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Al-Qaïda et Al-Nosra considèrent l’ASL comme une organisation laïque et athée

Al-Qaïda et Al-Nosra considèrent l’ASL comme une organisation laïque et athée
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Par Hussein Mortada*

Le soulèvement du front Al-Nosra et de l'organisation Al-Qaïda contre les milices de l'Armée syrienne libre ne fut pas une surprise momentanée. Il s'inscrit dans une chronologie datant depuis le début de la guerre contre la Syrie. Les membres d'Al-Qaïda combattaient alors sous la bannière de ces milices, mais dans des brigades portant des noms islamiques. Ces brigades, soutenues par certains pays, s'étaient déployées à Alep, Homs, rif de Damas et Idlib. L'objectif était de dissimuler la couverture wahhabite de la rébellion et de prévenir l'aversion de certains syriens.

Ces brigades se sont progressivement éloignées plus tard des milices de l'ASL, pour former le noyau du front Al-Nosra sous lequel fut unifiée leur majorité, à l'exception de quelques-unes, qui combattaient toutefois sous le commandement d'Al-Qaïda, telle la brigade el-Tawhid...

Pour entamer le putsh, le front Al-Nosra a expulsé les brigades de l'ASL de certaines régionsAl-Qaïda et Al-Nosra considèrent l’ASL comme une organisation laïque et athée syriennes. Les tensions se sont accrues sur le terrain. Dans la seconde étape de son plan, la stratégie du front consistait à liquider les leaders militaires de l'ASL et à effacer tous les slogans, les étendards et même les idées laïques prônées par l'ASL. Selon les concepts d'Al-Qaïda et d'Al-Nosra, l'armée syrienne libre est une organisation pro-occidentale laïque, voire athée.

Ces développements militaires ont coïncidé avec l'émergence des différends saoudo-qataris autour du dossier syrien. Chaque partie utilisait les groupes armés en Syrie pour régler des comptes.

En effet, il semble que l'Arabie soit parvenue à infiltrer le corps des Frères Musulmans en Syrie, connus par leur loyauté traditionnelle au Qatar et à la Turquie. Le royaume contrôle actuellement les soi-disant «Renseignements des Frères Musulmans en Syrie», commandés par Imad el-Dine Rachid, soutenu par les renseignements saoudiens. Cet homme avait attaqué le Qatar, lui attribuant la responsabilité de la fragmentation des rebelles syriens.

Les dernières réunions de l'opposition syrienne ont révélé au grand jour les différends entre l'Arabie et le Qatar. Ce dernier avait menacé de cesser le financement et l'armement des rebelles, si la Coalition de l'opposition ne répondait pas à ses demandes. L'Arabie a avorté la décision qatarie de réactiver le gouvernement de l'opposition, par des pressions exercées contre les rebelles et certains opposants.

D'autres informations font état d'accords secrets pour exploiter le pétrole syrien par les rebelles et les pays qui les soutiennent. Le client était prêt, à savoir, l'Union Européenne. L'accord consistait à ce que les rebelles exploitent le pétrole syrien, dont les recettes seraient distribuées entre les différents groupes armés. Cet accord fut parrainé par les pays du Golfe et la Turquie, dans la mesure où seraient assurés les aides techniques et les passages des produits via le territoire turc en contrepartie de payement de charges au profit des renseignements turques.

Dans la même période, le plan militaire établi par le dénommé «Abou Mohammad Joulani» pour prendre d'assaut les régions stratégiques contrôlées par l'ASL fut prêt.

En principe, la mise en place des milices de l'ASL avait pour but de couvrir l'action d'Al-Qaïda dans la soi-disant révolution syrienne. Mais cette armée s'est transformée en façade occidentale pour soutenir indirectement les extrémistes wahhabites et leur acheminer les armes. Selon les récentes données, les régions contrôlées par les rebelles seront des scènes de règlement de comptes, en attendant les conférences internationales en quête d'une solution politique en Syrie entre le régime et l'opposition, placée entre le marteau et l'enclume des forces takfiries et des rebelles laïcs.

Selon les analyses, toutes les prochaines initiatives politiques adopteront une constante : Il n'est point toléré que la Syrie soit une base pour les groupes armés extrémistes à l'issue notamment de l'annonce de l'ouverture d'un bureau officiel du mouvement Taliban à Doha et du début de son combat en Syrie.

Source : Al-Ahed, traduit par l'équipe du site

 

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