Le #président par intérim de l’#Ouzbékistan défavorable à toute alliance #militaire
Le nouveau président par intérim de l'Ouzbékistan Chavkat Mirzioïev s'est prononcé contre toute alliance militaire avec un autre pays, a annoncé le gouvernement vendredi, dans la droite ligne de la politique étrangère prônée par le leader défunt Islam Karimov.
Le président de la Commission électorale centrale ouzbek a par ailleurs indiqué vendredi, cité par les agences russes, que les élections présidentielles anticipées se tiendraient le 4 décembre.
«La position claire de notre pays, comme c'était le cas avant, est de ne participer à aucune alliance militaire et politique et de ne pas permettre la création de bases ou d'infrastructures militaires sur notre territoire», a déclaré devant les députés M. Mirzioïev, selon un communiqué diffusé vendredi par le ministère des Affaires étrangères.
«Personne ne doit douter du fait que toute tentative par des forces intérieures ou extérieures d'empiéter sur notre souveraineté et notre indépendance sera sévèrement réprimée», a-t-il ajouté.
M. Mirzioïev, qui a été Premier ministre de ce pays d'Asie centrale pendant 13 ans avant d'être nommé jeudi président par intérim, est considéré comme le successeur le plus probable d'Islam Karimov, décédé le 2 septembre d'une hémorragie cérébrale à 78 ans.
Sous le règne sans partage de Karimov, qui a dirigé l'ex-république soviétique pendant plus d'un quart de siècle, l'Ouzbékistan ne s'est aligné ni sur la Russie, ni sur les États-Unis, tout en tirant profit de leur rivalité dans la région.
L'Ouzbékistan s'est retiré d'une alliance militaire menée par la Russie en 2012 et a annulé en 2005 la location d'une base militaire utilisée par Washington pour ses opérations en Afghanistan.
Chavkat Mirzioïev, 58 ans, a été nommé président par intérim après le retrait du président du Sénat Nigmatilla Iouldachev, qui occupait ce poste depuis quelques jours conformément à la constitution.
Dirigé d'une main de fer par Islam Karimov depuis son indépendance et jusqu'à sa mort, l'Ouzbékistan n'a jamais connu d'élections jugées libres par les observateurs internationaux.
Source: agences