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L’UNESCO cherche le soutien de la communauté internationale pour reconstruire Mossoul

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L’UNESCO a donné le coup d’envoi lundi à Paris de son initiative «Faire revivre l’esprit de Mossoul», pour la reconstruction de la deuxième ville d’Irak, dévastée par les terroristes, dans ses aspects culturels, éducatifs et patrimoniaux.

Coorganisée avec les autorités irakiennes au siège de l’UNESCO, la conférence vise à obtenir de la communauté internationale des engagements financiers pour l’immense tâche de réhabilitation de cette ville du nord de l’Irak, emblématique d’une civilisation plusieurs fois millénaire, multiculturelle et multiconfessionnelle.

Mossoul est une «ville exemplaire en matière de diversité de patrimoine et de culture, qui a été systématiquement, délibérément détruite» par le groupe terroriste «Daech» (qui s’était emparé d’un tiers du pays à partir de 2014), a souligné la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, auprès de quelques journalistes.

L’oeuvre de destruction pendant l’occupation et lors des combats pour la reprise de la ville aux terroristes n’a rien épargné, frappant les bouquinistes, la mosquée Al-Nouri et son minaret penché du XIIe siècle, la tombe du prophète Jonas, des églises, la bibliothèque universitaire et ses centaines de milliers d’ouvrages…

L’UNESCO veut placer la réhabilitation des édifices patrimoniaux et éducatifs au coeur de la reconstruction, en parallèle avec le travail fondamental, fait par ailleurs, sur les infrastructures. Et en être le coordonnateur, en association avec les autorités irakiennes et la société civile. Un aspect auquel tient l’agence onusienne : ne pas être «hors sol».

L’objectif est ambitieux eut égard à la situation du pays, mais aussi à l’état de la ville, jonchée de milliers de tonnes de débris non déminés sous lesquels gisent encore beaucoup de corps.

«Il y a effectivement des incertitudes politiques et sociales», reconnaît Mme Azoulay. «Mais il y a une fenêtre pour intervenir, là, maintenant, et il faut la saisir » sans « attendre que toutes les conditions soient réunies». «C’est justement maintenant qu’il faut soutenir le peuple irakien.»

Pour Mme Azoulay, il est vital que «dans la reconstruction, on commence, pour une fois dès le début, et pas à la fin, par l’éducation et la culture, conditions aussi de rétablissement d’une paix durable».

Les Émirats arabes unis ont répondu présents en s’engageant en avril à hauteur de 50,4 millions de dollars (la moitié des contributions annoncées) pour, notamment, la reconstruction de la mosquée et du minaret, dynamités en juin 2017 par les terroristes, selon l’armée irakienne.

C’est «le plus emblématique des projets en matière de symbole et de montant », a estimé Mme Azoulay.

«Un projet pas seulement symbolique, mais qui créera aussi des emplois pour un millier de Mossouliotes», a souligné lundi à la tribune la ministre émiratie de la Culture, Noura Al-Kaabi.

D’autres participations sont dans les tuyaux concernant des églises, dont celle des Dominicains.

Les Japonais ont manifesté un intérêt pour le tombeau de Jonas ; les Saoudiens pourraient annoncer «de beaux projets» dans les prochains mois ; les Pays-Bas ont des pistes dans l’éducatif, notamment pour la prévention de l’extrémisme à l’école, et l’Union européenne (UE) envisagerait d’aider la bibliothèque à redevenir un lieu de vie.

«Nous sommes en négociations très avancées avec l’UE», a indiqué la directrice générale. Mais le déblocage des financements ne sera qu’une étape vers le renouveau de la cité, entre déminage, batterie d’études, expertises et débats autour des critères de reconstruction.

Source : AFP

 

 

 

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