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Cheikh Qassem : Tout endroit dans l’entité sioniste est sous la menace des missiles du Hezbollah

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Le secrétaire adjoint du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, a confirmé dans une interview accordée au journal iranien «Al-Vefagh (Al-Wefaq)» que les territoires occupés jusqu’à «Tel Aviv» seraient sous la menace des roquettes de la résistance et que les règles d'engagement imposées par le Hezbollah au Liban et les nouvelles équations de dissuasion imposée à «Israël», empêcheraient l’entité de lancer une guerre contre le Liban. Il a estimé que la solution politique en Syrie dépend de la position américaine, notant que ce qui se passe au Yémen est un crime saoudo-américain.

Cheikh Naim Qassem, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, a déclaré que « des efforts ont été déployés pour rétablir le calme dans la bande de Gaza et les deux parties s’étaient mis d'accord sur le principe du calme mutuel. Au cours des efforts, les israéliens ont mené une opération secrète, afin d’imposer une nouvelle situation et des nouveaux règles d’engagement selon lesquelles les opérations sécuritaires ne font pas partie de la trêve établit. Toutes les factions palestiniennes de Gaza se sont réunis et ont pris une décision audacieuse et courageuse de réagir face à cet ennemi, et de refuser ces conditions, même si cela conduirait à une guerre ouverte ».

En réponse à la question posée par le journal iranien concernant les efforts de l’ennemi sioniste pour cibler la résistance à Gaza et au Liban, Cheikh Qassem a souligné que « les palestiniens ne doivent pas accepter les règles d’engagement imposées par l'ennemi israélien, notamment que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'est pas prêt à mener une guerre dont les conséquences sont inconnues ».

« Le front interne israélien sera touché », a-t-il ajouté, notant que « cela est l’un des points faibles de Netanyahou ».

Selon cheikh Qassem, Netanyahu avait rapidement reconnu les faits, ce qui confirme le succès de la résistance palestinienne. Un succès aux conséquences militaires et politiques importantes, ayant conduit à la démission du ministre de la guerre, Avigdor Lieberman.

Il a ajouté que « la résistance palestinienne a réussi à créer une nouvelle équation qui se fortifiera et continuera, et cela protègera la bande de Gaza des attaques surprenantes de l’ennemi ».

Le secrétaire adjoint a expliqué qu’« avant la réussite de l'opération à Gaza, l'ennemi sioniste n’avait pas l’intention de s’engager dans une action militaire contre le Liban, car depuis 2006, il a été dissuadé par la capacité de la résistance islamique et par la décision du Hezbollah de répondre aux attaques israéliennes même si la situation se développe et conduit à une guerre ».

Cheikh Qassem a souligné que « les colons israéliens sont maintenant exposés aux roquettes de la résistance qui peuvent toucher tous les territoires occupés ainsi que Tel-Aviv ». « Les sionistes ne pourraient pas supporter une telle situation, c’est pourquoi l'idée d'une guerre contre le Liban n’est pas réelle, même quand ils évoquent les menaces et analysent la situation, ils supposent que c’est Hezbollah qui va les attaquer en premier, ce qui veut dire qu’ils se mettent dans une situation de réaction et non pas d’action », a-t-il poursuivi.

Il a réitéré que « les règles d'engagement imposées par le Hezbollah au Liban ainsi que la capacité de dissuasion ont grandement compliqué l'idée d'une guerre menée en premier par Israël contre le Liban ».

La solution politique de la crise syrienne dépend de la position américaine

« La situation en Syrie s'améliore de jour en jour et actuellement les réalisations de l'Etat syrien, de l'armée syrienne et de ses alliés, sont des réalisations visibles sur le terrain et tout le monde le reconnaît », a déclaré cheikh Qassem.

Il a souligné qu'une solution politique à la crise était nécessaire, mais a estimé que cette solution n'avait pas encore été déclaré car les Etats-Unis, un parti clé dans la crise actuelle, entrave cette solution, notant que « tant que la position américaine n’est pas claire il n’y aura pas de solution politique ».

Cheikh Qassem a affirmé que « plusieurs choses devront être dévoilées afin que les pourparlers prennent place et qu’une solution en vue d'une résolution politique soit établie ». « Il est vrai qu'il y aura une période d'attente mais l'Etat syrien travaille, et remplit ses tâches comme s'il n'y avait aucun problème » a-t-il déclaré. Ajoutant que cela « est un point de force pour le président Bachar al-Assad et l'administration syrienne ».

La guerre au Yémen est un crime saoudo-américain

Concernant la situation au Yémen, Cheikh Qassim a déclaré que « l'Arabie saoudite fait partie du projet américain », ajoutant que « cette famille royale arrogante qui pillent les richesses du peuple saoudien est protégée par les américains, alors que ces derniers extorquent l’argent saoudien ».

Il a souligné que « des sommes énormes ont été versées publiquement au président américain Donald Trump, le roi et le prince héritier Mohammed bin Salman ont payé 450 milliards de dollars en échange d’armes américains, en réalité cette somme est le prix de la protection américaine de l'Arabie saoudite ».

Cheikh Qassem a ajouté que « le règne des Saoud est basé sur l’injustice et l’arrogance, l'argent, la répression et le contrôle, et c’est dans ce cadre qu’ils cherchent à dominer le Yémen ». Notant que « les armes, l’aide logistique et les directives (dans l’offensive au Yémen, NDLR) sont tous américains ». Il a donc conclu que « c'est un crime saoudo-américain ».

Le secrétaire adjoint du Hezbollah a également évoqué le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, signalant que « cette affaire a pris une grande dimension pour des considérations internes américaines et européennes ».

Il a souligné que « ceux qui parlent aujourd’hui de cette affaire et la compare avec ce qui se passe au Yémen auraient dû bouger depuis trois ans, pas seulement maintenant », ajoutant que « cela ne s’est pas produit car il était nécessaire que l'Arabie saoudite obtienne ce qu'elle veut du peuple yéménite. Mais ce peuple qui fait preuve de fermeté ne baissera pas les bras et remportera la victoire ».

Sanctions américaines contre l’Iran : un nouvel obstacle

En ce qui concerne l'attaque américaine contre l'Iran et l'imposition de sanctions, le secrétaire adjoint du Hezbollah a souligné que « l'attaque américaine contre l'Iran a été mené lorsque la république islamique a fait preuve de force et a réussi à surmonter les difficultés ». « À chaque fois que l’Iran surmonte un obstacle l'Amérique tente d’en mettre un autre », a-t-il ajouté.

« Quand les États-Unis ont signé l'accord nucléaire, ils ont cru que cela mettrait un terme aux réalisations de l'Iran, mais Trump a estimé que ce n’était pas le cas », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi il s’est précipité à annuler l'accord nucléaire et à imposer des sanctions. »

La création du gouvernement libanais dépend de la décision de Saad Hariri

Au sujet de la formation du gouvernement libanais, cheikh Qassem a déclaré que « les libanais attendent la décision du premier ministre Saad Hariri, ce dernier devra prendre les mesures appropriées en ce qui concerne la représentation des six députés sunnites afin que l'un d'entre eux soit nommé ministre, et nous attendons que ce problème soit résolu mais pour le moment il n’y a rien de nouveau », notant que la résolution de cette question permettra la formation du gouvernement.

Source : al-vefagh.com, traduit par l’équipe du site

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