noscript

Please Wait...

L’Iran sort sa première bombe sous-marine furtive, selon Forbes

L’Iran sort sa première bombe sous-marine furtive, selon Forbes
folder_openIran access_timedepuis 4 mois
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec PressTV

Il y a deux jours The National Interest évoquait «l’inquiétante interception» d’un drone «pénétrant» US (MC-4 Global Hawk) en juin dernier par l’Iran qui «a introduit une importante faille dans le réseaux de surveillance aérien que les États Unis ont placés à l’aide de leurs alliés» dans le golfe et qui est composé de multiples radars, de drones, de DCA, de satellites et d’autres facilités.

L’auteur reproche au Pentagone d’avoir «supprimé en 2018 un gros paquet de 7 milliards de dollars pour remplacer les avions non furtifs E-8 par des drones furtifs» car selon lui, si MC-4 US avait été invisible aux radars, il n’aurait jamais péri sous le puissant feu de la batterie de missile Khordad-3 du CGRI.

Mais l’auteur a eu tort d’être si affirmatif dans ses propos.

Jeudi 28 mai, alors que le quatrième navire-citerne iranien était attendu dans la zone économique du Venezuela, l’Iran a pris de court les milieux militaires US en activant des dizaines d’embarcations rapides de type Zolfaghar, Miaad ou encore Raad.

Ce faisant, le commandant en chef du CGRI, le général Hossein Salami, a affirmé ce qui devrait bien donner à réfléchir aux Américains si d’aventure l’envie leur prenait de «prendre d’assaut» les pétroliers iraniens sur le chemin de retour.

«Ces bateaux augmenteront la puissance offensive de la marine iranienne dans les eaux du golfe Persique, … marquant la naissance d’une nouvelle puissance navale dans le monde, Iran», a-t-il affirmé.

Le commandant a expliqué que le renforcement de cette «force navale iranienne» faisait partie d’une feuille de route que l’Iran poursuit très soigneusement et par étape.

Or une nouvelle étape semble avoir été franchie le 27 mai: au milieu des vedettes rapides déposes en ordre jeudi, les observateurs ont remarqué la présence d’un sous-marin sans pilote, «Ya Mahdi» dont le projet a commencé il y a quelques temps mais qui semble avoir bien progressé.

L'absence d'une ouverture visible sur la coque et la petite taille du sous-marin indiquent qu’il s’agit d’un UUV.

Dans le détroit d'Ormuz et le golfe, l'Iran a juste besoin de ce genre de submersibles vu l’étroitesse des lieux.

C’est un excellent levier dont se dote le CGRI en cas de confrontation avec les navires US de surface, surtout si «Ya Mahdi» soit doté de torpille ou reconverti en un plate-forme kamikaze pour réserver aux navires américains des surprises «bien profondes».

Puissance du CGRI dans la région

Depuis que ces images sont diffusées, les spéculations vont bon train de l'autre bord de l'Atlantique: Selon Forbes, «ce nouveau navire est soit un très petit sous-marin, soit un très gros drone sous-marin (UUV), bien que la dernière version semble plus réelle.

Il s’agit d’un acquis ajoutant une nouvelle dimension à la capacité de guerre asymétrique de l’Iran, une dimension qui place l’Iran dans le club d’élite dont sont membres l’US Navy et le Royal Navy.

Avec un prix abordable, le sous-marin de fabrication iranienne est à peu près «comparable au sous-marin à propulsion diesel-électrique sans pilot extra-large Orca ou XLUUV, construits eux, moyennant un prix exorbitant par Boeing mais pour le même résultat».

Et d'ajouter: «Les autres embarcations défilées comprenaient des engins d'attaque rapide armés de missiles et de fusées, des vedettes rapides et des chars sous-marins pour hommes-grenouilles commandos. Il y avait même de très petits avions à effet de sol. Mais la surprise aura été cette UUV qui constitue une autre occasion de projeter la puissance du CGRI dans la région. La propulsion diesel-électrique fournira une très longue portée à l’appareil. La grande taille de l’UUV pourrait rendre l'intégration des armes plus réalisables, comme par exemple la pose de mines et sa coque cylindrique en acier montre que l’UUV iranien n’a rien en moins qu’un sous-marin».

«L’Iran a d’ailleurs construit de nombreux sous-marins de type Midget, ce qui témoigne de la capacité industrielle iranienne. "Ya Mahdi" devient ainsi la première vedette télécommandée du CGRI à même de tirer trois roquettes (missiles) et de porter des explosifs, ce qui fait de ce bateau une bombe sous marine mobile en mer ayant la capacité de toucher les navires ennemis. D’une longueur de moins de 12 m et d’une hauteur de 1,5 m, la petite taille de la vedette formée de matière composit donc furtive, lui permet d'ailleurs de rester largement à l’abri des radars et des systèmes de défense de l’ennemi surtout qu'il pourrait être télécommandé depuis le sol voire à partir d’autres navires», souligne Forbes.

Un «triangle de mort ambulant»

Et le magazine de conclure: «En octobre 2019, lors d'une conférence consacrée à la Force navale du CGRI, son commandant en chef avait promis une sous-marine sans pilote en disant "la technologie dont nous disposons nous permettra de nous doter des vedettes sans pilote". Puis il est allé même jusqu'à dire que les vedettes iraniennes bénéficieraient bientôt d’une furtivité optimisée. La première partie de son discours à savoir un UUV iranien vient de faire son apparition. Il y a fort à parier que la seconde partie de ses propos voient le jour bien tôt. Tout porte à croire que les prochaines vedettes iraniennes seraient furtives, télécommandées et ultra rapides. Une vedette munie de ces trois caractéristiques ressemblera à un "triangle de mort ambulant" pour nos plus redoutables navires de guerre».

Selon le général de brigade iranien Hossein Salami, la marine du CGRI a reçu pour instruction d'augmenter les capacités navales de l'Iran jusqu'à ce que le pays puisse défendre de manière adéquate «son indépendance territoriale et son intégrité territoriale, protéger ses intérêts en mer et poursuivre et détruire l'ennemi».

Comments

//