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Le Mossad est derrière l’attaque des pétroliers en mer d’Oman, selon un général français

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Par AlAhed avec Réseau international

Il ne fait «aucun doute» que «le Mossad est directement impliqué dans l’affaire de l’attaque contre les pétroliers en mer d’Oman», a affirmé le général français Dominique Delawarde, sans préciser s’il s’agit d’un rôle de la CIA.

«Il est actuellement vital pour Israël de se débarrasser du +régime des Mollah+ en Iran et, dans le cadre de l’extension de l’influence d’Israël aux Proche et Moyen-Orients, de se débarrasser de tous les +régimes ennemis+ (Syrie, Irak, Yémen)», a expliqué l’ancien chef «Situation-Renseignement-Guerre électronique 19» à l’État-major interarmées de planification opérationnelle en France.

Et de poursuivre: «Lorsqu’il s’agit de sa survie, Israël ne recule devant rien. Il se sait soutenu par la +bande des trois+ (Etats-Unis, Royaume-Uni et France): par les médias de ces pays qu’il contrôle et par les dirigeants de ces trois pays dont il a financé les élections par le biais des lobbies qui agissent au profit d’Israël».

«Y a-t-il eu un précédent israélien avéré dans le terrorisme international sous faux drapeau ou dans le terrorisme international tout court ? La réponse est OUI !», s’est interrogé le général français.

Et de souligner: «Il y a eu l’affaire du bateau USS Liberty attaqué le 8 juin 1967. 34 marins américains y ont perdu la vie. Il s’agissait au départ de faire porter le chapeau à l’Égypte. Ayant été pris la main dans le sac, les Israéliens se sont excusés et ont prétexté +une erreur+. Le secrétaire à la défense US McNamara a alors déclaré à l’amiral US qui voulait réagir: +Le président Johnson ne va pas déclencher une guerre ou embarrasser un allié des Américains (sic) pour quelques marins+. Ben voyons».

«Je n’évoque même pas l’explosion de l’Hôtel King David le 22 Juillet 1946, ses 91 morts et 46 blessés pour la plupart britanniques», a-t-il ajouté, avant de poursuivre: «Je n’évoque pas non plus l’assassinat de l’envoyé spécial (suédois) de l’ONU Folke Bernadotte le 17 septembre 1948 et du colonel français André Sérot, commandant des observateurs de l’ONU en Palestine. Je n’évoque pas enfin la triste affaire du massacre de Deir Yassin le 9 avril 1948».

Le général Delawarde a souligné qu’«Israël» est «assuré de l’impunité», aujourd’hui plus encore qu’hier. «Trump, May et Macron sont totalement sous la coupe des lobbies pro-israéliens dans leurs pays respectifs. Tous ceux qui, comme moi, osent faire ressurgir les leçons du passé et qui connaissent bien la partie israélienne pour l’avoir fréquentée, courent le risque de se voir +anathémiser+ et accusés d’+antisémitisme+».

«Ce genre de terrorisme +intellectuel+ fonctionne encore puisque rares sont ceux qui ont évoqué Israël comme suspect numéro 1 des attaques de pétroliers dans le Golfe ou à ses abords, le but étant d’essayer d’entraîner la coalition occidentale dans une nouvelle +croisade anti-iranienne+», a-t-il indiqué.

«Dans les indices qui accréditent cette thèse, il y a les réactions politiques et médiatiques plutôt précipitées et maladroites émanant des Américains et des britanniques, complices éternels d’Israël, et accusant l’Iran. C’est cousu de fils blancs», a réitéré le général Delawarde. «Ces deux pays, comme Israël, ne reculent devant rien et prennent les citoyens du monde entier pour des cons en pensant qu’ils vont croire que, le jour même de la visite amicale du Premier ministre japonais en Iran, les Iraniens chercheraient à couler deux pétroliers, liés au Japon, sous les yeux de caméras extérieures aux deux bateaux, qui se trouvaient là +par hasard+ pour filmer +l’attentat iranien du siècle+», a-t-il ironisé.

Selon Dominique Delawarde, «comme dans l’affaire Skripal», les services israéliens et occidentaux, «trop sûrs d’eux même», sont «de plus en plus maladroits».

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