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Rencontre Macron-Sissi: droits de l’Homme et enjeux régionaux au programme

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Le président français Emmanuel Macron a entamé lundi le deuxième jour de sa visite en Egypte. Après une première journée placée sous le signe de la culture, s'est ouvert lundi le volet politique de ce déplacement stratégique.

Abdel Fatah al-Sissi a accueilli son homologue français lors d'une cérémonie solennelle au palais présidentiel.

Ce tête-à-tête sera suivi de la signature d'une trentaine d'accords et de contrats commerciaux, pour «quelques centaines de millions d'euros», selon la présidence française.

Lors d'un entretien avec la presse française dimanche soir, le président a abordé les thèmes centraux de cette visite, revenant brièvement sur la crise sociale qui fait rage depuis plus de deux mois en France, a indiqué notre envoyée spéciale au Caire Charlotte Hauser.

Emmanuel Macron a notamment souligné la place centrale de l'Egypte pour la stabilité dans la région, tout comme celles de la Jordanie et l'Irak.

Il a également soutenu vouloir «contenir les influences iraniennes» tout en rappelant l'importance de l'accord sur le nucléaire renégocié avec les Britanniques. «Nous parlons avec Israël et avec le Liban pour contenir les volontés hégémoniques de l'Iran», a-t-il estimé.

Au sujet de l'épineuse question des Droits de l'homme, le président a prôné le dialogue, la transparence et déclaré «vouloir en discuter avec son homologue», tout en prévenant que «décider de tourner le dos à l'Egypte serait laisser l'Egypte aller vers d'autres puissances qui renforceraient ce non-respect des droits de l'Homme», avant de nommer la Chine et la Russie.

«L'Égypte est un régime qui a des caractéristiques relativement autoritaires. Elle doit lutter contre les oppositions intérieures», a-t-il dit, en référence notamment aux Frères musulmans.

Il a également assuré qu'il allait «avoir un dialogue confidentiel» avec M. Sissi sur «des cas individuels» d'opposants ou de personnalités emprisonnés.

La crise des «gilets jaunes» a également été abordée par le président qui a parlé de «mal-être démocratique» en Europe et d'une crise «inédite» en expliquant que la vocation du grand débat était de donner un cadre aux colères et contestations.

Ce déplacement de trois jours est l'un des rares à l'étranger qu'effectue en ce début d'année le président Macron, qui se concentre depuis plus de deux mois sur la crise sociale des «gilets jaunes».

Source: agences et rédaction

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