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La démolition des habitations palestiniennes par «Israël» est «un crime de guerre», dénonce Amnesty

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Par AlAhed avec Amnesty

Amnesty international a dénoncé mercredi 24 juillet la démolition par l’armée israélienne de 16 bâtiments d’habitation palestiniens dans le quartier de Wadi al Hummus à Sur Baher, un village de Cisjordanie occupée.

«Ces démolitions sont une violation flagrante du droit international et s’inscrivent dans une pratique systématique des autorités israéliennes consistant à déplacer de force des Palestiniens dans les territoires occupés, ce qui en fait des crimes de guerre», a déclaré Saleh Higazi, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

«Israël tente de les justifier sous le prétexte de la sécurité en affirmant que les habitations concernées sont trop proches du mur/barrière, mais cet argument ne tient pas la route. La vérité est que, depuis des décennies, les autorités israéliennes prennent des mesures arbitraires et disproportionnées au nom de la sécurité pour étendre leur emprise sur les terres palestiniennes et chasser les Palestiniens des zones qu’elles considèrent comme stratégiques, en déplaçant de force des populations entières et en détruisant illégalement des dizaines de milliers d’habitations», a-t-il souligné.

Et de poursuivre: «Israël doit immédiatement mettre un terme à sa politique cruelle et discriminatoire de démolitions d’habitations et de déplacements forcés. Au lieu de détruire les logements de familles, Israël doit démanteler les parties du mur/barrière construites à l’intérieur des territoires palestiniens occupés, y compris dans certaines zones de Sur Baher, en violation du droit international».

«Les autres États ont le devoir de faire pression sur les autorités israéliennes afin qu’elles respectent leurs obligations au regard du droit international humanitaire et qu’elles veillent à la protection de la population palestinienne occupée», a insisté M. Higazi.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), au cours des 10 dernières années, «Israël» a démoli plus de 1 100 bâtiments dans le territoire occupé du secteur oriental d’al-Qods occupée (Jérusalem-Est). Ces démolitions ont déplacé plus de 2 000 personnes et entraîné des conséquences pour la vie de 6 000 personnes.

Entre le 2 janvier et le 17 juillet 2019, «Israël» a démoli 126 bâtiments à «Jérusalem-Est», ce qui a occasionné le déplacement de 203 personnes et affecté le quotidien de 1 036 autres.

Le transfert illégal de civils dans un territoire occupé viole la Quatrième Convention de Genève et constitue un crime de guerre aux termes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

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