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Sayed Khamenei : les États-Unis ne sont plus une puissance sur qui compter

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Lors d’une rencontre avec des étudiants et des élèves iraniens, le Leader de la Révolution sayed Ali Khamenei a déclaré que «les États-Unis ne sont plus une puissance sur qui compter».

Selon sayed Khamenei, la fin de l’empire américain est proche, qu’on le veuille ou pas. «Les forces armées américaines sont déboussolées, sinon elles n’auraient jamais choisi de se faire aider par des mercenaires, comme ceux de Blackwater.»

Le Leader de la Révolution islamique a accueilli samedi des centaines d'étudiants et d'élèves, à la veille de la Journée nationale de la lutte contre l'Arrogance, le 4 novembre.

Le Leader de la Révolution islamique a débuté son discours en rendant hommage aux millions de pèlerins qui se sont rendus en Irak pour commémorer l’Arbaïn : «La marche grandiose de l’Arbaïn a été ni plus ni moins une démonstration de force exemplaire qui devrait donner bien à réfléchir. Depuis 40 ans, les États-Unis vont de défaite en défaite face à l’Iran et les experts sont unanimes sur le déclin de leur pouvoir. Il en va tout autrement de l’Iran et de sa nation qui, grâce à ses jeunes talents, avancent sur la voie du progrès vers un avenir bien radieux. L’Amérique d’aujourd’hui est bien plus faible que l’Amérique d’il y a quatre décennies.»

Le Leader a par ailleurs affirmé : «Même le soft power américain a du plomb dans l’aile de l’aveu de bien de stratèges. Le soft power, dans le sens de cette capacité à faire accroire à une indéfectible puissance US, une puissance à toute épreuve, eh bien cette puissance supposée des USA n’est plus. Depuis que l’actuel président est au pouvoir à Washington, non seulement des nations, mais aussi des États entiers, s’opposent à l’omnipotence US et je pense surtout aux pays européens, à la Chine, à l’Inde, à la Russie et aux pays africains et latino-américains.»

Selon le Leader de la RII, les États-Unis sont également confrontés à la déliquescence de leur puissance militaire : «La puissance militaire US va à vau-l’eau à cause de l’état lamentable dans lequel se trouvent les militaires américains. Les troupes régulières US font face à la dépression, au désœuvrement et au doute, ce qui a poussé l’état-major à avoir recours à des mercenaires comme ceux de Blackwater. Et que dire du déficit abyssal auquel fait face l’économie américaine ? Rien que cette année, il est de l’ordre de 800 milliards de dollars et ce fait indique bien une chose : le déclin de l’économie américaine. Dans ce contexte, tous ceux qui se disent prêts à passer l’éponge sur la question palestinienne devraient se souvenir d’une chose : les États-Unis ne sont plus une puissance sur qui compter. Au contraire, le peuple palestinien, tout comme les autres nations de la région, sont bien vivants, et bien vivaces. Ils font partie d’une «réalité dynamique, éternelle».

Sayed Khamenei a vu un signe d’une défaite cinglante des États-Unis dans l’attachement de générations entières d’Iraniens à l’indépendance de leur pays : «L’empire médiatique de l’Occident, avec toute sa puissance, s’est avéré incapable d’impacter le ressenti de nos jeunes face aux politiques américaines. Cet empire a été aussi incapable de contrer l’esprit d’indépendance et de résistance à l’hégémonie qui caractérise la jeunesse iranienne. La troisième génération de jeunes Iraniens après la Révolution islamique est aussi combative que nos premiers révolutionnaires.»

Le 4 novembre coïncide avec la date anniversaire de la prise de l’ambassade US à Téhéran par les étudiants iraniens en 1979, soit quelques mois après la victoire de la Révolution islamique en Iran. L’ambassade était le principal site d’espionnage et de renseignement US en Iran, ce fut à partir de ces mêmes locaux que se sont tramés des projets d’une guerre civile puis d'un coup d’État en Iran.

Les pseudo-diplomates américains ont été détenus pendant 444 jours par les étudiants iraniens, ce qui a provoqué la défaite électorale du président US de l’époque, Jimmy Carter, et mis aussi une rupture aux relations avec l’Arrogance américaine. L’administration Trump qui a choisi la date du 4 novembre pour réimposer des sanctions pétrolières à l’Iran a voulu « punir » les Iraniens pour leur choix de s’être élevé contre le maximalisme américain. Or, ce choix reste bien déconnecté de la réalité : le front américain contre l’Iran n’a pas réussi à ratisser large, les principales puissances économiques du monde l’ayant déjà déserté. Quant à l’Europe, qui semble bien la principale victime du retrait US de l’accord nucléaire, l’alignement sur les positions US n’apparait pas possible.

Source : presstv et rédaction

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