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Deuxième plus grand exportateur d'armes au monde, le Royaume-Uni est en proie à un virulent débat sur le choix de ses clients en la matière. En témoigne le procès des ventes d'armement à l'Arabie saoudite que plusieurs ONG ont réussi à ouvrir devant la Haute Cour de justice de Londres la semaine dernière.

Quand les ventes d’armes britanniques à l’Arabie saoudite créent la polémique

Les journaux du pays distillent désormais chaque jour les documents révélés lors de la procédure judiciaire, mettant sous les projecteurs les dissensions au sein des gouvernements britanniques sur le sujet. Un échange de lettres publié par la presse a révélé que le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a poussé à la poursuite des ventes, alors que le ministre du Commerce Liam Fox lui exprimait son inquiétude suite au bombardement par l'armée saoudienne d'une cérémonie funéraire au Yémen ayant causé la mort de 140 personnes, le 8 octobre 2016.

De plus en plus de parlementaires condamnent désormais publiquement les exportations d'armes, tel le responsable conservateur du comité parlementaire de contrôle des exportations d'armement Chris White. «Une partie prend cette décision à cause de la pression de l'opinion publique, d'autres le font à cause de l'échelle des bombardements constatés ces dernières années», affirme Andrew Smith, porte-parole de la Campagne contre le commerce des armes (CAAT), ONG à l'initiative de l'action en justice en cours. La population s'oppose quant à elle clairement aux ventes d'armes à l'Arabie saoudite. 62 % des Britanniques les considèrent inacceptables, alors que le royaume wahhabite est le premier client du pays en la matière, selon une étude réalisée le mois dernier par l'institut Opinium. «Ce sondage montre que le public est à juste titre épouvanté par les exportations d'armement à des régimes qui violent les droits de l'homme comme l'Arabie saoudite», explique Andrew Smith.

Aucune enquête au cas par cas au sujet des violations du droit international

Le gouvernement tient pourtant sa position: les ventes d'armes britanniques ne contribuent pas à des violations des droits de l'homme. C'est la conclusion qu'avait tirée Boris Johnson suite à une investigation menée par le gouvernement britannique l'an dernier, avant d'appeler à la poursuite des ventes à l'Arabie saoudite. Le quotidien The Independent a révélé toutefois le 6 février qu'aucune enquête au cas par cas au sujet des violations du droit international humanitaire n'était effectuée dans le cadre des contrats d'armement.

Une relation solide

Il y a peu de chances que la polémique en cours mette fin aux exportations d'armes, une industrie qui emploie plus de 50 000 personnes au Royaume-Uni. La Première ministre britannique Theresa May cherche à préserver ses alliés de longue date dans le Golfe, alors que le Royaume-Uni traverse une période d'incertitude du fait de sa sortie de l'Union européenne, surnommée «Brexit». «Le gouvernement de Theresa May voit la longue histoire de la Grande-Bretagne dans le Golfe et avec l'Arabie saoudite, comme un avantage concurrentiel par rapport à d'autres rivaux comme la France», explique Christopher Davidson, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université de Durham. «Il est probable, en particulier dans le climat post-Brexit dans lequel le Royaume-Uni doit obtenir de grands accords commerciaux bilatéraux le plus rapidement possible, que cette histoire sera fortement soulignée par Theresa May et son équipe», ajoute-t-il.

Theresa May a déjà envoyé des signaux clairs envers ses alliés du Golfe. Elle a échangé avec le roi Salmane d'Arabie saoudite au sommet du Conseil de coopération du Golfe, à Bahreïn, en décembre dernier. Tous deux s'étaient engagés «à renforcer davantage la coopération, en particulier en matière de contre-terrorisme, de sécurité, de défense et de commerce», lors d'un entretien téléphonique quelques jours après sa prise de fonctions. «Nous avons une relation avec l'Arabie saoudite, la sécurité du Golfe est importante pour nous», s'était-elle justifiée en décembre devant la Chambre basse du Parlement.

«Les hommes politiques américains et britanniques font quelques déclarations tonitruantes, principalement destinées à discréditer l'important legs d'Obama sur l'Iran et à continuer à mettre la pression sur l'Arabie saoudite pour qu'elle procède à d'autres achats d'armes, ce qu'elle ne peut plus vraiment se permettre depuis la chute du prix du pétrole post-2014», analyse Christopher Davidson.

Ce choix d'une diplomatie des contrats était déjà assumé par Mme May par le passé. Lorsqu'elle occupait le poste de secrétaire d'État à l'Intérieur, elle avait fait le voyage à Riyad, avant de pousser à la signature d'un contrat controversé de 5,9 millions de livres (7,4 millions de dollars) prévoyant la formation par le Royaume-Uni d'agents pénitentiaires saoudiens.

Source: agences et rédaction

16-02-2017 | 14:08
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