vouloir supprimer 7.580 postes dans la compagnie Air France et la filiale régionale Hop! d'ici fin 2022.

Pékin veut bannir la volaille vivante de ses marchés

En Chine la municipalité de Pékin, qui a connu mi-juin un rebond du nombre de cas de Covid-19, a annoncé vendredi la levée de la plupart des restrictions pour quitter la ville samedi à minuit (15 heures GMT), assurant avoir stoppé la contagion. Après deux mois sans aucune contamination au coronavirus, la ville de 21 millions d'habitants a brusquement vu le nombre de cas se multiplier le mois dernier. Au moins 331 personnes ont ainsi été contaminées.

Alors que cette réapparition du virus à Pékin a été attribuée à un important marché de gros agricole de la capitale, la Chine s'est engagée à supprimer progressivement l'abattage et la vente de volailles vivantes sur les marchés alimentaires.

Un marché qui vendait des animaux vivants dans la ville de Wuhan, dans le centre du pays, est soupçonné d'être le berceau originel de la pandémie.

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